99 homes (***)

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Dennis, un homme aux abois qui n’arrive plus à payer sa maison, se fait évincer de chez lui par la force et se retrouve à vivre dans un taudis avec sa mère et son fils. Puis, il est engagé par l’homme qui l’a expulsé de sa maison, et devient son bras droit dans ses affaires, légales et moins légales, notamment les évictions. Il se retrouve malgré lui, au centre d’un monde où détruire la vie des gens est une profession très lucrative. Ce qu’il doit supporter jour après jour est un véritable enfer. Tiendra-t-il le coup jusqu’au bout ?

L’histoire s’installe dans les 5 premières minutes. Il est clairement défini qui sera le gentil et le méchant. Le scénario est bien pensé et devient un vrai crève cœur à mesure que les expulsions se produisent, que les gens pleurent et se retrouvent à la rue, nous détestons de plus tous les personnages, autant pour leurs rôles parfaitement joués par des acteurs de talents, mais aussi par les mensonges que ces mêmes personnages déblatèrent en continue pendant presque 2 heures. La réalisation est impeccable, tout comme le scénario. Nous embarquons et nous y croyons.

Toutefois, il y a quelques longueurs, qui deviennent lourdes. Les discours du mentor à la morale douteuse à son élève naïf deviennent assez vite redondants Il faut aussi souligner le travail impeccable des acteurs, dont le jeu est en parfait synchronisme avec le rythme de l’histoire.

Petit bémol, c’est le genre de récit, qui est pour des centaines de personnes, une réalité horrible. Et il est très difficile de regarder ce film sans penser à ses pauvres gens, qui eux sont bien réels. Finalement, la fin est sans surprise, et arrive de façon si rapide, sans explications sur rien. C’est cassant et déstabilisant. Ça laisse le spectateur insatisfait.

 

Svengali (*)

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Dixie, un jeune homme fanatique de musique, rêve de devenir le manager dugroupe le plus cool de la terre, rien de moins. Un jour, il trouve le groupe parfait et il leur propose ses services de management. À mesure que le succès grandit pour le groupe, leurs égos respectifs grandissent également. Et tout se met à déraper au moment où Dixie est sur le point de réaliser son rêve. Mais il doit faire un choix entre ce rêve grandiose ou l’amour de la femme de sa vie…

Le scénario est intéressant et remplit de potentiel, mais dès que l’histoire devient un petit peu captivante, c’est le manque de budget, les longueurs, la piètre qualité de l’image et le jeu sans expression des acteurs, qui détruisent tout le reste.

Le meilleur moment du film est l’entrée en scène de Martin Freeman, qui enfin, apporte un peu de couleurs dans ce récit. Tout le long du film, nous faisons la rencontre de personnages ultra-stéréotypés, à toutes les sauces et dans toutes les sphères. L’histoire est prévisible et la finale, sans surprise. Seul point positif : la trame sonore est excellente.

People place things (*)

1454796570_people-takes-placeAprès avoir trouvé sa femme au lit avec un autre homme, la vie de Will Henry change à jamais. De nouveau célibataire, à 40 ans, père de jumelles en garde partagée, Will essaie de jongler avec tous les rôles de sa vie tout en essayant de trouver à nouveau l’amour, même si pour cela, il doit accepter de perdre pour toujours, l’amour de sa vie, la femme qui lui a brisé le coeur.

Au commencement, on se croirait presque dans un film pour enfant, tant le générique est infantile. Le manque de budget est criant dès le départ, sauf pour les seins de la dame infidèle. Là, du budget il y en avait. De prime abord, je pensais que le film avait du potentiel, mais cela m’a passé très vite lorsque le jeu des acteurs m’a sauté aux yeux. Ils sont niais, sans saveurs, sans personnalité. C’est tout juste s’ils n’ont pas leurs textes dans les mains, ce qui pourrait être comparable à un très mauvais téléroman, en accéléré. Même si ce film m’a paru durer une éternité. Tout endormant, sans rebondissements, sans personnalité…

En fait, au moment où l’on se dit que ça ne peut pas être pire, et bien surprise, ça peut, et croyez moi, ça l’est. Au final, ni coup de foudre, ni rire, ni plaisir, amusement quelques qu’ils soient.

Rectify (***)


rectify-first-season.154-27095Daniel Holden, est un jeune homme d’une bonne famille typiquement américaine, de 18 ans lorsqu’il est condamné à la peine capitale pour le meurtre de son ancienne petite amie. Pourtant, 19 ans plus tard, il est libéré grâce à une preuve ADN.

Sans être disculpé de tous soupçons, Daniel retrouve la liberté et essaie de vivre une vie normale, après avoir passé 19 ans à attendre le bourreau.

Le meurtre qui envoya le jeune Holden dans le couloir de la mort est un crime nébuleux, et le reste tout au long de la saison. Il y a d’un côté, la police et les procureurs qui croient que Daniel Holden est le véritable assassin et qui pensent qu’il n’aurait jamais du être libéré, et de l’autre, l’avocat de Holden et sa famille, qui eux croient qu’il est innocent. Et entre tous ces protagonistes, nous avons Daniel. Un homme brisé de bien des façons, qui s’était préparé à mourir pendant presque 2 décennies. Et voilà qu’il se retrouve chez lui, avec sa famille et tous les douloureux souvenirs d’un passé horrible.

Dans l’épisode 1, nous faisons la connaissance de Daniel et de sa famille. Devant nos yeux se déploient une famille qui essaie de renouer avec celui qu’ils ont perdu il y a si longtemps. C’est une intéressante présentation de ce que tous ces gens ont vécu de pénible. Le passé a fait des ravages. Je ne cacherai pas qu’ici, le personnage principal semble niais et n’exprime que très peu d’émotion. Il est toutefois facile de comprendre que c’est un jeune homme traumatisé, qui de bien des manières, est encore un adolescent, puisque toute sa vie d’adulte, il l’a passé en prison.

Dans l’épisode 2, je ne vous cacherai pas que les choses deviennent un peu bizarres, avant que l’on comprenne bien où l’histoire nous emporte.

Dans l’épisode 3, c’est le retour à la vie Daniel, son éveil. Il reprend lentement ses marques et devient plus proche de ce qu’il était avant son incarcération.

Et ainsi de suite pour les épisodes suivants, avec par ci par là, des incursions dans le passé de Daniel, dans le couloir de la mort.

Au fur et à mesure que l’on progresse dans cette série vraiment très dramatique, on se demande toujours, est-ce que Daniel est coupable ou pas. Car l’histoire est fignolée de façon à ce qu’il soit très difficile d’en juger. Puis, peu à peu, les choses prennent une tournure à laquelle on ne s’attend pas et bang… Le suspense prend le dessus.

Même s’il faut reconnaître que c’est très loin d’être une comédie, cette série est prenante et intéressante. Les acteurs sont convaincants et l’intrigue est bien menée.

Human (*****)

HUMAN-poster_mLe film documentaire de Yann Arthus Bertrand, Human, met en perspective l’humanité dans toute sa splendeur. En effet, le réalisateur et photographe a pris l’initiative de parcourir le monde dans le but de faire parler des personnes sur les sujets qui leur tiennent à cœur tels que la guerre, l’amour, la famille, la vie etc. Entre les interventions touchantes des personnes interviewées, des paysages vus du ciel parsèment le film, accompagnés d’une musique qui emmène le spectateur vers les civilisations évoquées.

Ce film est très touchant par sa capacité à retranscrire la vie d’habitants de pays si lointains. Ce qui le rend si émouvant reste bien sûr les paroles des intervenants, concernés par les sujets traités. On les voit alors penser, rire, et parfois pleurer car cela leur rappelle des souvenirs mis de côté. Alors, parce qu’on est tous humains, nous aussi nous rions et pleurons. Les personnes parlent de leur vie et de leurs conditions dans les yeux du photographe et parfois le regardent et lui disent « désolé ». 

Ce film paraît être libérateur, « catharsis » pour les personnes concernées, et pour nous, spectateurs, ce film nous fait réaliser que des personnes souffrent de problèmes dont nous n’avions pas idée, que des personnes n’ont encore pas la liberté qu’elles méritent, et que certaines vivent parce qu’il le faut et non parce qu’elles le veulent.

Human porte à réflexion, et c’est d’autant plus renforcé que le film est esthétiquement très beau et très bien filmé.

San Andreas (*)

111La Californie est traversée de part en part par la célèbre faille de San Andreas. Et comme les sismologues le prédisent depuis des années, un méga tremblement de terre fracasse la côte ouest américaine, entraînant dans la mort des millions de gens. C’est dans ce chaos digne de la fin du monde qu’un sauveteur tente par tous les moyens de sauver sa fille unique, coincée au coeur d’une ville en morceaux, essayant de rester en vie.

Dès les 5 premières minutes, le film est criant de son manque d’intrigue, c’est mal fignolé.
Avec des exagérations par dessus exagérations et des cascades démesurées… Rapide et dangereux, c’est TRÈS exagéré. San Andreas est dans la même catégorie. Même affaire que dans le film 2012, mais à la place de la limousine et de l’avion, c’est une hélicoptère qui zigzague entre les bâtiments qui s’effondrent. Il y a un gros manque d’originalité. C’est décevant. Ça sent le réchauffé.

De plus, sur les 114 minutes du film, il y avait de la place dans l’histoire, pour que la science montre plus qu’en 5 minutes ce qui est en train d’arriver. Le film aurait été plus intéressant si il y avait eu plus de détails. Plus de prémices avant la catastrophe. Il manque de préliminaires dans cette histoire. Si au bout de 20 minutes d’un film, il y a déjà des millions de morts à la file, que restera-t-il pour le reste du temps ? Pas grand chose.

Les personnages manquent de personnalités. Ils ne sont pas crédibles, tout comme les acteurs d’ailleurs. Et c’est dommage.  Tout ce que chaque acteur fait, c’est sur-jouer, en rajouter. Il n’y a aucune chimie entre eux. On dirait une espèce de compétition grotesque pour savoir qui en mettra le plus dans ses expressions de terreurs devant l’apocalypse. Et ce n’est vraiment pas nécessaire. De plus, pour un film où sévit un cataclysmique majeur, les acteurs sont toujours beaux, propres, sans égratignures. Et ça, c’est mauvais.

Seul point positif, les effet spéciaux sont bien faits, surtout quand il n’y a aucun acteur dedans.

Les Miller, famille en herbe (***)

Les-Miller-une-famille-en-herbe-afficheAprès s’être fait volé ses sachets de drogue, David ne peut plus rendre l’argent estimé à son patron, alors, celui-ci lui propose un marché. S’il part au Mexique et lui rapporte une grosse cargaison de drogue, il effacera sa dette envers lui. Tout de même réticent, David prend la décision de le faire, accompagné d’une fausse famille pour être plus discret et passer la frontière sans problème. Il demande alors à sa voisine stripteaseuse, son jeune voisin solitaire et une fugueuse de se joindre à son expédition. Ces personnes très différentes vont accepter de l’accompagner pour des raisons qui leur sont personnelles et créer une aventure très fusionnelle.

Dès le départ, le film promet une aventure pleine de rebondissements mais surtout pleine de comédie. La soi-disant famille crée des liens factices alors qu’ils ont secrètement envie de se taper dessus. Bien qu’ils ont de la chance pour l’aller, le retour va se compliquer. Sur le chemin, ils vont rencontrer une autre famille avec un camping car, famille assez déjantée dont le père est contrôleur de drogue pour la police. Les deux familles vont alors se côtoyer mais leurs actes vont être souvent parsemés de quiproquos à nous faire mourir de rire. Ce film très comique nous plonge dans une histoire absurde qui va rapprocher les personnages principaux et c’est là d’où vient son originalité.

Sherlock (*****)

176941-4Sherlock est l’adaptation en série télévisée du célèbre roman de Arthur Conan Doyle du nom de son personnage principal Sherlock Holmes. Ce protagoniste est bien connu pour son talent de détective privé hors pair qui arrive à résoudre n’importe quelle enquête grâce à son esprit vif et intrépide. En effet, accompagné de son acolyte, le docteur Watson, il se plonge intégralement dans les affaires inclassées et trouve, à tous les coups, qui en est l’auteur. Cette série développe le côté froid mais tout de même brillant de Sherlock qui laisse souvent Watson incompréhensif et désorienté.

Les trois saisons au nombre de trois épisodes nous plongent littéralement dans l’atmosphère de Sherlock Holmes grâce aux effets spéciaux et aux jeux de mots mais aussi de nombres qui aident le spectateur à devenir acteur des scènes d’investigation. Il n’y a rien à redire du jeu des acteurs qui est très réaliste et mesuré, mais alors que les personnages ont un accent classique, l’humour, la rapidité et le montage est très modernisé. Les intrigues sont intéressantes et assez rapides et mouvementées pour que le spectateur soit concentré à chaque rebondissement. Le seul regret de cette série se trouve dans le fait qu’il y ait peu d’épisodes à chaque saison, mais nous pouvons comprendre ce choix qui voudrait apparenter la série a un véritable film de plusieurs épisodes. La saison 3 se focalise davantage sur la vie de Watson après l’un événement imprévu et surprenant qui clôture la saison 2. La saison 4 est sur le point d’être lancée et les spectateurs se demandent quelles intrigues vont inventer les scénaristes et comment vont évoluer les personnages.