Cours, ma jolie (*****)

Capture plein écran 14062015 204648.bmpTout commence le jour où Ridley Jones sauve la vie d’un enfant qui était sur le point de se faire écraser par une voiture. Cet évènement, très médiatisé, la fait connaître très rapidement et, un jour, elle reçoit une lettre anonyme avec la photo d’une femme et sa petite fille et ces quelques mots : Êtes-vous ma fille ?

Ridley va donc essayer de découvrir qui est l’auteur de la lettre, et ainsi, savoir si elle fait vraiment partie de la famille qu’elle a toujours connue, ou si tout sa vie n’a été que mensonge. Elle rencontre alors Jake, et ensemble, ils vont passer d’énigme en énigme pour résoudre ce mystère.

Ce livre écrit par Lisa Unger est très bien rédigé, la lecture est très agréable parce que tout est bien formulé et intriguant. Il est facile de s’identifier au personnage principal puisqu’il est bien décrit et organisé. C’est un personnage complet que l’on apprend à découvrir page après page à l’aide des retours sur sa vie passée mais surtout de ses questionnements existentiels. Elle se pose des questions sur sa vie et sur son entourage et ce sont les évènements qui vont suivre sa recherche de l’auteur de la lettre qui vont l’aider à comprendre les secrets qui hantent sa famille. Le personnage de Jake fait aussi partie de l’intrigue puisqu’il s’avère ne pas être celui que l’on pensait. Il s’entête à aider Ridley dans cette quête qui se révèle être beaucoup moins personnelle que prévue et la raison pour laquelle il agit ainsi est surprenante mais aussi complexe. Ridley va alors rencontrer de nombreuses personnes qui vont chacune donner sa part dans l’histoire. Certaines sont tout à fait innocentes et espèrent retrouver leurs progénitures, et d’autres, au contraire, essaient de cacher ce qui s’est réellement passé.

Le lecteur ne s’attend pas aux nombreux dénouements. L’histoire est peuplée de différentes intrigues et celles-ci se résolvent au fur et à mesure. La fin est surprenante, englobant des phénomènes que l’on penserait improbable mais qui ont l’air réaliste. Il est agréable de suivre les périples des personnages, ceux-ci étant bien développés. L’histoire de Ridley et Jake n’est pas naïve, nous suivons leur relation qui est honnête, comme l’histoire en elle-même. Le lecteur n’est pas pris pour une personne annexe, mais il fait partie intégrante du récit. Ainsi, l’histoire est très intéressante et troublante par son écriture, son originalité et son audace, d’autant plus que le narrateur raconte le récit comme son propre histoire en sachant ce qu’il s’est produit.

The Mindy Project (****)

url1La série The Mindy Project, écrite et jouée principalement par Mindy Kaling, raconte l’histoire de Mindy, gynécologue travaillant dans un cabinet avec d’autres médecins. Elle est très extravagante et n’arrête pas de chercher des compagnons, c’est pourquoi elle organise de nombreux rencards qui ne mènent pas souvent à quelque chose de concret. Cette série est une comédie qui s’apparente à New Girl mais avec des personnages légèrement plus vieux, qui tournent autour de la trentaine et plus. Chaque épisode retrace des histoires différentes, qui néanmoins se suivent, et même si Mindy arrive à rencontrer des personnes avec qui elle a des expériences amoureuses, la plupart du temps, celles-ci ne durent pas longtemps.

The Mindy Project est une série de trois saisons tout en humour, qui prend le métier des gynécologues comme base pour développer des histoires plus profondes et psychologiques. Mindy est un personnage attachant et drôle mais aussi parfois agaçant. Elle se comporte parfois comme une fille gâtée qui a des principes et qui ne s’en détachera pas, ce qui est évoqué de nombreuses fois dans la série. Ce qui pousse à l’intérêt, ce sont ses rencards et les personnes avec qui elle sort, qui sortent souvent de l’ordinaire. Mindy est quelqu’un de seule qui n’arrive pas à trouver l’heureux élu et c’est pourquoi elle s’entête à chercher, même si les personnes qu’elle trouve ne sont pas toujours très bien pour elle. Mais elle passe donc de copain en copain, et c’est ce qui enlève une partie de réalisme. A la fin d’un épisode, elle se sépare d’un homme et au début de l’épisode suivant elle rencontre « par hasard » une nouvelle personne qui l’intéresse.

Cependant, ses collègues de travail ont aussi une part dans l’histoire. Elle est accompagnée par deux autres gynécologues, docteur Jérémy Reed, le séduisant britannique, et docteur Daniel Castellano, le sérieux médecin compétiteur. Ce dernier, Danny, a une relation ambigüe avec Mindy. Il montre souvent ses défauts mais parfois ils se rapprochent dangereusement. C’est un personnage mystérieux et donc très drôle.

En conclusion, cette série est intéressante pour ceux qui aiment regarder des films légers et humoristiques. Les personnages sont attachants et le spectateur veut connaître leur évolution et savoir comment ils vont dépasser certaines épreuves à chaque fin d’épisode.

Rêves d’or (**)

21054627_20131104094933167Ce film retrace l’histoire de quatre adolescents qui décident de partir en Amérique. Au départ, deux garçons vivant au Guatemala partent avec leur amie pour les Etats-Unis. Mais ils remarquent qu’un indien les suit, ils l’acceptent don  dans leur groupe. Ainsi, ils grimpent clandestinement dans des wagons pour pouvoir traverser leur pays et vivre le rêve américain comme ils se l’imaginent. Néanmoins, leur traversée va être périlleuse et ils ne vont pas tous pouvoir arriver à destination.

Rêves d’or est filmé comme un documentaire, peu de musique entraînante comme dans de nombreux films, peu de scènes explicites afin que le spectateur comprenne les objectifs des jeunes, ou même des flashbacks de leur ancienne vie. Nous ne faisons que suivre leur périple du début à la fin. Les personnes qui n’arrivent pas à aller en Amérique sont laissées de côté, nous ne savons pas ce qu’il advient d’elles. En fait, nous ne suivons que ceux qui y arrivent.

Il est important de signaler que le film n’est pas traduit oralement, mais  il y a des sous-titres au bas du film. Néanmoins, ce n’est pas vraiment un handicap puisque les personnages ne parlent pas beaucoup pendant toute la longueur du film. Nous les voyons plus agir selon les difficiles circonstances qu’ils vont affronter.

Au final, c’est plus un film qui retrace l’épreuve qu’est la traversée de la frontière américaine, qu’un film qui essaie de faire naître une histoire des personnages présents afin que le spectateur s’attache et se sente concerné.

Selma (*****)

060744Selma se place à l’époque où les noirs américains combattaient pour acquérir le droit de vote, après avoir eu plus de liberté concernant leur accès dans les espaces publiques et leurs inscriptions dans les établissements scolaires. Le film suit donc les actes et décisions du fameux Dr Martin Luther King, très important dans la lutte des droits pour les personnes noirs aux États-Unis, mais aussi la ville de Selma où il était très difficile de s’inscrire sur une liste électorale si on était noir. Nous le suivons donc à travers ses différentes épreuves pour la reconnaissance des droits des noirs, les périodes où, malgré son statut de pasteur et son souhait d’exercer la non violence, il est arrivé à pousser la foule à la rébellion. Mais alors que les aspects politiques de l’affaire pourraient être les sujets du film, nous avons aussi l’occasion de découvrir ses conditions familiales, ce qui nous donne une idée globale de la situation.

Le film aux intrigues linéaires se focalise sur les moments historiques et les accentue avec des personnages attachants qui servent d’exemples à un passé révolu. En effet, les personnages secondaires, dont fait partie Oprah Winfrey, ont une grande importance dans la narration et le spectateur s’attache et s’identifie à eux. Ainsi, lors des malencontreuses catastrophes, nous éprouvons de la compassion pour eux. En effet, le sujet traité est difficile et, ainsi, pas accessible à tout le monde mais il est fidèle aux éléments passés. Aussi, l’apparition du président accompagné par ses convictions et ses agissements sont intéressants à prendre en compte pour avoir un avis complet sur la situation.

Mais le plus remarquable est tout de même l’acteur principal qui incarne Martin Luther King, David Oyelowo. Son talent de comédien est surprenant et son jeu est si bien interprété, si fidèle au caractère du personnage, que l’on est forcé d’y croire. Il offre une certaine conviction et une authenticité à toute épreuve. Il est d’autant plus admirable qu’il a du prendre du poids pour faire ce rôle.

La période choisie se concentre sur l’un des combats les moins connus de Martin Luther King ce qui peut être frustrant car le film n’évoque pas son fameux discours « I have a dream » ni son Prix Nobel de la paix, mais aussi intéressant car cela nous permet de prendre connaissance d’une période moins remarquée.

Ainsi, le film, très bien tourné et captivant par sa narration et ses personnages, offre une réflexion sur les droits et les devoirs des citoyens selon leur race et leur origine.

La probabilité statistique de l’amour au premier regard (***)

2Dans ce roman, nous suivons Hadley qui s’apprête tout juste à prendre un avion pour se rendre à Londres. Elle est bien loin d’être ravie de prendre ce vol pour l’Angleterre, où son père va se remarier. Mais le destin s’en mêle, lui faisant rater son vol pour quatre toutes petites minutes. Elle ne se sent pas très à l’aise dans ce hall remplit de monde, elle angoisse à l’idée d’arriver en retard pour ce mariage qui ne l’enchante pourtant guère, mais elle parvient finalement elle se trouver une place pour le prochain vol, mais avant cela, trois heures d’attente l’attendre. Trois heures d’attente qui passeront finalement très vite, surtout lorsque Hadley fait la connaissance d’Oliver…
Les personnages sont très attachants et très attendrissants.

Hadley est une grande angoissée et une phobique invétérée. Oliver quant à lui est très terre à terre et à un côté rationnel extrêmement développé. Il parait assez sur de lui et à un humour So British ! On apprend à connaître les personnages au fur et à mesure qu’eux apprennent également à se connaitre.

Certes, il y a bien une histoire d’amour mais c’est une façon d’aborder plein d’autres thèmes tels que le divorce, le mariage et le remariage, le deuil, l’amour (évidemment).

Leurs échanges sont intéressants, censés et font très bien avancer l’histoire. Par contre, les émotions des personnages ne sont pas assez explicites.

Le style de l’auteur est des plus agréables. Il permet une lecture rapide, sans prise de tête. Les tournures de phrase et l’alternance du présent et du passé est utilisé avec beaucoup de subtilité et l’équilibre entre les deux est parfait. lecteur peut ainsi avoir un regard extérieur sur ce qui se passe, tout en pouvant “lire” dans les pensées d’Hadley.

Pour conclure, une lecture agréable pour un weekend.

Orange is the new black (****)

urlLa série Orange is the New Black, basée sur le livre autobiographique du même nom de Piper Kerman, suit l’histoire de nombreux personnages vivant dans une prison suite à des délits et même des crimes. La prison est exclusivement féminine, nous suivons alors plusieurs histoires amicales mais aussi amoureuses des détenues. Le personnage principal est Piper, dénoncée pour avoir transporté une valise de drogue et d’argent dix ans plus tôt. Au départ, elle a du mal à s’adapter à la vie en prison puisque c’est une femme calme, intelligente et fondamentalement innocente. Elle est alors entourée de femmes violentes et perturbées, et se trouve dans des histoires dès son arrivée. Néanmoins, quelques temps après, elle fait des connaissances et s’attache à des personnes.

Alors qu’elle s’est fiancée à Larry juste avant de partir en prison, elle lui raconte ses mésaventures rocambolesques à chaque fois qu’elle en a l’occasion. Mais, se fondant dans la masse, elle lui raconte aussi des histoires dans lesquelles elle est particulièrement concernée et impliquée, alors que lui, qui a du recul sur la situation, éprouve de moins en moins d’intérêt à l’écouter. Larry est, de son côté, journaliste, et pendant l’incarcération de sa fiancée, il a l’occasion de publier son vécu dans cette épreuve dans l’un des plus célèbres journaux. Il le fait donc, contre l’avis favorable de Piper, et ainsi leur situation commence à se compliquer.

Cette série est intéressante de part son originalité (à part Prison Break, les séries télévisées ne se sont pas affolées sur le sujet, et celle-ci se focalise sur des détenues féminines), et son humour dans une situation comme celle-ci. Le spectateur se sent impliqué et nous voulons aider les personnages à travers leurs épreuves, qui sont futiles pour nous mais très importantes pour eux. Les personnages sont tous très attachants, ayant leur propre caractère et leur propre réaction à certaines situations. Comme il y a de nombreux personnages, regroupés souvent par leur origine, il y a de nombreuses histoires et, même si le rythme de la série est plutôt lent, nous ne nous ennuyons pas. La série, comme son générique, sont très prenants.

2 saisons à ce jour.

The walking dead (***)

 215818_f1700e064738fb9b85e0fb91b40afb01Une série fantastique/horreur dans laquelle les morts vivants ont envahi notre planète.

 A l’origine, un virus très contagieux aurait contaminé l’être humain, provoquant chez lui violence exacerbée, envie de mordre et de dévorer les autres humains. En bref, un phénomène bien pire que la rage, maladie qui finit par tuer le contaminé, alors que ce virus, une fois mordu ou dévoré partiellement, tue l’homme, qui quelques instants plus tard,  se réveille pour exister sous la forme d’un mort vivant quasi indestructible.

Des virus apparaissent déjà de nos jours de façon inexplicable. Alors pourquoi pas cette version fantaisiste ?  Connaît-on l’origine du virus Ebola ? N’avons-nous pas des doutes sur le fait que des scientifiques auraient pu le créer et le propager par esprit d’expérience ? Et nous ne trouvons pas le moyen de stopper aujourd’hui la propagation d’Ebola.

Il en est de même dans cette série, qui nous fait suivre le quotidien de survivants non contaminés, confrontés aux morts vivants, sans solution  pour en arrêter le phénomène, et dont le seul espoir est d’éviter ou d’affronter ces monstres pour continuer la survie.Cette série sait nous mettre en haleine, entre fuite et lutte acharnée, apprentissage de la défense et de l’attaque face à ces monstres, nous tenant dans l’espoir,  non plus de vivre et de profiter de la vie, mais au moins de survivre.

Spectateurs sensibles s’abstenir, certaines scènes pouvant être choquantes, violentes et sanglantes.

Devious Maids (*****)

o-DEVIOUS-MAIDS-facebookQuatre femmes, Marisol, Rosie, Carmen et Zoila, sont employées comme femmes de ménage par des personnes riches, mais, un jour, leurs amies Flora est victime d’un meurtre et celles-ci s’allient afin de trouver qui est le mystérieux meurtrier. Cette histoire durera une saison et sera mélangée par d’autres mystères dont les femmes de ménage se chargent avec plaisir. Ainsi, des ambiguïtés se créent entre les domestiques et les employeurs mais aussi avec leur entourage qui se révèlent être différents de ce qu’ils pensaient.

Après la fin de Desperate Housewives, Marc Cherry se tourne vers une autre série dans le même concept mais se concentre plus sur des personnes hispaniques, souvent d’origines mexicaines. Il faut peut-être quelque temps d’adaptation pour le spectateur puisque l’histoire commence directement, sans introduction ou désignation des personnages mais c’est ainsi qu’il arrive à rapidement rentrer dans les intrigues. En effet, chaque épisode offre un nouveau point de vue sur l’intrigue du moment qui se complexifie petit à petit. Il est très facile de finir accro à cette série mouvementée par sa musique typiquement sudaméricaine et les personnages qui rythment l’histoire. Alors que l’on pourrait croire que ce sont les riches employeurs qui sont les centres d’attention, ce n’est pas le cas. La vie des femmes de ménage est développée et il est très plaisant d’observer les comportements et les décisions de ces personnes car, étant des minorités, elles ne sont pas souvent représentées à la télévision, ce qui fait toute son originalité. Chaque personne a son passé, sa propre personnalité et ses ambitions, ce qui les rendent encore plus attachantes !

Deux saisons complètes sont disponibles à ce jour.

Off the map (****)

51ExU9Y7DPLOff the Map, série créée par Shonda Rhimes, aussi réalisatrice des séries Grey’s Anatomy ou Scandal, suit la vie de trois médecins : Mina, Lily et Tommy. Ils ont tous les trois décidés de partir travailler au Chili avec le docteur Benjamin Keeton. Ceux-ci sont confrontés à des cas plus que spectaculaires et ont la contrainte de ne pas avoir du matériel aussi développé que chez eux, aux Etats-Unis.

La série Off the Map continue sur la lancée de Grey’s Anatomy ou Private Practice en restant dans les mêmes tons mais en élaborant d’autres thèmes. Sous les magnifiques paysages du Chili, les internes découvrent des cas médicaux surprenants dont ils ont la charge. Alors qu’ils doivent changer leurs méthodes médicales et linguistiques pour pouvoir s’adapter au pays, ils ont affaire à d’autres médecins avec lesquels ils vont plus ou moins tissés des liens. Des histoires romantiques sont donc à prévoir ! Au fil des épisodes, le spectateur découvre les différentes personnalités des personnages qui se découvrent aussi en même temps. La série est donc pleine de fraîcheur et montre les comportements réalistes des personnes dans les situations de la vie de tous les jours. Le tout pimenté d’accent espagnol !

Néanmoins, bien que les 13 épisodes de la première saison tiennent complètement la route, la série a été arrêtée. Pas de saison 2 pour Off the Map, mais nous pouvons tout de même nous reposer sur Grey’s Anatomy, ou encore, d’un niveau quand même moindre, Private Practice.

Cake (*)

299358Claire Bennett, jouée par Jennifer Aniston, a de lourdes souffrances physiques et mentales. Alors, elle réagit de façon violente envers les personnes qui l’entourent. Si elle ne crée pas de problèmes autour d’elle, elle reste dans sa maison à prendre des tranquillisants. C’est pourquoi elle est seule. Mais, depuis quelques temps, elle commence à s’interroger sur Nina, une femme qui faisait partie de son groupe de soutien et qui s’est suicidée.

Le film commence sans introduction et rentre directement dans le vif du sujet : les conditions de vie de Claire, plus que difficiles. Mais nous ne savons pas pourquoi. Rien ne nous indique les causes du mal-être du personnage et même pas un indice ne nous indiquerait comment elle en est arrivée là. Au bout d’une demi-heure, le spectateur commence à faire ses propres interprétations, mais aucun signe n’est donné pour confirmer ses suppositions. Le spectateur ne fait que suivre une partie de la vie d’une personne et n’exerce clairement que le rôle de spectateur. Ce film fait plus office d’un documentaire que d’un film dans lequel il y a des péripéties et pour lequel le spectateur se sent concerné. Néanmoins, Jennifer Aniston interprète le rôle à merveille. Nous y croyons. Mais nous ne pouvons compatir ou essayer de se mettre à la place du personnage. Le film ne fait que montrer les réactions d’une personne dépressive mais ne nous donne pas de quoi s’identifier, ce qui est important dans un film. Et il reste définitivement un goût d’insatisfaction puisque le film s’arrête tout à coup, sans raison ni conclusion. Alors que le film était prometteur par son sujet et par l’actrice qui a eu l’occasion de jouer un film qui sort des films qu’elle jouait précédemment, il reste plat et manque de substance pour attirer le spectateur.