Human (*****)

HUMAN-poster_mLe film documentaire de Yann Arthus Bertrand, Human, met en perspective l’humanité dans toute sa splendeur. En effet, le réalisateur et photographe a pris l’initiative de parcourir le monde dans le but de faire parler des personnes sur les sujets qui leur tiennent à cœur tels que la guerre, l’amour, la famille, la vie etc. Entre les interventions touchantes des personnes interviewées, des paysages vus du ciel parsèment le film, accompagnés d’une musique qui emmène le spectateur vers les civilisations évoquées.

Ce film est très touchant par sa capacité à retranscrire la vie d’habitants de pays si lointains. Ce qui le rend si émouvant reste bien sûr les paroles des intervenants, concernés par les sujets traités. On les voit alors penser, rire, et parfois pleurer car cela leur rappelle des souvenirs mis de côté. Alors, parce qu’on est tous humains, nous aussi nous rions et pleurons. Les personnes parlent de leur vie et de leurs conditions dans les yeux du photographe et parfois le regardent et lui disent « désolé ». 

Ce film paraît être libérateur, « catharsis » pour les personnes concernées, et pour nous, spectateurs, ce film nous fait réaliser que des personnes souffrent de problèmes dont nous n’avions pas idée, que des personnes n’ont encore pas la liberté qu’elles méritent, et que certaines vivent parce qu’il le faut et non parce qu’elles le veulent.

Human porte à réflexion, et c’est d’autant plus renforcé que le film est esthétiquement très beau et très bien filmé.

Les Miller, famille en herbe (***)

Les-Miller-une-famille-en-herbe-afficheAprès s’être fait volé ses sachets de drogue, David ne peut plus rendre l’argent estimé à son patron, alors, celui-ci lui propose un marché. S’il part au Mexique et lui rapporte une grosse cargaison de drogue, il effacera sa dette envers lui. Tout de même réticent, David prend la décision de le faire, accompagné d’une fausse famille pour être plus discret et passer la frontière sans problème. Il demande alors à sa voisine stripteaseuse, son jeune voisin solitaire et une fugueuse de se joindre à son expédition. Ces personnes très différentes vont accepter de l’accompagner pour des raisons qui leur sont personnelles et créer une aventure très fusionnelle.

Dès le départ, le film promet une aventure pleine de rebondissements mais surtout pleine de comédie. La soi-disant famille crée des liens factices alors qu’ils ont secrètement envie de se taper dessus. Bien qu’ils ont de la chance pour l’aller, le retour va se compliquer. Sur le chemin, ils vont rencontrer une autre famille avec un camping car, famille assez déjantée dont le père est contrôleur de drogue pour la police. Les deux familles vont alors se côtoyer mais leurs actes vont être souvent parsemés de quiproquos à nous faire mourir de rire. Ce film très comique nous plonge dans une histoire absurde qui va rapprocher les personnages principaux et c’est là d’où vient son originalité.

Sherlock (*****)

176941-4Sherlock est l’adaptation en série télévisée du célèbre roman de Arthur Conan Doyle du nom de son personnage principal Sherlock Holmes. Ce protagoniste est bien connu pour son talent de détective privé hors pair qui arrive à résoudre n’importe quelle enquête grâce à son esprit vif et intrépide. En effet, accompagné de son acolyte, le docteur Watson, il se plonge intégralement dans les affaires inclassées et trouve, à tous les coups, qui en est l’auteur. Cette série développe le côté froid mais tout de même brillant de Sherlock qui laisse souvent Watson incompréhensif et désorienté.

Les trois saisons au nombre de trois épisodes nous plongent littéralement dans l’atmosphère de Sherlock Holmes grâce aux effets spéciaux et aux jeux de mots mais aussi de nombres qui aident le spectateur à devenir acteur des scènes d’investigation. Il n’y a rien à redire du jeu des acteurs qui est très réaliste et mesuré, mais alors que les personnages ont un accent classique, l’humour, la rapidité et le montage est très modernisé. Les intrigues sont intéressantes et assez rapides et mouvementées pour que le spectateur soit concentré à chaque rebondissement. Le seul regret de cette série se trouve dans le fait qu’il y ait peu d’épisodes à chaque saison, mais nous pouvons comprendre ce choix qui voudrait apparenter la série a un véritable film de plusieurs épisodes. La saison 3 se focalise davantage sur la vie de Watson après l’un événement imprévu et surprenant qui clôture la saison 2. La saison 4 est sur le point d’être lancée et les spectateurs se demandent quelles intrigues vont inventer les scénaristes et comment vont évoluer les personnages.

Her (**)

Her-716403893-largeCe film raconte l’histoire de Theodore, homme seul séparé de sa femme avec laquelle il est longtemps resté. La rupture est donc forcément très difficile pour lui. Il travaille dans une entreprise futuriste où il écrit des lettres pour des personnes en énonçant simplement les phrases, l’ordinateur se charge du reste. Un jour, il fait l’acquisition d’un programme informatique futuriste avec lequel il peut parler. Il choisit la voix d’une femme, Samantha interprétée par Scarlett Johansson pour son programme, et ainsi, ils communiquent jour et nuit tout d’abord pour être courant de ses mails et ses nouveautés mais leur relation se complexifie ensuite se rapprochant de celle d’un couple.

Le film est tourné de façon simple, les images ne sont pas très bonne qualité ni de très grande recherche. Le réalisateur Spike Jonze a sûrement voulu faire en sorte que la réalité surgisse de son film. Le spectateur ressent bien les émotions qu’éprouve le personnage et nous en venons à nous impliquer dans leurs histoires assez extraordinaires pour nous, mais ordinaires pour eux. L’ambiance du film est assez lugubre dûe à l’état d’esprit du personnage principal et nous ressentons l’engouement du personnage qui s’engage dans cette nouvelle relation. Cependant, l’histoire se complique lorsqu’il commence à éprouver ses sentiments pour ce programme informatique. En conséquence, ce film est assez original par son intrigue mais l’atmosphère dans laquelle le spectateur est plongé est assez dérangeante et déprimante. 

Client List (***)

20457684.jpg-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxJennifer Love Hewitt revient dans une série qui change de GhostWhisperer. En effet, elle ne joue plus le rôle d’une femme qui aide les morts à atteindre la « lumière » mais se met à la place de Riley, une mère de deux enfants qui, après l’abandon soudain de son mari, décide d’arrondir ses fins de mois en accomplissant les désirs des clients d’un cabinet. Les noms de ses clients sont alors enregistrés précieusement dans un carnet qui doit rester confidentiel.

La série tourne autour du drame qu’a provoqué Kyle, son mari, mais cela ne fait pas la caractéristique principale de la série. The Client List évoque surtout les services clandestins du cabinet, mais sans être vulgaire. La série reste toujours dans l’évocation et les passages au ralenti voulant faire référence à la sensualité. Mais l’histoire se focalise aussi sur la vie de la jeune femme qui fait ce qu’elle peut pour pouvoir accepter la situation, et souvent accompagnée par le frère de son mari, Evan, qui n’est jamais très loin. Leur relation se complique, entre désir et abstention justifiée, et on regrette certaines décisions naïves que rend le personnage principal.

Néanmoins, l’intrigue tient la route, suite à l’évolution du cabinet qui rime souvent avec complication. Le thème de la femme est omniprésent. Riley est toujours acompagnée de quelqu’un, que ce soit sa mère, sa meilleure amie, ses collègues ou irrémédiablement son beau-frère.

A little something different (*)

a-little-something-different-540796-250-400Ce roman expose l’histoire de deux personnages, Lea et Gabe, qui sont dans le même cours d’écriture à l’université et qui développent une attirance secrète l’un pour l’autre. Ainsi Lea et Gabe, deux personnes très timides, s’observent attentivement pendant des mois sans oser se parler. Tous leurs amis sont au courant de leur « histoire » qui n’a pas encore eu lieu et décident de forcer un peu les choses pour qu’ils puissent enfin se dire ce qu’ils ont sur le cœur.

L’originalité du roman se trouve dans le fait que les personnages principaux ne sont pas ceux qui racontent l’histoire. En effet, ce sont tous les personnages autour, qui sont témoins de leurs rapprochements, des êtres humains mais pas seulement, qui font évoluer l’histoire. Les chapitres sont donc très courts, passant par tous les points de vue des personnages secondaires. Beaucoup de personnages sont donc présents dans l’histoire et il est parfois difficile de se souvenir qui est qui même si c’est indiqué. Ce style d’écriture crée une distance entre l’histoire et les personnages les plus importants.

Aussi, l’histoire est très banale et naïve. Elle est surtout banale dans le fait que ce n’est qu’une « amourette de jeunesse » avec des personnages naïfs, désorientés et timides qui bloquent l’histoire et qui manquent de réalisme. Même s’il est rappelé que ce n’est pas une « histoire comme les autres » et que les protagonistes éprouvent un amour fort , l’histoire est assez plate et peu d’événements se passent. Aussi, l’auteur a clairement certifié qu’il lui a seulement fallu six jours pour écrire ce récit, on voit donc que l’écriture est très simple, sans grande recherche, comme l’histoire. L’écrivain avait originellement écrit ce récit pour des étudiants de fin de licence mais a dû adapté le contenu pour la maison d’édition en prenant des protagonistes plus jeunes, mais malheureusement, le lecteur a l’impression que le roman est écrit pour des lycéens.

Pierre Croce : Powerpoint Comedy (***)

vz-0A93A1EC-F1CB-49C8-9EA7-A5C6FF97EC67Pierre Croce, youtuber français qui prend de plus en plus d’ampleur, a décidé de faire un spectacle qu’il joue sur Paris et aussi sur Avignon pendant le festival. On retrouve bien son identité dans les schémas et les blagues qu’il fait. En effet, il aime ressortir des péripéties de la vie quotidienne à travers des graphiques et un powerpoint, comme il le fait souvent dans ses vidéos. Ce one man show n’est pas limité à un sujet, au contraire, il évoque des thèmes très variés et qui ne se rejoignent pas forcément. Les anecdotes de la pièce sont assez générales, évoquant les aspects de la vie, mais se penchant surtout sur les réseaux sociaux et notre comportement dans certaines conditions. Pierre Croce nous donne de quoi rire mais ne va malheureusement pas assez en profondeur. Cela peut se trouver dans le fait que la pièce ne dure qu’une heure, une durée assez concise pour un one man show et trop courte pour pouvoir rentrer dans le monde du comédien. On aimerait avoir plus de substance et d’aspect personnel de sa vie ou de la vie des personnes en général mais surtout une comédie avec des bases et une trame précise.

Néanmoins, la pièce est tout à fait agréable, le comédien cherchant surtout à créer une ambiance appropriée. Le début du spectacle est d’ailleurs novateur, comme il aime l’indiquer, puisqu’il utilise la technologie pour faire son entrée.

Pratique pour une soirée tout en comédie et en légèreté.

Zidane VS Molière (***)

14352285736555_photo_hd_23983Zidane VS Molière est une pièce de théâtre comique. Dès le commencement, deux personnages ont une conversation qui montre bien leurs différents centres d’intérêts. Il y a trois protagonistes : un comédien qui révise son texte ardemment pour la pièce de Molière dans laquelle il joue, un régisseur fan de football qui est impatient de voir la finale France-Brésil, et un autre comédien ambitieux qui arrive tout de même juste avant que le spectacle commence. Mais, malgré leurs implorations, la directrice du spectacle insiste pour que la pièce soit jouée le soir de la finale, même s’il manque une comédienne et que le régisseur doit la remplacer alors qu’il ne connaît pas le texte… et qu’il doit se déguiser en fille.

On comprend dès le départ que cette pièce est largement tournée vers la comédie, et même la parodie, chaque personne incarnant un type de personne qui provoque le rire. Chacun a des principes et des défauts sur lesquels ils veulent se raccrocher, et même s’ils ont tous leur propre personnalité et qu’ils sont différents, ils se retrouvent à jouer dans la même pièce, pourtant très classique, et la tourne au ridicule. La pièce est donc tout en gaieté et extravagance. Les comédiens sont très motivés et énergiques et mettent le spectateur dans l’ambiance appropriée. Le scénario est original mais c’est surtout le jeu des comédiens qui prédomine et qui donne des formes à la pièce.  Au final, le titre est très parlant puisque c’est réellement un duel entre la pièce de Molière et le match France-Brésil.

A voir pour se détendre et rigoler sur les imprévus de la vie.

Juste après (****)

juste-apresLe livre commence dans le vif du sujet : l’école dans laquelle le fils de la narratrice, Grace, est inscrit, prend feu. Alors que c’est la journée de l’évènement sportif de la saison, tout le monde est à l’extérieur, sauf une personne : sa fille, Jennie. Grace se précipite donc à l’intérieur pour la sauver, mais elle perd connaissance et lorsqu’elle se réveille, c’est sous la forme d’un esprit au côté de sa fille. Toutes les deux dans le coma, elles vont essayer de résoudre ce mystère. Qui est-ce qui a fait l’incendie ? Etait-ce contre Jennie ? Si oui, pourquoi ?

Le roman nous tient en haleine dès les premières lignes. Le lecteur est plongé dans cette situation catastrophique et veut savoir comment l’histoire va évoluer. Le premier mystère est de savoir si la mère et la fille, ou bien l’une des deux, vont arriver à revenir à la vie. Ensuite, c’est de savoir qui a commandité l’incendie, pourquoi et comment. Alors que Grace et sa fille sont des esprits, elles vont suivre de près l’investigation, surtout parce que son fils, Adam, est accusé d’avoir accidentellement déclenché le feu. Mais ce qui est extraordinaire dans ce livre, c’est le fait que Grace soit la narratrice et qu’elle s’adresse directement à son mari qui fait tout pour aider sa famille. Ainsi, nous suivons ses pensés qui font suite aux actions qui se produisent, et, grâce aux flashbacks ou plus généralement aux souvenirs de la narratrice, nous arrivons à nous faire une idée de la famille. Celle qui aide l’enquête à avancer, c’est la sœur de Mike, le mari. En effet, elle fait partie de la police, et, alors qu’elle n’est pas autorisée à travailler, elle va tout de même interviewer les personnes concernées.

L’enquête prend forme et se développe petit à petit au travers des aveux des personnages. Dans le même temps nous avons l’avis et les confessions de Grace et Jennie, qui ne peuvent pourtant pas avertir les personnes chargées de l’enquête. Et nous suivons aussi l’état physique de Grace et Jennie, affreusement brûlées. L’histoire évolue donc sous plusieurs aspects. Le mystère de l’enquête est réfléchi et il est difficile de deviner ce qui s’est réellement passé. Malgré quelques longueurs, l’histoire se tient tout à fait et se termine tristement, mais aussi positivement sous quelques aspects.

Ainsi, ce thriller est une histoire qui sort de l’ordinaire et qui est très émouvante.

Younger (***)

imagesAlors qu’elle vient de subir un divorce et que sa fille est en Inde, Liza, qui a 40 ans, essaie de refaire sa vie, en commençant par chercher un travail. Mais elle se rend vite compte qu’à cet âge, il est assez difficile de repartir de zéro. Avec l’aide de son amie Maggie, elle se fait donc passer pour une femme de 26 ans, après être passée par un relooking extrême. C’est grâce à cela qu’elle obtient un emploi dans une maison d’édition et qu’un jeune homme, Josh, lui fait des avances.

La série ne comporte pour le moment qu’une saison de 12 épisodes, mais retrace tout de même bien les bases du roman de  Pamela Redmond Satran du même nom. Il parle du changement d’identité et comment une personne se raccroche à ses années de jeunesse pour avoir du succès et une réussite sociale. Dans le même temps, le personnage principal nous livre ses angoisses, qu’elle confie à sa meilleure amie, l’exubérante Maggie, face à sa situation pour mieux la gérer. Les autres personnages ont un caractère tout à eux. Diana, la responsable de la maison d’édition, ne montre que son côté stricte alors que nous observons qu’elle a des difficultés à rencontrer l’heureux élu. Sa collègue, Kelsey, jouée par Hilary Duff, représente, quand à elle, la fille légère qui a un copain égocentrique et égoïste mais qui ne veut pourtant rien changer. Chaque personnage a un rôle déterminant dans l’histoire, et c’est sur leurs interactions que la série télévisée est basée.

Le concept de la série est tout de même faible. Nous n’avons pas l’occasion de dégager une philosophie du mode de vie de Liza. Cela reste une série légère pour tout type de personnes. L’idée de faire semblant d’avoir 26 ans est le pilier pour évoquer les relations compliquées des personnes. Liza, par exemple, a subi un divorce et essaie de reconstruire sa vie. Elle a des sentiments pour un homme qui une vingtaine d’années de moins qu’elle, et en même temps, son responsable, qui est plus proche de son âge, lui fait des avances. La série se focalise donc plus sur les différentes opportunités qu’offre la vie, mettant en gros plan Liza qui a le pouvoir de prendre ses propres décisions.

La première saison est assez courte, peut-être trop courte pour pouvoir dégager un réel enjeu. Néanmoins, elle a du succès grâce aux différentes facettes des personnages devant les difficultés d’un mensonge comme celui-là.

Cours, ma jolie (*****)

Capture plein écran 14062015 204648.bmpTout commence le jour où Ridley Jones sauve la vie d’un enfant qui était sur le point de se faire écraser par une voiture. Cet évènement, très médiatisé, la fait connaître très rapidement et, un jour, elle reçoit une lettre anonyme avec la photo d’une femme et sa petite fille et ces quelques mots : Êtes-vous ma fille ?

Ridley va donc essayer de découvrir qui est l’auteur de la lettre, et ainsi, savoir si elle fait vraiment partie de la famille qu’elle a toujours connue, ou si tout sa vie n’a été que mensonge. Elle rencontre alors Jake, et ensemble, ils vont passer d’énigme en énigme pour résoudre ce mystère.

Ce livre écrit par Lisa Unger est très bien rédigé, la lecture est très agréable parce que tout est bien formulé et intriguant. Il est facile de s’identifier au personnage principal puisqu’il est bien décrit et organisé. C’est un personnage complet que l’on apprend à découvrir page après page à l’aide des retours sur sa vie passée mais surtout de ses questionnements existentiels. Elle se pose des questions sur sa vie et sur son entourage et ce sont les évènements qui vont suivre sa recherche de l’auteur de la lettre qui vont l’aider à comprendre les secrets qui hantent sa famille. Le personnage de Jake fait aussi partie de l’intrigue puisqu’il s’avère ne pas être celui que l’on pensait. Il s’entête à aider Ridley dans cette quête qui se révèle être beaucoup moins personnelle que prévue et la raison pour laquelle il agit ainsi est surprenante mais aussi complexe. Ridley va alors rencontrer de nombreuses personnes qui vont chacune donner sa part dans l’histoire. Certaines sont tout à fait innocentes et espèrent retrouver leurs progénitures, et d’autres, au contraire, essaient de cacher ce qui s’est réellement passé.

Le lecteur ne s’attend pas aux nombreux dénouements. L’histoire est peuplée de différentes intrigues et celles-ci se résolvent au fur et à mesure. La fin est surprenante, englobant des phénomènes que l’on penserait improbable mais qui ont l’air réaliste. Il est agréable de suivre les périples des personnages, ceux-ci étant bien développés. L’histoire de Ridley et Jake n’est pas naïve, nous suivons leur relation qui est honnête, comme l’histoire en elle-même. Le lecteur n’est pas pris pour une personne annexe, mais il fait partie intégrante du récit. Ainsi, l’histoire est très intéressante et troublante par son écriture, son originalité et son audace, d’autant plus que le narrateur raconte le récit comme son propre histoire en sachant ce qu’il s’est produit.

The Mindy Project (****)

url1La série The Mindy Project, écrite et jouée principalement par Mindy Kaling, raconte l’histoire de Mindy, gynécologue travaillant dans un cabinet avec d’autres médecins. Elle est très extravagante et n’arrête pas de chercher des compagnons, c’est pourquoi elle organise de nombreux rencards qui ne mènent pas souvent à quelque chose de concret. Cette série est une comédie qui s’apparente à New Girl mais avec des personnages légèrement plus vieux, qui tournent autour de la trentaine et plus. Chaque épisode retrace des histoires différentes, qui néanmoins se suivent, et même si Mindy arrive à rencontrer des personnes avec qui elle a des expériences amoureuses, la plupart du temps, celles-ci ne durent pas longtemps.

The Mindy Project est une série de trois saisons tout en humour, qui prend le métier des gynécologues comme base pour développer des histoires plus profondes et psychologiques. Mindy est un personnage attachant et drôle mais aussi parfois agaçant. Elle se comporte parfois comme une fille gâtée qui a des principes et qui ne s’en détachera pas, ce qui est évoqué de nombreuses fois dans la série. Ce qui pousse à l’intérêt, ce sont ses rencards et les personnes avec qui elle sort, qui sortent souvent de l’ordinaire. Mindy est quelqu’un de seule qui n’arrive pas à trouver l’heureux élu et c’est pourquoi elle s’entête à chercher, même si les personnes qu’elle trouve ne sont pas toujours très bien pour elle. Mais elle passe donc de copain en copain, et c’est ce qui enlève une partie de réalisme. A la fin d’un épisode, elle se sépare d’un homme et au début de l’épisode suivant elle rencontre « par hasard » une nouvelle personne qui l’intéresse.

Cependant, ses collègues de travail ont aussi une part dans l’histoire. Elle est accompagnée par deux autres gynécologues, docteur Jérémy Reed, le séduisant britannique, et docteur Daniel Castellano, le sérieux médecin compétiteur. Ce dernier, Danny, a une relation ambigüe avec Mindy. Il montre souvent ses défauts mais parfois ils se rapprochent dangereusement. C’est un personnage mystérieux et donc très drôle.

En conclusion, cette série est intéressante pour ceux qui aiment regarder des films légers et humoristiques. Les personnages sont attachants et le spectateur veut connaître leur évolution et savoir comment ils vont dépasser certaines épreuves à chaque fin d’épisode.

Rêves d’or (**)

21054627_20131104094933167Ce film retrace l’histoire de quatre adolescents qui décident de partir en Amérique. Au départ, deux garçons vivant au Guatemala partent avec leur amie pour les Etats-Unis. Mais ils remarquent qu’un indien les suit, ils l’acceptent don  dans leur groupe. Ainsi, ils grimpent clandestinement dans des wagons pour pouvoir traverser leur pays et vivre le rêve américain comme ils se l’imaginent. Néanmoins, leur traversée va être périlleuse et ils ne vont pas tous pouvoir arriver à destination.

Rêves d’or est filmé comme un documentaire, peu de musique entraînante comme dans de nombreux films, peu de scènes explicites afin que le spectateur comprenne les objectifs des jeunes, ou même des flashbacks de leur ancienne vie. Nous ne faisons que suivre leur périple du début à la fin. Les personnes qui n’arrivent pas à aller en Amérique sont laissées de côté, nous ne savons pas ce qu’il advient d’elles. En fait, nous ne suivons que ceux qui y arrivent.

Il est important de signaler que le film n’est pas traduit oralement, mais  il y a des sous-titres au bas du film. Néanmoins, ce n’est pas vraiment un handicap puisque les personnages ne parlent pas beaucoup pendant toute la longueur du film. Nous les voyons plus agir selon les difficiles circonstances qu’ils vont affronter.

Au final, c’est plus un film qui retrace l’épreuve qu’est la traversée de la frontière américaine, qu’un film qui essaie de faire naître une histoire des personnages présents afin que le spectateur s’attache et se sente concerné.

Selma (*****)

060744Selma se place à l’époque où les noirs américains combattaient pour acquérir le droit de vote, après avoir eu plus de liberté concernant leur accès dans les espaces publiques et leurs inscriptions dans les établissements scolaires. Le film suit donc les actes et décisions du fameux Dr Martin Luther King, très important dans la lutte des droits pour les personnes noirs aux États-Unis, mais aussi la ville de Selma où il était très difficile de s’inscrire sur une liste électorale si on était noir. Nous le suivons donc à travers ses différentes épreuves pour la reconnaissance des droits des noirs, les périodes où, malgré son statut de pasteur et son souhait d’exercer la non violence, il est arrivé à pousser la foule à la rébellion. Mais alors que les aspects politiques de l’affaire pourraient être les sujets du film, nous avons aussi l’occasion de découvrir ses conditions familiales, ce qui nous donne une idée globale de la situation.

Le film aux intrigues linéaires se focalise sur les moments historiques et les accentue avec des personnages attachants qui servent d’exemples à un passé révolu. En effet, les personnages secondaires, dont fait partie Oprah Winfrey, ont une grande importance dans la narration et le spectateur s’attache et s’identifie à eux. Ainsi, lors des malencontreuses catastrophes, nous éprouvons de la compassion pour eux. En effet, le sujet traité est difficile et, ainsi, pas accessible à tout le monde mais il est fidèle aux éléments passés. Aussi, l’apparition du président accompagné par ses convictions et ses agissements sont intéressants à prendre en compte pour avoir un avis complet sur la situation.

Mais le plus remarquable est tout de même l’acteur principal qui incarne Martin Luther King, David Oyelowo. Son talent de comédien est surprenant et son jeu est si bien interprété, si fidèle au caractère du personnage, que l’on est forcé d’y croire. Il offre une certaine conviction et une authenticité à toute épreuve. Il est d’autant plus admirable qu’il a du prendre du poids pour faire ce rôle.

La période choisie se concentre sur l’un des combats les moins connus de Martin Luther King ce qui peut être frustrant car le film n’évoque pas son fameux discours « I have a dream » ni son Prix Nobel de la paix, mais aussi intéressant car cela nous permet de prendre connaissance d’une période moins remarquée.

Ainsi, le film, très bien tourné et captivant par sa narration et ses personnages, offre une réflexion sur les droits et les devoirs des citoyens selon leur race et leur origine.

La probabilité statistique de l’amour au premier regard (***)

2Dans ce roman, nous suivons Hadley qui s’apprête tout juste à prendre un avion pour se rendre à Londres. Elle est bien loin d’être ravie de prendre ce vol pour l’Angleterre, où son père va se remarier. Mais le destin s’en mêle, lui faisant rater son vol pour quatre toutes petites minutes. Elle ne se sent pas très à l’aise dans ce hall remplit de monde, elle angoisse à l’idée d’arriver en retard pour ce mariage qui ne l’enchante pourtant guère, mais elle parvient finalement elle se trouver une place pour le prochain vol, mais avant cela, trois heures d’attente l’attendre. Trois heures d’attente qui passeront finalement très vite, surtout lorsque Hadley fait la connaissance d’Oliver…
Les personnages sont très attachants et très attendrissants.

Hadley est une grande angoissée et une phobique invétérée. Oliver quant à lui est très terre à terre et à un côté rationnel extrêmement développé. Il parait assez sur de lui et à un humour So British ! On apprend à connaître les personnages au fur et à mesure qu’eux apprennent également à se connaitre.

Certes, il y a bien une histoire d’amour mais c’est une façon d’aborder plein d’autres thèmes tels que le divorce, le mariage et le remariage, le deuil, l’amour (évidemment).

Leurs échanges sont intéressants, censés et font très bien avancer l’histoire. Par contre, les émotions des personnages ne sont pas assez explicites.

Le style de l’auteur est des plus agréables. Il permet une lecture rapide, sans prise de tête. Les tournures de phrase et l’alternance du présent et du passé est utilisé avec beaucoup de subtilité et l’équilibre entre les deux est parfait. lecteur peut ainsi avoir un regard extérieur sur ce qui se passe, tout en pouvant “lire” dans les pensées d’Hadley.

Pour conclure, une lecture agréable pour un weekend.

Orange is the new black (****)

urlLa série Orange is the New Black, basée sur le livre autobiographique du même nom de Piper Kerman, suit l’histoire de nombreux personnages vivant dans une prison suite à des délits et même des crimes. La prison est exclusivement féminine, nous suivons alors plusieurs histoires amicales mais aussi amoureuses des détenues. Le personnage principal est Piper, dénoncée pour avoir transporté une valise de drogue et d’argent dix ans plus tôt. Au départ, elle a du mal à s’adapter à la vie en prison puisque c’est une femme calme, intelligente et fondamentalement innocente. Elle est alors entourée de femmes violentes et perturbées, et se trouve dans des histoires dès son arrivée. Néanmoins, quelques temps après, elle fait des connaissances et s’attache à des personnes.

Alors qu’elle s’est fiancée à Larry juste avant de partir en prison, elle lui raconte ses mésaventures rocambolesques à chaque fois qu’elle en a l’occasion. Mais, se fondant dans la masse, elle lui raconte aussi des histoires dans lesquelles elle est particulièrement concernée et impliquée, alors que lui, qui a du recul sur la situation, éprouve de moins en moins d’intérêt à l’écouter. Larry est, de son côté, journaliste, et pendant l’incarcération de sa fiancée, il a l’occasion de publier son vécu dans cette épreuve dans l’un des plus célèbres journaux. Il le fait donc, contre l’avis favorable de Piper, et ainsi leur situation commence à se compliquer.

Cette série est intéressante de part son originalité (à part Prison Break, les séries télévisées ne se sont pas affolées sur le sujet, et celle-ci se focalise sur des détenues féminines), et son humour dans une situation comme celle-ci. Le spectateur se sent impliqué et nous voulons aider les personnages à travers leurs épreuves, qui sont futiles pour nous mais très importantes pour eux. Les personnages sont tous très attachants, ayant leur propre caractère et leur propre réaction à certaines situations. Comme il y a de nombreux personnages, regroupés souvent par leur origine, il y a de nombreuses histoires et, même si le rythme de la série est plutôt lent, nous ne nous ennuyons pas. La série, comme son générique, sont très prenants.

2 saisons à ce jour.

The walking dead (***)

 215818_f1700e064738fb9b85e0fb91b40afb01Une série fantastique/horreur dans laquelle les morts vivants ont envahi notre planète.

 A l’origine, un virus très contagieux aurait contaminé l’être humain, provoquant chez lui violence exacerbée, envie de mordre et de dévorer les autres humains. En bref, un phénomène bien pire que la rage, maladie qui finit par tuer le contaminé, alors que ce virus, une fois mordu ou dévoré partiellement, tue l’homme, qui quelques instants plus tard,  se réveille pour exister sous la forme d’un mort vivant quasi indestructible.

Des virus apparaissent déjà de nos jours de façon inexplicable. Alors pourquoi pas cette version fantaisiste ?  Connaît-on l’origine du virus Ebola ? N’avons-nous pas des doutes sur le fait que des scientifiques auraient pu le créer et le propager par esprit d’expérience ? Et nous ne trouvons pas le moyen de stopper aujourd’hui la propagation d’Ebola.

Il en est de même dans cette série, qui nous fait suivre le quotidien de survivants non contaminés, confrontés aux morts vivants, sans solution  pour en arrêter le phénomène, et dont le seul espoir est d’éviter ou d’affronter ces monstres pour continuer la survie.Cette série sait nous mettre en haleine, entre fuite et lutte acharnée, apprentissage de la défense et de l’attaque face à ces monstres, nous tenant dans l’espoir,  non plus de vivre et de profiter de la vie, mais au moins de survivre.

Spectateurs sensibles s’abstenir, certaines scènes pouvant être choquantes, violentes et sanglantes.

Devious Maids (*****)

o-DEVIOUS-MAIDS-facebookQuatre femmes, Marisol, Rosie, Carmen et Zoila, sont employées comme femmes de ménage par des personnes riches, mais, un jour, leurs amies Flora est victime d’un meurtre et celles-ci s’allient afin de trouver qui est le mystérieux meurtrier. Cette histoire durera une saison et sera mélangée par d’autres mystères dont les femmes de ménage se chargent avec plaisir. Ainsi, des ambiguïtés se créent entre les domestiques et les employeurs mais aussi avec leur entourage qui se révèlent être différents de ce qu’ils pensaient.

Après la fin de Desperate Housewives, Marc Cherry se tourne vers une autre série dans le même concept mais se concentre plus sur des personnes hispaniques, souvent d’origines mexicaines. Il faut peut-être quelque temps d’adaptation pour le spectateur puisque l’histoire commence directement, sans introduction ou désignation des personnages mais c’est ainsi qu’il arrive à rapidement rentrer dans les intrigues. En effet, chaque épisode offre un nouveau point de vue sur l’intrigue du moment qui se complexifie petit à petit. Il est très facile de finir accro à cette série mouvementée par sa musique typiquement sudaméricaine et les personnages qui rythment l’histoire. Alors que l’on pourrait croire que ce sont les riches employeurs qui sont les centres d’attention, ce n’est pas le cas. La vie des femmes de ménage est développée et il est très plaisant d’observer les comportements et les décisions de ces personnes car, étant des minorités, elles ne sont pas souvent représentées à la télévision, ce qui fait toute son originalité. Chaque personne a son passé, sa propre personnalité et ses ambitions, ce qui les rendent encore plus attachantes !

Deux saisons complètes sont disponibles à ce jour.

Off the map (****)

51ExU9Y7DPLOff the Map, série créée par Shonda Rhimes, aussi réalisatrice des séries Grey’s Anatomy ou Scandal, suit la vie de trois médecins : Mina, Lily et Tommy. Ils ont tous les trois décidés de partir travailler au Chili avec le docteur Benjamin Keeton. Ceux-ci sont confrontés à des cas plus que spectaculaires et ont la contrainte de ne pas avoir du matériel aussi développé que chez eux, aux Etats-Unis.

La série Off the Map continue sur la lancée de Grey’s Anatomy ou Private Practice en restant dans les mêmes tons mais en élaborant d’autres thèmes. Sous les magnifiques paysages du Chili, les internes découvrent des cas médicaux surprenants dont ils ont la charge. Alors qu’ils doivent changer leurs méthodes médicales et linguistiques pour pouvoir s’adapter au pays, ils ont affaire à d’autres médecins avec lesquels ils vont plus ou moins tissés des liens. Des histoires romantiques sont donc à prévoir ! Au fil des épisodes, le spectateur découvre les différentes personnalités des personnages qui se découvrent aussi en même temps. La série est donc pleine de fraîcheur et montre les comportements réalistes des personnes dans les situations de la vie de tous les jours. Le tout pimenté d’accent espagnol !

Néanmoins, bien que les 13 épisodes de la première saison tiennent complètement la route, la série a été arrêtée. Pas de saison 2 pour Off the Map, mais nous pouvons tout de même nous reposer sur Grey’s Anatomy, ou encore, d’un niveau quand même moindre, Private Practice.

Cake (*)

299358Claire Bennett, jouée par Jennifer Aniston, a de lourdes souffrances physiques et mentales. Alors, elle réagit de façon violente envers les personnes qui l’entourent. Si elle ne crée pas de problèmes autour d’elle, elle reste dans sa maison à prendre des tranquillisants. C’est pourquoi elle est seule. Mais, depuis quelques temps, elle commence à s’interroger sur Nina, une femme qui faisait partie de son groupe de soutien et qui s’est suicidée.

Le film commence sans introduction et rentre directement dans le vif du sujet : les conditions de vie de Claire, plus que difficiles. Mais nous ne savons pas pourquoi. Rien ne nous indique les causes du mal-être du personnage et même pas un indice ne nous indiquerait comment elle en est arrivée là. Au bout d’une demi-heure, le spectateur commence à faire ses propres interprétations, mais aucun signe n’est donné pour confirmer ses suppositions. Le spectateur ne fait que suivre une partie de la vie d’une personne et n’exerce clairement que le rôle de spectateur. Ce film fait plus office d’un documentaire que d’un film dans lequel il y a des péripéties et pour lequel le spectateur se sent concerné. Néanmoins, Jennifer Aniston interprète le rôle à merveille. Nous y croyons. Mais nous ne pouvons compatir ou essayer de se mettre à la place du personnage. Le film ne fait que montrer les réactions d’une personne dépressive mais ne nous donne pas de quoi s’identifier, ce qui est important dans un film. Et il reste définitivement un goût d’insatisfaction puisque le film s’arrête tout à coup, sans raison ni conclusion. Alors que le film était prometteur par son sujet et par l’actrice qui a eu l’occasion de jouer un film qui sort des films qu’elle jouait précédemment, il reste plat et manque de substance pour attirer le spectateur.

Girls (****)

Girls-HBO-PosterGirls, créé par Lena Dunham, retrace la vie romantique, sexuelle et professionnelle de quatre filles : Hannah (Lena Dunham), Marnie (Allison Williams), Jessa (Jemima Kirke) et Shoshanna (Zosia Mamet), prenant en compte leurs expériences plus ou moins bonnes, leurs incertitudes , leurs problèmesleurs désirs. Les évènements de la série sont clairement inspirés des expériences de Lena Dunham. Les personnages vivent à New York et sont souvent à la recherche d’attention, de travail ou d’amour.

Hannah, le personnage principal, est un écrivain d’une vingtaine d’années à qui les parents ont coupé les vivres et qui essaie de surpasser son problème de poids. Elle est très attachée à Marnie, une amie qu’elle connait depuis son enfance, et qui aime chanter. Jessa est leur amie anglaise qui aime les aventures subites et dangereuses comme la drogue et le sexe à outrance. Et Shoshanna joue le rôle d’une fille naïve, timide et studieuse qui essaie de dépasser sa virginité.

La série est représentative de la jeunesse puisqu’elle illustre les comportements de personnages tous très différents les uns des autres. Chaque personne peut se sentir concernée puisque chaque personnage fait face à des problèmes propres à l’adolescence. Il est donc intéressant de les suivre dans leurs questionnements et leurs épreuves sachant qu’ils deviennent de plus en plus attachants au fils des épisodes. Mais aucune pudeur n’est présente pendant toute la durée de la série, que ce soit dans la nudité ou dans l’acte sexuel, ce qui peut choquer certaines personnes.

La série « Girls » est dans la lignée de « Sex and the City » remodelée pour cette génération.

La série a 4 saisons complètes à son compte.

Bates Motel (*****)

Bates-Motel-S2-07La série Bates Motel se base sur le roman de Robert Bloch reprit dans le célèbre film Psychose de Hitchcock. Dès le départ, Norman Bates et sa mère Norma Bates déménagent après la mort du père de Norman et viennent vivre dans la ville de White Pine Bay. Norman est un adolescent perturbé qui commet des actes impardonnables lors de ses nombreuses pertes de mémoire qui le plongent dans un moment d’inconscience. Celui-ci est très proche de sa mère qui le surprotège à cause de ses problèmes mentaux qu’elle essaie de cacher. Dylan, l’autre fils Norma Bates, les rejoint peu après leur fuite et essaie de continuer sa vie malgré les nombreux problèmes qui entourent la famille. Mais dès leur arrivée, des meurtres entourent le motel qu’ils viennent d’acheter et la police a de plus en plus de doute sur cette famille. Le shérif Roméro est donc très présent dans l’histoire, montrant alors son rôle plus ou moins approprié sur la ville.

La série thriller développe intensément les caractères des personnages. Au fil des saisons, le spectateur voit évoluer Norman Bates qui prend peu à peu conscience de son état. Sa mère est aussi un personnage important et même un personnage moteur puisqu’elle le guide et le protège. Dylan, le frère de Norman, prend de plus en plus de place dans l’histoire. Le spectateur a donc l’occasion de découvrir ses différents travaux souvent illégaux et ses origines familiales. En évoluant, les personnages passent par différentes phases romantiques afin de représenter l’histoire dans un contexte réaliste, approprié puisqu’ainsi, le spectateur s’attache aux personnages et veut savoir la suite de l’histoire. De nombreuses actions se produisent à chaques épisodes et ceux-ci se terminent toujours par un moment de suspense et de mystère. De plus, les acteurs sont tous compétents et restituent l’histoire comme il se doit. L’ambiance de la série est tout à fait appropriée, sans être glauque, puisqu’elle se base surtout sur l’état mental du personnage qui essaie de se découvrir au fil et à mesure du temps.

Il y a à ce jour 3 saisons complètes.

New Girl (***)

affiche-New-Girl-2011-2New Girl, c’est l’histoire de quatre jeunes colocataires qui vivent leurs vies tant bien que mal. La série commence par l’arrivée de Jess, jouée par Zooey Deschanel, dans un appartement hébergeant déjà trois hommes à Los Angeles. Nous découvrons alors Nick, joué par Jake Johnson, un barman licencié de la fac de droit, Schmidt (Max Greenfiel), un ancien obèse qui est arrivé à devenir un bel homme dragueur et travailleur  et Winston (Lamorne Morris), un homme noir, ancien joueur de basket.

L’histoire se focalise sur Jess et nous voyons l’évolution des personnages au fil des épisodes, avec les passages réguliers de la meilleure amie de Jess, Cece. Les quatre colocataires sont tous très excentriques et arrivent souvent à nous faire rire avec leurs modes de vie ou leurs questionnements. Les personnages ont tous, plus ou moins selon les moments, des problèmes qu’ils ne savent pas comment résoudre et cela se termine par des disputes, des quiproquos mais aussi des réconciliations hilarantes. Le tout est pimenté par les relations sentimentales des colocataires qui ne manquent pas de fantaisie.

Les épisodes sont courts et retracent à chaque fois de nouveaux sujets tout en continuant l’intrigue des épisodes précédents tout en comédie.

Downton Abbey (****)

Downton_Abbey_3La série Downton Abbey retrace les évènements de la famille Crawley qui ont lieu dans le manoir anglais de Downton Abbey à partir des années 1910. Le spectateur suit alors les personnages, autant les nobles que les servants, de manière égale. Au fil des saisons, qui sont dorénavant au nombre de cinq, les personnages évoluent à leurs façons en accord avec les périodes de l’histoire telles que le naufrage du Titanic ou la Première Guerre Mondiale. La série commence d’ailleurs par la nouvelle de la mort de l’héritier et d’autres membres de la famille Crawley suite au naufrage du Titanic. La famille doit donc trouver un moyen pour avoir un nouvel héritier et passer cette dure épreuve.

Les épisodes, d’une durée approximative d’une heure, retracent bien l’époque et les conditions des personnes anglaises. Au début, le spectateur est légèrement submergé par la quantité de personnages qui prennent place dans la série. En effet, la famille Crawle,y qui tient compte des parents, des trois sœurs et des nombreux invités, a la même place que les servants qui ont un travail très défini dans le manoir de Downton Abbey. Mais au fil des épisodes, le spectateur arrive à prendre ses repères aisément et prend plaisir à découvrir les caractéristiques de tous les personnages et suivre leur évolution au fil des nombreuses saisons. Le plus de la série se trouve dans le fait qu’elle s’inspire de faits réellement passés. Effectivement, le manoir Downton Abbey existe sous le nom de château de Highclere qui est, aujourd’hui, ouvert aux visites.

Le spectateur est tout de même parfois surpris par la tournure des évènements où l’on voit subitement des personnages partir, mais l’histoire continue et de nouveaux événements remplacent les autres. Les scènes se suivent de façon organisée et le spectateur s’habite à la lenteur des épisodes qui nous permettent de s’ancrer facilement dans l’histoire et de s’attacher aux personnages. La musique, plutôt sobre mais appropriée, est présente dans quelques scènes mais s’achève trop rapidement lors du changement des scènes.

Into the Woods (****)

INTO-THE-WOODS-Affiche-Finale-FranceInto the Woods retrace les histoires de contes de fées bien connues telles que Cendrillon, Le Petit Chaperon Rouge, Raiponce et Jack et le Haricot Magique et deux autres personnages, un boulanger et sa femme, trouvent aussi leur place dans ce film et vont permettre aux autres personnages de se réunir. Les personnages de ces contes accomplissent alors leurs histoires en chansons et se regroupent pour affronter les dangers qui les entourent. Le boulanger et sa femme ont donc la mission de rapporter quatre objets des personnages de conte pour pouvoir avoir ce qu’ils souhaitent : avoir un enfant.

L’idée de rassembler certains contes et d’en faire un film où ils ont la possibilité d’intéragir est assez novatrice et intéressante. De plus, la façon dont est tourné le film rappelle les films d’animation. Tout va très vite et les personnages disent ce qu’ils ressentent à travers des chansons aux paroles répétitives. Le réalisateur Rob Marshall a choisi d’exposer des versions moins connues de ces contes, ce qui est un atout majeur. Effectivement, certaines versions sont issues des romans de Grimm, d’autres de Perrault et certains détails nous rappellent encore d’autres versions encore moins connues. Aussi, il a indiqué son souhait de choisir des acteurs qui savent chanter, au lieu de prendre de simples chanteurs, et le rendu est très satisfaisant. On retrouve des acteurs performants tels que Meryl Streep, Anna Kendrick, Emily Blunt qui chantent très bien, nous en découvrons d’autres comme Lilla Crawford qui fait son premier film et qui nous révèle un réel talent en ce qui concerne le chant. Les hommes, quant à eux, jouent les princes et ont plus un rôle comique.

Néanmoins, l’histoire prend des tournures plutôt étranges vers la fin du film. Une suite d’évènements loufoques se produisent et cassent l’ambiance créée dans la première partie. Le spectateur se pose alors parfois des questions sur la cohérence de l’histoire qui devient de plus en plus décalée. Mais le film reste tout de même plaisant à regarder et nous sortons du cinéma avec l’air des chansons du film dans la tête.

Star Crossed (***)

STAR-CROSSEDLorsqu’elle avait six ans, Emery a aidé un jeune Atrian, Roman, après que son vaisseau se soit écrasé sur la Terre. Mais pendant longtempselle le croit mort et c’est seulement lorsqu’elle reprend ses études qu’elle le retrouve. En effet, quelques Atrians ont été sélectionnés pour faire partie d’un test d’intégration dans le lycée dans lequel elle va.

Star Crossed, qui fait référence au destin des personnages de se croiser sans être pleinement réunis, se concentre sur l’histoire de Roman et Emery, mais s’axe aussi sur les relations entre les personnages secondaires. La série développe des enjeux politiques entre les humains et les atrians et c’est ainsi que le spectateur voit des clans se former. Mais la série se focalise aussi des histoires romantiques, confirmant alors son statut de série pour adolescents, avec des ruptures, des trahisons mais aussi des moments de gloire.

Cependant, bien que la nationalité des Atrians soit souvent rappelée, leurs ressemblances aux humains est trop flagrante. Mise à part leurs tatouages plus ou moins sophistiqués, le spectateur se demande si les personnages principaux sont vraiment recherchés. Aussi, l’actrice principale est assez peu démonstrative alors qu’elle a toutes les raisons de l’être. En revanche, pour être ancré dans les années 2024, le matériel futuriste est valorisé : nous découvrons des téléphones portables transparents et outils destructeurs.

Au final, Star Crossed est une série pour adolescent originale qui ouvre les yeux du spectateur sur une future invasion extraterrestre mais la série est loin d’aller en profondeur. On espère plus de rebondissements et de cohérence dans les saisons suivantes.

Taken 3 (**)

Tak3n1-600x815Olivier Megaton, réalisateur de Taken 2, nous propose un troisième volet dans la continuation du deuxième. En effet Bryan Mills avait tué une bonne partie de la famille qui lui voulait du mal. Les personnes qu’il a épargnées décident donc de se venger. Ils s’immiscent discrètement dans la vie du personnage et en viennent à tuer son ex-femme, mère de sa fille. Il est alors accusé de meurtre puisque tout porte à croire que c’est sa faute et demande à la police de lui laisser trois jours pour leur prouver qu’il est innocent. Au final, le résultat est très inattendu. Un personnage que nous avons suivi se révèle être l’acteur de cette action et nous en sommes tout à fait surpris.

Ce film comporte beaucoup d’actions, comme les précédents. L’histoire se suit et nous passons de scènes romantiques qui pimentent l’histoire à des scènes d’action très bien connues de cette série de films. L’acteur Liam Neeson incarne son personnage, Bryan Mills, très sérieusement et a souhaité faire ses propres scènes de combat, ce qui rend les actions plus réalistes et surtout plus vivantes.

Bien que le premier film nous ait agréablement surpris, les suivants s’essoufflent petit à petit. Ce film reste toujours dans les mêmes tons, bien qu’il veuille s’émanciper de ses précédentes créations. Malgré tout ce qui est arrivé à la fille de Mills, elle est toujours la cible et son père se doit de la sauver en toute circonstance. Nous savons ce qu’il va principalement se passer et cela enlève une grande partie de mystère au spectateur. Néanmoins, la production a fait un effort de scénario et a voulu nous surprendre avec le meurtre d’un personnage secondaire qui était tout de même important dans l’histoire.

H-15 (***)

h-15-de-fausta-philippoussis-988820304_MLH-15 révèle l’histoire troublante de Marius, le frère du narrateur mais aussi de l’auteur, victime de manipulation. Alors que le personnage de Fausta vit aux Etats-Unis, elle est témoin du déclin de son frère vivant loin d’elle. Elle est cependant en contact avec lui durant toute l’histoire, sans pouvoir faire quoi que ce soit. C’est pour cela que l’auteur a décidé de témoigner de l’événement dans ce premier roman.

Ce roman écrit par Fausta Philippoussis est largement inspiré de sa propre vie. Elle nous fait vivre une manipulation mentale qui nous amène à ressentir l’illusion de bonheur de son frère, suivie de sa chute et qui se terminera par son suicide. Il aurait pu être gâché par un sentiment de vengeance trop présent et que l’on peut comprendre. Mais ce n’est pas le cas. Ses objectifs sont de rétablir la vérité, rendre hommage à son frère et nous faire réfléchir sur les dérives des réseaux sociaux qui sont devenus les instruments privilégiés des manipulateurs. L’auteur a su prendre du recul et nous offrir un véritable roman.

Le style est très agréable et fluide et les notes d’humour sont agréables malgré la gravité du sujet. Fausta nous amène à réfléchir sur la façon d’entourer nos proches les plus faibles. Son frère était fragile et était détruit par une vie Africaine qui l’avait amené à connaître les horreurs de la guerre. C’est l’histoire d’un lion blessé qui est achevé par un prédateur caché dans la toile !

Meghan Trainor (****)

meghan-trainor-title-ep-coverLe premier album de Meghan Trainor est enfin sorti ! En effet, cela faisait pas mal de temps que sa chanson All about that bass passait à la radio et avait du succès. Mais la chanteuse ne nous proposait que des singles et un album de quatre titres. Aujourd’hui, c’est au nombre de 15 titres que nous pouvons écouter ses chansons. Elle fait donc de la musique pop et, par surprise, fait même du rap dans certains passages !

Vous avez forcément écouté les chansons de cette chanteuse pleines de joie de vivre. Mais Meghan Trainor veut faire une pierre deux coups. Elle veut chanter, mais aussi dénoncer les stéréotypes développés autour des femmes. Elle indique dans ses chansons son souhait de ne pas être comme les femmes qui se font « photoshoppées » pour paraître plus belles, mais revendique son corps qui a ses propres qualités. Elle évoque aussi le sujet des couples et propose ses propres conditions qui sont souvent drôles et ironiques pour accepter un homme dans sa vie.

Néanmoins, bien que ses chansons soient bien rythmées et originales, elles sont assez similaires. L’air est souvent le même et la musique est trop ressemblante à ses autres chansons. Mais on remercie tout de même Meghan Trainor pour cette bouffée de fraicheur qu’elle nous offre !

Comment tuer son boss 2 (***)

commentboss2Les trois acteurs bien connus de Comment tuer son boss, Jason Bateman, Jason Sudeikis et Charlie Kay, reviennent cette fin d’année avec une suite à leurs nombreuses péripéties. Alors que nous les avons déjà vus essayer de se débarrasser de leurs patrons dans le premier volet, ils essayent maintenant de créer leur propre entreprise et d’être leurs propres patrons. Mais leurs choix quant au développement de leur projet vont les détourner de leurs prévisions.

Ce second volet reste dans l’esprit du premier et nous propose des blagues aussi déjantées que dans le premier. Les personnages ont le même humour assez déplacé qui plaît plus ou moins au le public. Mais dorénavant, les acteurs principaux donnent d’eux-mêmes en improvisant leurs répliques pour les rendre plus authentiques. Les différences principales viennent du changement de réalisateur –Sean Anders succède à Seth Gordon- mais aussi de l’arrivée de deux nouveaux acteurs, Chris Pine, qui interprète Rex Hanson, et Christoph Waltz, qui joue son père. Rex Hanson a voulu s’associer à eux dans leurs projets rocambolesques, mais il est devancé par son père qui leur offre une meilleure proposition. Il va donc retourner sa veste et se joindre à eux de façon surprenante, nous dévoilant la personne qu’il est vraiment au détriment de la personne que son père voulait qu’il soit. Sa venue donne un coup de jeune au film. Nous retrouvons aussi Jennifer Aniston qui interprète de nouveau ce célèbre rôle de nymphomane.

L’humour dans les répliques des personnages mais aussi dans leurs actes est très présent mais joue souvent dans le ridicule, ce qui peut sembler lourd pour certains spectateurs. Néanmoins, le rythme du film est maintenu et rythmé par les différentes musiques d’ambiance bien choisies.

Don’t you forget about me (***)

dontyouforgetaboutmeTess s’est séparée de son copain depuis quelques temps et n’arrive pas à se consoler de cette séparation. C’est pour cela que le jour du Nouvel An, elle se retrouve seule dans son appartement à regarder les objets qu’elle a gardés de sa relation. Et alors qu’elle regarde une émission, elle prie pour que cette relation n’ait jamais existée. Et c’est ce qui arrive.

Tess veut refaire sa relation avec Seb et part de l’avantage qu’il ne se souvient pas l’avoir déjà rencontrée pour faire ce qu’il veut qu’elle fasse et pour être ce qu’il veut qu’elle soit. Avec son journal intime, elle refait sa relation en enlevant les erreurs qui avaient pu se produire dans le passé. Mais à quel prix ?

Même si le concept est assez peu commun, l’histoire n’est jamais irréaliste. Alexandra Potter fait tout pour partir d’une idée voulue par beaucoup de personnes et la rend possible, mais sans tomber dans les excès.

L’auteur, Alexandra Potter, a une écriture très facile à lire et essaie de contourner les clichés. Lorsque l’on s’attend à quelque chose, cela n’arrive pas dans tous les cas. L’histoire est drôle comme le personnage principal et son amie et, finalement, tous les autres personnages. Ils ont tous une histoire bien à eux, et leur romance est développée. Même le grand-père, Gramps, a sa part dans l’histoire. Aussi, l’humour est omniprésent dans le livre, autant à travers les personnages que dans la narration, et c’est avec cela qui rend l’histoire plus légère.

Le livre n’est pas encore sorti en langue française.

Flocons d’amour (**)

flocons-d-amour-112637-250-400Flocons d’amour est un livre qui regroupe trois nouvelles visant à plonger le lecteur dans l’ambiance de Noël. Ces trois nouvelles sont toutes écrites par des auteurs différents, comprenant  Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle. Toutes les nouvelles se passent le 24 décembre et décrivent l’histoire de personnages différents mais qui ont finalement tous un lien commun.

Le lecteur remarque très rapidement que les nouvelles sont adressées à un public très jeune. Le rythme des histoires est très rapide et nous découvrons souvent des personnages très naïfs. Les actions arrivent sans explications, ce qui nous questionne sur l’authenticité de l’histoire. Tout se passe très vite, les personnages ne sont parfois pas étudiés en profondeur.

Pour ce qui est de la première nouvelle « Le Jubilé Express » de Maureen Johnson, nous rencontrons Jubilé, une jeune fille dont ses parents se retrouvent subitement en prison. Après plusieurs catastrophes, elle rencontre Stuart à la Waffle House, endroit retrouvé dans les trois nouvelles.

En ce qui concerne « Un miracle de Noël à pompoms » de John Green, le lecteur s’ancre dans une toute autre atmosphère. Trois amis reçoient un coup de fil d’un de leur ami qui doit s’occuper du Waffle House. Il les avertit que des pompoms girls ont pris refuge dans cet endroit à cause de la tempête qui fait rage à l’extérieur. Ils se pressent donc, subissent le temps, et se lancent dans cette aventure qui ne va pas être sans surprises.

Finalement, dans la dernière nouvelle « Le Saint Patron des cochons » de Lauren Myracle, nous suivons Addie qui vient de rompre avec Jeb. Leur rupture est un malentendu et Addie essaie de réparer leur relation, malgré tout.

Les styles d’écriture des auteurs ne sont pas très littéraires et montrent bien que le livre s’adresse qu’à une partie de la population. Néanmoins, au fil des nouvelles, nous découvrons une légère amélioration au niveau de l’écriture et le lecteur arrive mieux à s’ancrer dans l’histoire puisqu’elle est plus réaliste.

Anna and the french kiss (***)

71N-hAxibZLAlors qu’Anna vit à Atlanta avec sa famille, son père décide soudainement de l’inscrire dans un pensionnat pour étudiants américains à Paris. Même si elle ne sait pas parler français, elle n’a pas le choix. Mais dès son arrivée, elle est accostée par ses voisins de chambre. C’est là qu’elle rencontre Etienne que tout le monde appelle de son nom de famille « St Claire ». Il devient très rapidement son meilleur ami, quelqu’un à qui elle peut se confier et qui peut lui permettre de s’intégrer. Mais la frontière entre l’amitié et l’amour est fine et les antécédents familiaux de St Claire ne vont pas arranger la situation.

Bien que le titre de l’œuvre semble niais, l’histoire ne l’est pas. Le style d’écriture de Stephanie Perkins est moderne et nous permet de nous ancrer facilement dans l’histoire. Le personnage d’Anna est agréable et drôle et nous apprécions la relation assez énergique qu’elle a avec St Claire. L’originalité de l’œuvre se trouve dans le fait que l’histoire se place à Paris et que le lecteur regarde la ville à travers les yeux surpris d’Anna, qui n’a jamais eu l’occasion de découvrir le patrimoine parisien.

Cette histoire nous offre donc une romance légère et agréable pour un moment de détente, bien qu’elle soit assez simpliste et manque parfois d’actions.

One Hundred Names (****)

onehundred namesCecelia Ahern, l’auteur du fameux livre PS : I love you adapté au cinéma, se concentre sur l’univers journalistique dans One Hundred Names. En effet, Kitty Logan, journaliste dans le magazine Etcetera, a fait une erreur impardonnable et en subit les conséquences quotidiennement. Une de ses plus chères amies, Constance, est gravement malade et, dans ses derniers souffles, lui demande quelle est l’histoire qu’elle a toujours voulu écrire. Sur ces mots, elle lui laisse une lettre qui contient les noms de cent personnes. Alors, elle part dans une aventure didactique où elle va découvrir de nouvelles personnes qui vont changer sa conception de la vie et du monde journalistique.

Cecelia Ahern prend une idée pour en faire une histoire extraordinaire. Avec son écriture fluide et agréable à lire, elle plonge les lecteurs dans des environnements connus et en dégage des leçons philosophiques.

Kitty Logan interviewe des personnes de la liste et nous suivons l’évolution des personnages en apprenant en même temps leur passé qui les forge en tant que personnage ambivalent. Mais l’histoire est d’autant plus intéressante qu’elle regroupe des éléments de la vie du personnage principal, qui passe par plusieurs complications entre sa carrière et les hommes qui l’entourent.

Alors que le titre évoque Cents noms, le lecteur pense découvrir les histoires de cent personnes mais va rapidement être surpris puisque le roman se focalise sur quelques personnages en particulier qui sont merveilleusement dépeint autant physiquement que moralement. L’auteur les analyse pour nous montrer le meilleur d’eux-mêmes. Elle tourne les histoires de façon humoristique en ajoutant toujours des éléments romantiques.

L’auteur attend la fin de l’histoire pour faire une chute digne de ce nom, en regroupant toutes nos suppositions pour en faire un concept plein de justesse et de bon sens. Mais la fin reste quelque peu en suspens et laisse le lecteur sur son enthousiasme. Néanmoins, le dénouement est assez subtile pour permettre au lecteur de s’imaginer la suite des événements.

Le livre n’est pour le moment pas disponible en langue française.

Hunger Games – La révolte : Partie 1

hungergamesDans cet opus, Peeta a été kidnappé par Le Capitole et Katniss s’est réfugiée dans le District 13. Pour soutenir le peuple et lui redonner espoir, elle devient le symbole du Gaie Moqueur. Elle va donc se battre pour sauver Peeta et l’amener en lieu sûr, et non plus au près du tyrannique Capitole.

Le troisième tome de la série a été partagé en deux parties. Dans cette partie, il n’y a aucun jeu. Les Hunger Games sont finis pour laisser place à l’affrontement qui ne fait que commencer entre le Capitole et Katniss qui représente les districts. Une apparition plus importante du personnage de Gayle est appréciable, au dépens de la place de Peeta qui ne joue pas un grand rôle dans cet épisode, victime des ordres du Capitole. Les acteurs jouent toujours aussi bien leurs rôles et l’ambiance du film est assez prenante, se tournant principalement vers le suspense.

Néanmoins, l’action n’est pas dominante dans ce film. La première partie introduit la suite qui révélera la réelle révolte, elle joue plutôt sur la propagande et le symbole du Gaie Moqueur. Jennifer Lawrence, l’actrice qui incarne Katniss, se tourne vers la chanson en incarnant, malgré elle, « The Hanging Tree ». Ce film se concentre plus sur les émotions des personnages et leur volonté de rébellion que sur une réelle action comme on en avait l’habitude. Le dénouement est très surprenant et inattendu, et en choquera plus d’un. 

Arrow (****)

Arrow_dark_promo (1) copieOliver Queen, fils d’une riche famille et incontrôlable fêtard, se retrouve pendant cinq ans sur une île déserte où il doit affronter tout type de complications. Son père, présent lors du naufrage, lui confie une liste et lui demande de perpétuer le travail qu’il a commencé. Lorsqu’il retrouve finalement sa famille, il décide d’exécuter la demande de son père, et devient « L’archer ». Il a pour mission d’éliminer les membres de la liste qui gangrènent la ville. Il se vête donc d’une capuche verte et établit la justice de façon illégale.

Bien qu’aucune fois le personnage principal soit identifié de héros, l’Archer en est officiellement un dans l’univers des comics où il est plus connu sous le nom de « Green Arrow ». Se rapportant à Batman, il exécute les personnes malveillantes pour rétablir le bien, mais souhaite une distinction avec le fameux Robin des Bois dont il a l’unique similarité de bien maîtriser l’arc.

La série se concentre sur deux histoires : l’une sur son passé dans l’île et l’autre sur son acte de justicier au moment des faits. De plus, le personnage lui-même vit deux vies puisqu’il ne doit pas faire savoir qu’il est l’Archer.

La personnalité et le tempérament des personnages sont recherchés. On découvre alors des personnages différents, uniques et intriguants. Entre la sœur insouciante, la secrète mère, la talentueuse et gaffeuse informaticienne et son fidèle acolyte, il promet d’y avoir des aventures et surtout des surprises de mauvais goût. Des moments romantiques sont aussi à prévoir entre les personnages avec une touche d’amour impossible entre le sérieux Oliver (Stephen Amell) et la tourmentée Laurel (Katie Cassidy).

Triple Alliance (***)

tripleallianceAlors que Carly sort avec Marc et qu’elle prévoit de le présenter à son père, elle décide de le rejoindre chez lui par surprise. Mais, lorsqu’elle arrive, elle découvre qu’il a une femme, Kate. Elle rentre chez elle et décide de couper les ponts mais Kate la retrouve et veut lui parler de sa relation avec son mari. Après quelques moments passés ensemble, elles se lient d’amitié… et découvrent qu’elles ont toutes deux été trompées par le même homme, Marc. Les trois femmes décident alors de se venger comme il se doit, en toute discrétion.

Le film, qui promettait une comédie délirante, n’a finalement rien d’extraordinaire et reste assez vide et fade. Le rythme du film est mal géré, l’intrigue est assez plate, le spectateur sait comment le film va finir. Le sujet a déjà été abordé de nombreuses fois au cinéma, même si Triple Alliance rajoute des éléments nouveaux assez comiques. Mais les répliques des personnages sont vides, elles se parlent parce que c’est ce qu’elles doivent faire dans une comédie, mais ça s’arrête là.

Les trois femmes se comportent de façon très naïve, et frôlent même parfois le ridicule. Tout à coup elles s’adorent alors qu’elles se sont inconsciemment trahies, et nous ne comprenons pas bien comment elles ont fait pour en arriver là. Et alors qu’on pourrait le penser, Cameron Diaz n’a pas le rôle principal. C’est la mariée trompée qui domine, et son caractère excentrique nous irrite. Néanmoins, les femmes ne sont pas des victimes de l’infidélité. Au contraire, elles le prennent plutôt bien.

Le film, bien qu’il ne dépasse pas les attentes, se laisse tout de même regarder. Il est rythmé par des musiques bien choisies et se place à New York ou aux Bahamas, ce qui permet néanmoins aux spectateurs de se divertir.

Room (*****)

ROOM-II Jack et sa Maman sont enfermés dans une pièce depuis des années. Jack a 5 ans et il n’est jamais sorti de cette pièce et ne connaît que sa Maman et le « méchant Old Nick ». Il pense même que les images diffusées à la télévision ne sont pas réelles. Alors, Ma établit un plan et compte sur ce dernier essai pour s’échapper. L’auteure, Emma Donoghue, nous fait donc assister à la découverte du monde d’un enfant.

Le concept du livre est très intriguant et, même si beaucoup pensent que le début est long, l’histoire en elle-même est très attachante malgré les thèmes difficiles qui sont abordés. L’auteure sait parfaitement maintenir la tension et le lecteur est réellement intrigué par la suite des évènements.

Emma Donoghue se met à la place de Jack, qui, comme tout enfant de cinq ans, est très naïf. Cela donne donc un aspect léger à l’histoire. En effet, il n’a pas conscience de ce qu’il traverse alors que sa mère passe par un véritable traumatisme. L’histoire ne part donc jamais dans le sordide, au contraire, elle est assez amusante à travers les yeux de ce jeune garçon courageux et ingénieux.

Le roman est découpé en trois grandes parties, ce qui permet au lecteur d’être littéralement plongé dans l’histoire sans être interrompu. Il est tenu en halène par l’intrigue intelligemment ficelée qui surprend autant qu’elle émerveille. Et, en ce qui concerne les actions, elles se déroulent dans un ordre justifié et détaillé pour rendre l’histoire intrigante et originale.

Room est donc un roman psychologique et sociologique romancé, ce qui permet d’être accessible à tous types de lecteurs. En écrivant cette histoire, l’auteure nous ouvre aussi les yeux sur les caractéristiques et dangers de la société et nous montre comment une relation peut changer selon les circonstances dans lesquelles elle est ancrée.

Witch and Wizard (*)

logo_12336En pleine nuit, la police entre dans la maison des Allgood sur exigence du Nouvel Ordre, un gouvernement totalitaire présidé par le Seul-l’Unique. Wisteria et Whitford, souvent appelés Wisty et Whit, sont soudain accusés de sorcellerie et emmenés en prison. Leurs parents leur donnent alors un carnet vide et une baguette. Suite à cet évènement, ils vont découvrir qu’ils ont des pouvoirs magiques qu’ils n’auraient même pas imaginé avoir autrefois.

Bien que le concept de l’histoire semble intéressant, l’histoire en elle-même est très naïve, comme les noms des personnages et leurs comportements. Les personnages veulent une chose et l’ont directement, comme par miracle, alors qu’ils viennent de découvrir leurs pouvoirs. Tout à coup, ils arrivent à contrôler leurs pouvoirs et les utiliser à des fins personnelles. Le style d’écriture accentue ce fait et nous confirme que le livre est plutôt destiné à un lectorat très jeune. Des idées sont tout de même intéressantes, comme la condition de Celia, la petite-amie de Whit, qui réside dans les Limbes mais qui a la capacité de les accompagner dans leur expédition. Mais cette idée comme bien d’autres tourne très rapidement à la dérision et à la naïveté puisqu’elle n’est pas développée et nous laissent imaginer que tout arrive comme ils le veulent par simple hasard.

Il est à préciser que le livre a été écrit à quatre mains par James Patterson et Gabrielle Charbonnet, mais on ne sait c’est si c’est plus une contrainte qu’autre chose. Les chapitres sont très courts et passent du point de vue de Whit à celui de Wisty, mais le lecteur n’arrive pas vraiment à différencier les deux styles d’écriture des deux personnages, bien que ceux-ci soient très différents en ce qui concerne le caractère et le comportement. Les actions s’enchaînent sans aller dans le fond des idées, on suit les différentes aventures par lesquelles les deux frères et sœurs passent mais elles sont si naïves que le lecteur a du mal à s’ancrer dans l’histoire.

Annabelle (*)

Annabelle-posterUn homme offre un jour à sa femme une poupée en porcelaine portant une longue robe blanche. Au départ, elle est ravie de ce présent, elle va pouvoir le rajouter à sa collection, mais elle va vite découvrir que d’étranges phénomènes se produisent à cause de cette poupée machiavélique.

Alors que Annabelle apparaît dans l’atelier des Warren dans le film Conjuring , les studios Warner Bros. et New Line ont souhaité développer l’histoire de cette poupée enfermée sous verre. Même si le film s’inspire de L’exorciste ou Rosemary’s Baby, le résultat n’en est que peu satisfaisant. L’histoire est peu évoluée et surjoue les clichés vus et revus. Les personnages sont trop naïfs, leurs actes en deviennent ridicules. Le jeu des acteurs n’est pas performant et cela rend le film assez lent. Certains moments surprennent mais ne font pas peur comme nous nous en attendons lorsque le film est classé dans le genre « Epouvante-Horreur ».

La plupart du temps, le spectateur s’attend à de l’action, qui n’arrive finalement pas ou qui est prévisible. Et le personnage d’Annabelle n’est qu’un accessoire, et non un personnage comme on aurait pu s’y attendre. Au final, c’est assez ressemblant à l’ambiance de Conjuring mais en moins perfectionné. Alors que la peur dans Conjuring n’était pas non plus polyvalente, dans Annabelle, elle est moindre.

Résultat très decevant, surtout en vue de la publicité qu’il a suscité.

Ash (*****)

ashAsh s’ancre dans l’histoire bien connue de Cendrillon, malaimée de sa belle-mère et de ses belles-sœurs, mais l’originalité est l’univers fantastique dans lequel le personnage s’inscrit. Cet ouvrage s’inspire du conte de fées et rajoute sa propre pierre à l’édifice. Ainsi, l’histoire commence par l’enterrement de la mère de Ash qui est morte d’une maladie incurable. Sa mère est le pilier de l’histoire puisqu’elle a inculqué à Ash les valeurs et légendes dont la civilisation a été témoin mais a tout fait pour oublier. Alors que Aisling est condamnée à déménager, elle sent une puissance qui l’attire vers la forêt à côté de laquelle elle vit. Dans cet endroit, elle va rencontrer d’autres personnages qui vont lui ouvrir l’esprit et vont l’accompagner à faire de nouvelles expériences. Elle sera alors entourée par cette ambiance magique dans laquelle elle a toujours été plongée.

Malinda Lo crée une histoire tout à fait passionnante et pleine de surprises à partir d’un conte vu et revu, ce qui permet au conte de se refaire une jeunesse et de voir l’histoire d’une nouvelle façon. Son écriture est très agréable à lire et nous plonge dans un univers inventé de toutes pièces. Les personnages sont fascinants puisqu’ils viennent d’un univers où la magie est prédominante. Il n’y a donc pas de limite à l’imagination. Le lecteur est surpris par toutes les actions qui se passent puisqu’il ne s’attend jamais à ce qu’elles arrivent. Et lorsqu’il pense à ce qui pourrait se passer, cela ne se passe pas. C’est là le véritable talent de l’auteur. La fin est surprenante et permet à l’histoire de se dissocier du conte original.

Le livre n’est cependant pas sorti en France.

Le Labyrinthe (****)

418353Chaque mois, une nouvelle personne rejoint le groupe de prisonniers déjà formé dans le Labyrinthe. C’est ainsi que Thomas se retrouve dans un énorme terrain entouré d’un mur dans lequel il est pris au piège. Mais, dans la journée, le mur s’ouvre et des « coureurs » explorent le Labyrinthe et cherchent désespérément une sortie. Thomas, qui se différencie des autres par son caractère, essaie de trouver une échappatoire.

Le film s’ancre dès le départ dans le vif du sujet. Le personnage ne sait pas qui il est, sa mémoire a été, comme les autres, enlevée. Le spectateur découvre alors les caractéristiques du Labyrinthe au fur et à mesure que Thomas les découvre.

Le film est rythmé par de l’aventure et de l’action et accompagné par d’intenses effets spéciaux. Alors que le réalisateur Wes Ball disposait d’un faible budget, il a su faire en sorte que le spectateur se sente acteur de l’histoire. Aussi, les acteurs performants en sont pour quelque chose. Globalement, le film est une bonne adaptation du livre écrit par James Dashner, même si quelques modifications ont été effectuées.

La fin est tout de même très inattendue et nous laisse sur notre faim. Mais, pas d’inquiétude, le second volet sortira le 18 septembre 2015.

La face cachée de Margo (***)

94031947_oMargo et Quentin se connaissent depuis l’enfance et ont vécu une épreuve traumatisante. Mais depuis le lycée, Margo a pris un autre chemin et ils ne se sont plus reparlé. Une nuit, elle s’infiltre dans sa chambre et lui demande de l’accompagner dans une expédition qu’il se rappellera toute sa vie. Alors, sans hésiter, il la suit. Mais le lendemain, elle a disparu. Et il semblerait que des indices soient cachés pour que Quentin puisse la retrouver.

Bien que le titre français soit contestable, l’œuvre ne l’est pas. John Green nous plonge dans une histoire pleine d’aventure et de mystère. Nous assistons à l’enquête que mène Quentin pour retrouver Margo, nous réfléchissons avec lui, et nous nous étonnons avec lui de la tournure des évènements. L’auteur développe les personnalités des personnages et les différencie des « à priori » que les autres ont sur eux. En effet, Margo a plusieurs facettes et personne ne sait qui elle est vraiment. Son nom est d’ailleurs emblématique de ce concept, elle s’appelle Margo Roth Spiegelman, et « Spiegel » (de l’allemand « miroir ») fait référence à sa personnalité qui s’ajuste en fonction de ce que les autres veulent qu’elle soit. Le livre est donc rempli de références et de philosophie et se base sur le concept de « Paper Town », c’est-à-dire de « villes en papier ». L’auteur se rapproche de ses lecteurs en dépeignant des personnages qui semblent réels, et non romancés. Les idées du départ et des différentes personnalités peuvent parfois être perçues comme survolées mais laissent le lecteur à ses propres réflexions.

Le Juge (****)

IMP. LE_JUGE_AFFICHE_2_120X160cm.inddLe Juge, joué principalement par Robert Downey Junior et Robert Duvall, illustre l’histoire de Hank Palmer, célèbre et cynique avocat qui ne défend que les riches coupables. Mais un jour, il reçoit un appel qui lui apprend une terrible nouvelle. Il retourne alors dans sa ville natale et retrouve ses deux frères et son père avec qui il a, depuis longtemps, coupé les ponts. Cependant, les choses ne se passent pas comme prévues. Le père de Hank, Joseph Palmer, qui a été longtemps juge dans cette ville, est accusé de meurtre. Mais l’ancien juge ne veut pas que son fils le représente dans cette affaire à cause de leurs relations compliquées.

Le scénario est bien ficelé et l’histoire se développe agréablement à mesure que le film avance. Le Juge aborde surtout les relations familiales et les problèmes que peuvent avoir une famille. Alors que le procès avance, le spectateur suit l’évolution des personnages qui essaient de comprendre comment ils en sont arrivés à ne plus vouloir se voir ou se parler. Le spectateur passe alors par différentes émotions, souvent de la tristesse à l’égard de ce qui arrive et ce qui est arrivé à Hank. Les acteurs interprètent des personnages aux personnalités marquantes et jouent remarquablement bien. Le spectateur est alors impliqué dans l’histoire et se pose des questions, même après la vision du film, sur les problèmes abordés.

L’amour dure plus qu’une vie (***)

lamourdureplusquunevieL’amour dure plus qu’une vie est le roman de Ann Brashares, aussi connue pour avoir écrit la célèbre série Quatres filles et un Jean et aussi le nouveau roman Ici et maintenant. L’auteur se tourne vers un tout autre univers dans ce roman dont le titre un peu naïf ne représente pas l’œuvre. Le titre original « My name is Memory » illustre mieux le contexte dans lequel l’auteur nous plonge.

Alors que Lucy s’est demandée toute l’année qui était le mystérieux Daniel dans son lycée, elle se voit stupéfaite lorsqu’au bal de l’année, il avoue l’avoir aimé dans une autre vie. Lucy ne veut rien savoir de cette histoire, mais remarque qu’elle est étrangement liée à lui. Elle est alors projetée dans des situations qui vont lui découvrir des éléments inattendus sur ses précédentes vies. Mais leur histoire a toujours été en danger.

Le livre est très soigneusement écrit, il est donc très agréable de suivre les différentes vies par lesquelles les personnages sont passées. En effet, la trame du récit est entrecoupée par des fragments de la vie Daniel. Ces deux formes de récits sont écrites différemment, ce qui permet au lecteur de pouvoir être plus facilement plongé dans le contexte. L’histoire est tout à fait cohérente et nous donne un tout nouveau point de vue sur l’univers et le thème de la réincarnation consciente.

Néanmoins, le lecteur a comme une sensation d’inachevée. La fin est trop ouverte pour que le lecteur puisse comprendre où l’auteur veut en venir, si bien que nous nous demandons même si c’est vraiment une fin. Nous regrettons le fait que l’auteur n’ait pas développé davantage la fin et attendons une suite.

Gone Girl (****)

17332805David Fincher, aussi réalisateur des films Social Network, Millenium, Fight Club ou encore la récente série House of Cards, revient cette année avec Gone Girl, adaptation du roman de Gillian Flynn.

Le film illustre l’histoire d’Amy et Nick, un coup qui bat de l’aile après un début pourtant très prometteur. Les deux personnages enchaînent problèmes et erreurs, et un jour, Amy est portée mystérieusement disparue. Tout porte à croire que Nick, le mari, y est pour quelque chose, et l’affaire prend vite des proportions phénoménales. La disparition d’Amy est diffusée sur toutes les chaînes et la population est activement concernée.

Les images sont belles, nettes, bien tournées et souvent en accord avec la musique qui crée une ambiance mystérieuse. Le spectateur est aussi actif et impliqué dans l’histoire et cherche à en savoir plus sur cette affaire. L’intrigue se complexifie peu à peu et nous surprend agréablement. Le spectateur ne s’attend pas à la tournure que prennent les évènements, ce qui est un avantage pour un thriller. Le choix des acteurs a été judicieux, ils incarnent en effet parfaitement les personnages et donnent le ton au film.

Au final, le spectateur est face à une histoire tout à fait novatrice, qui est toutefois comparée à la Guerre des Roses. Par contre, la fin est étonnante et laisse une légère lueur d’amertume.

Troye Sivan (*****)

Troye-Sivan-TRXYE-2014-1200x1200Troye Sivan, youtuber, acteur et aussi musicien, vient de sortir son premier EP nommé « TRXYE ».

Il avait déjà sorti un album en 2008 « Dare to Dream », mais il est surtout connu pour ses vidéos musicales et divertissantes sur Youtube qui lui permettent de pratiquer la musique régulièrement et d’avoir un contact direct avec ses fans.

Mais Troye a plus d’un tour dans son sac. En effet, il a joué dans le film Oliver Twist sorti en 2007 mais a aussi joué le personnage de Wolverine dans son enfance dans X-Men et X-Men : The Origins.

Son EP (Extended Play : format plus long que le single et plus court que l’album) contient cinq chansons dont la plus connue est « Happy Little Pill ». Une de ses chansons est notamment nommée « The Fault in Our Stars » en rapport avec le fameux roman « Nos étoiles contraires » de John Green. Les trois autres chansons sont appelées « Touch », « Fun » et « Gasoline ». Ses chansons mélangent modernité et éléments répétitifs, ce qui va permet à sa voix envoûtante de rester dans votre tête. Il exprime beaucoup d’émotions à travers ses compositions, vous donnant des frissons à volonté. Il veille à rester naturel et n’utilise donc pas de basses et de musiques électroniques en fond, ce qui est original en ces temps. Sa musique de fond rythme à merveille sa voix douce pour vous donner le plus grand plaisir à l’écoute.

Vous pourrez le retrouver sur sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/user/TroyeSivan18

Replay (****)

1721_810602Jeff Winston meurt subitement d’une crise cardiaque à l’âge de 43 ans, mais il se réveille dans sa chambre d’étudiant, forcé à revivre sa vie, sachant ce que d’autres ne savent pas encore. Il essaie donc de faire de nouvelles expériences et d’empêcher des évènements de se reproduire, en sachant les conséquences qu’ils pourraient avoir. Mais à chaque fois, il se réveille à son adolescence, toutes ses actions n’ayant servi à rien. C’est ainsi qu’il va essayer de comprendre pourquoi il a la possibilité de vivre après avoir vécu plusieurs morts, et va chercher d’autres personnes qui vivent la même chose que lui.

Le thème de ce livre est très original et nous questionne sur ces évènements. Est-ce possible de changer le court du monde en savant ce qu’il va se passer dans le futur ? C’est ce que se demande Jeff Winston, et ce qu’il va essayer de faire. L’écriture est soignée, plusieurs thèmes sont abordés. Le lecteur vit dans la peau d’un homme qui ne sait pas que faire dans ce monde déjà connu. Nous suivons donc les multiples péripéties dans lesquelles le personnage principal va se trouver, et voir l’aboutissement de ses décisions qui ne sont pas souvent justifiées.

Supercondriaque (***)

21057533_20131113175943179Romain est hypocondriaque, il se protège de tout pour vu qu’il n’attrape pas une maladie, c’est pourquoi il va voir de très nombreuses fois son médecin de longue date, Dimitri. Après une de ses tentatives infructueuses pour se protéger des bactéries contagieuses, il se retrouve à l’hôpital et son médecin décide de ne plus l’avoir comme patient. Romain se rend donc compte qu’il est seul et que Dimitri est probablement son seul « ami ». Il décide alors de vaincre sa maladie et Dimitri accepte de l’aider pour se débarrasser de son encombrant patient. Cela va le mener dans des situations plus qu’extraordinaires où il rencontrera de nouvelles personnes et de nouvelles aventures.

Le film promet de se concentrer sur la maladie, comment elle affecte les gens touchés dans leur vie sociale, et les conséquences qu’elle peut avoir. Mais très vite, le film prend une nouvelle tournure et le spectateur se voit transporté à travers de diverses aventures inattendues. Le scénario se développe autour de quiproquos et de situations inespérées. Dany Boon, producteur et acteur de ce film, sait manier la caméra afin que le spectateur ne s’ennuie pas et accentue les actions avec des musiques appropriées aux situations. L’humour est toujours présent, cette fois accompagné d’actions et d’aventures mais aussi de romantisme. Le tout est très satisfaisant, facile à regarder. Propice pour passer le temps et rire.

Le malheur de vivre (***)

6529669-9847586Ndèye Fatou Kane nous plonge dans le monde de Sakina, jeune femme française d’origine sénégalaise qui tombe éperdument amoureuse d’un homme au Sénégal. Mais dès les premières lignes, l’auteur nous indique que cette histoire d’amour sera tragique. Pas d’histoire romantique en prévision, mais une histoire aux leçons subtiles adressée aux jeunes filles naïves.

L’écriture de l’auteur est très soignée et littéraire, ce qui permet aux lecteurs d’être directement impliqué dans l’histoire. Le récit est écrit à la troisième personne, ainsi, le lecteur peut avoir l’avis des deux personnages concernés dans la situation.

Le roman est poignant, comme sa fin. Le but de livre est sûrement de nous dire que le monde peut facilement se retourner contre nous lorsque nous sommes victimes de l’amour. L’histoire de Sakina en est la preuve.

Pour être impliqué dans la culture sénégalaise, l’auteur a choisi d’inscrire certains mots sénégalais dans l’histoire, ce qui peut parfois déboussoler le lecteur qui doit alors rechercher la signification à la fin du livre.

Lucy (***)

324245Le scénario est prometteur. Une jeune étudiante vivant à Taiwan se voit obligée d’apporter une valise à un groupe de coréens qui la kidnappe et lui insère un paquet contenant du CPH4 dans le ventre. Le paquet éclate et la substance se disperse à travers son organisme, ce qui lui permet de pouvoir utiliser 100% de ses capacités cérébrales.

L’histoire est intéressante et de bons acteurs sont présents. Scarlett Johansson joue bien le rôle de Lucy qui devient de moins en moins humaine quand elle absorbe cette drogue. Morgan Freeman interprète le sage comme nous en avons l’habitude. Le film est rythmé, contient plusieurs références des précédents films de Luc Besson et images de l’évolution du monde, et l’action est telle que le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer.

Mais le développement de l’histoire est peu développé. Bien qu’au début, il y ait des liens subtiles tel que le rapprochement entre le comportement humain et le comportement animal lorsque Lucy se fait kidnapper, l’histoire est peuplée d’incohérences. Le sujet manque d’approfondissement et le dialogue entre personnages est peu évolué, laissant place aux généralités. Aussi, il est difficile de s’impliquer dans l’histoire puisque l’héroïne est froide et ne laisse passer aucune émotion.

Le tout est tout de même divertissant, le film nous fait voyager dans plusieurs pays tels que la Corée, la France, l’Allemagne, l’Italie. Mais en ce qui concerne les faits scientifiques, le spectateur a une impression d’inachevé.

Très chère Sadie (****)

tres-chere-sadie-3746172Sophie Kinsella, l’auteur de la fameuse histoire Confessions d’une accro au shopping adaptée au cinéma, prend un tout autre tournant avec Très chère Sadie. Dans ce livre, la mode est toujours aussi présente mais elle est également mélangée aux aventures extravagantes de Lara. L’histoire commence à l’enterrement de la grand-tante de Lara morte à 105 ans, Sadie, inconnue de tous. Mais Sadie n’est pas totalement partie, elle est toujours présente en tant que fantôme et veut retrouver son collier si cher à ses yeux. Alors que la vie de Lara ne se passe pas comme elle l’avait imaginée, Sadie est là pour la pousser à se faire de nouvelles expériences. Le lecteur découvre alors ce que collier a comme signification et comprendre que la vie de Sadie était plus mouvementée qu’il le semblait.

Le style d’écriture de l’auteur est très comique et facile à lire, si bien que dès la lecture commencée, il est difficile de s’en détacher. L’histoire est bien ficelée, les personnages sont intéressants et leurs histoires sont développées à soin. Chaque personnage a sa propre personnalité, il est ainsi facile de s’y identifier. Ce livre est original, touchant, inattendu et, en plus, il nous ramène aux années 20 ! Il est approprié pour une lecture d’été puisqu’il est léger et nous offre un moment de détente et de comédie.

Pour tous âges.

La planète des singes : L’affrontement (****)

1009707_fr_la_planete_des_singes__l_affrontement_1404462583266La planète des singes : L’affrontement est la suite de La planète des singes : Les Origines où nous rencontrions un scientifique apprivoisant un chimpanzé qu’il nomme César et sur lequel il utilise un nouveau remède contre la maladie d’Alzheimer. De nombreux effets secondaires se développent : le remède permet aux sujets d’augmenter leur capacité cérébrale. César, ensuite emprisonné, déclenche une guerre qui a pour but de libérer les chimpanzés enfermés dans des cliniques scientifiques.

Dans L’affrontement, les humains reprennent contact avec les singes, tous deux ont peur d’une future guerre entre les deux espèces, mais l’homme a besoin de quelques jours dans leur territoire pour améliorer les conditions électroniques de leur ville. César, qui est devenu le chef de meute, accepte cet arrangement qui va prendre des tournures inespérées.

Des combats sont à prévoir entre les espèces et la leçon qui en découle est qu’il existe des « bons » et des « méchants » dans toutes les espèces. Ce film se concentre sur la complicité entre un singe et un homme, et laisse place à des évènements chaotiques tout aussi bien tournés et réalisés.

Les images sont très belles, la façon dont les singes parlent est touchante tout en étant réaliste. Bien que le scénario soit tout à fait cohérent, quelques spectateurs peuvent se plaindre du manque d’action que le titre promettait. Mais un affrontement aura lieu dans le prochain film. Un tout très satisfaisant.

Babysitting (***)

babysitting-affiche-52dfd1bfc8929Babysitting est un film français comique et hilarant joué et réalisé par Philippe Lacheau. Le scénario est simple : le jour de l’anniversaire de Franck, alors qu’il avait organisé une fête, son patron lui demande de garder son fils pour la nuit. Celui-ci ne pouvant pas refuser, il accepte. Mais ses amis le voient autrement et décide d’organiser tout de même la fête.

Le film est dynamique et très drôle. Le spectateur voit petit à petit ce qu’il s’est passé durant la nuit à travers les vidéos amateurs que ses amis ont faites pendant la soirée. Nous voyons donc les scènes en même temps que le patron et sa femme revenus de leur soirée.

Bien que le film soit basé sur la comédie, il offre aussi une morale. Cette soirée désastreuse n’a peut-être pas été si catastrophique que ça en fin de compte. Une morale est présente à la fin, en effet, le film est surtout basé sur la relation père-fils.

Sabotage (*)

587083480-sabotageLa présence d’acteur de renom comme le légendaire Arnold Schwarzenegger et le talentueux Sam Worthington(acteur dans Avatar) laissait présager un film épique et palpitant. Et pendant environ dix minutes, c’est le cas. Et puis, tout part en vrille. Le scénario autant que le jeu des acteurs s’en va de tous les côtés. Il n’y a plus rien qui se tient sauf les coup de feu, le sang et les trippes, que l’on peut admirer à satiété. Pour ce qui est le l’histoire en elle-même, le potentiel était génial, mais la cible est ratée. Le sujet de la guerre de la drogue et les sacrifices de ceux qui la combattent est complètement remis à l’arrière scène. On ne voit que des hommes qui parlent mal, des angles de caméras d’amateurs et un Schwarzenegger fatigué et décevant.

Transcendance (***)

TranscendanceCe film, joué par Johnny Depp, promet une réflexion sur l’impact de la technologie sur l’humanité. Le personnage principal, un célèbre scientifique, meurt d’une attaque terroriste, et sa femme a la volonté de maintenir sa matière cérébrale en vie dans un ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir. En effet celui-ci avait inventé une machine qui pouvait répondre aux besoins et ordres de celui qui s’en servait. Mais bientôt, la machine surpasse l’homme et a des ambitions qui pourraient détériorer l’humanité.

Le film est bien tourné, et tient le spectateur en haleine. Nous suivons deux points de vues : celui de la femme et la machine, et celui des terroristes anti-technologie qui veulent détruire celle-ci pour conserver l’humanité. Le film ne prend pas de point de vue spéciale, c’est à nous de juger quelle serait la meilleure solution.