Asseyez-vous sur le canapé, j’aiguise mon couteau (****)

14520c1def190cc635659846dec9a5b2Aujourd’hui est un jour spécial pour Eleonore. Un an pile poil que sa sœur a « mystérieusement » disparu, juste avant son mariage. Ce jour, c’est aussi celui où sa créature, l’homme idéal qu’elle a fabriqué à la manière du Docteur Frankenstein pour satisfaire ses désirs, se réveille. Un seul problème : la tête choisie pour la composer se révèle être celle d’un gay. Une seule solution, prendre la tête d’un homme bien vivant et, surtout, hétérosexuel…

Lorsqu’on choisit une pièce comme celle-ci, c’est d’abord parce qu’on est attiré par le titre. Le résumé très prometteur finit par nous convaincre, alors on y va. On s’installe, et les premières secondes, on est un peu décontenancé par le jeu volontairement outrancier des comédiens. Un jeu rappelant celui des acteurs de Boulevards. Tout comme le rythme, le nombre de retournements de situations ou les quiproquos de cette pièce d’ailleurs.
Malgré tout, on reste toujours très éloigné des codes de ce style au final assez réducteur. À des années lumières du genre, l’humour est ici complètement déjanté, riche en phrase qui pourraient devenir cultes, en jeux de mots osés, pourris (et donc géniaux), en références à l’actualité ou encore en réflexion métathéâtrales bien senties. Asseyez vous sur le canapé… devient surprenant, mouvementé et ne faiblit pas. On rit souvent, un rire sincère, franc, comme seules les bonnes comédies savent les provoquer.

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