Maléfique (****)

malefiqueDe multiples adaptations ont suivi l’histoire de La Belle Au Bois Dormant. Une série, Once Upon A Time, a même été consacré aux personnages de contes : ils sont coincés à Storybrooke et sont victimes d’une malédiction qui les empêche de se souvenir leur histoire originale. Il est très possible que cette série télévisée ait suscitée les différentes adaptations cinématographiques sorties récemment, telles que La Belle et La Bête avec Vincent Cassel.

Le film se démarque des anciens puisqu’il se met à la place, non plus de Aurore, la belle au bois dormant, mais de Maléfique, la méchante fée qui a jeté une malédiction sur Aurore lors de son enfance. Cette adaptation nous offre une nouvelle interprétation des causes de cet acte et nous montre une fée pas si maléfique que ça. De nouveaux évènements l’ont rendu telle qu’elle est, seule dans un univers féérique qui n’a plus rien de magique. Seule la vengeance était la clef pour se libérer de la malédiction dont elle a été, elle-même, victime. Mais cette vengeance se retourne rapidement contre elle…

Le choix des acteurs est très judicieux. Angelina Jolie se détourne des films d’actions dont elle a souvent été l’interprète pour se concentrer sur l’adaptation d’un personnage mythique. Aussi, elle avouera qu’elle a essayé de tout faire pour ne pas donner une image trop décalée de son personnage, mais, plutôt, de lui offrir une nouvelle représentation auparavant jamais imaginée. Elle Fanning joue Aurore, douce, délicate et souriante, comme on la connaît.

Le film redécouvre l’histoire d’origine de façon très censée et inventive. Le spectateur découvre des paysages et personnages, non évoqués, dans le livre grâce à des effets spéciaux très bien réalisés. L’adaptation cinématographique offre aux spectateurs une réflexion sur l’histoire aussi connue.

X-Men : Days of Future Past (*****)

nouvelle-bande-annonce-affiche-x-men-days-of-futur-pastDans ce nouvel épisode de X-Men, les progrès scientifiques sont sur le point de permettre aux humains de contrôler les mutants. Un fameux chercheur a trouvé le moyen de créer des machines pouvant s’adapter aux pouvoirs des mutants, et les surpasser. Ainsi, le Professeur X et Magnéto vont devoir se réunir pour faire face à cette catastrophe imminente. Ils décident de changer les évènements du passé qui ont permis ces possibilités scientifiques et arrêter Mystique qui rend ces changements encore plus immédiats. Wolverine prend une place prédominante dans ce film puisqu’il est le seul à se régénérer, et donc, à pouvoir endurer le passage entre le passé et le présent.

Le film est novateur et nous permet, à chaque fois, d’assister aux progrès qui inscrivent les X-Men dans l’actualité cinématographique. La 3D est donc très appropriée et nous permet de nous captiver encore plus, le spectateur est dorénavant acteur du film.

Les actions se succèdent et parfois s’entremêlent. Nous jonglons entre faits présents et faits passés, et les scènes entre les différents groupes d’alliés. De nouveaux personnages sont présents, avec de nouveaux pouvoirs encore plus surprenants et extravagants que les précédents.

Le rythme se tient, et le mystère est présent jusqu’à la fin. Nous apprécions voir l’évolution des relations, et les conséquences des séparations des deux personnages principaux, Erik et Charles (nommés respectivement Magnéto et Professeur X par la suite). Nous les voyons agir entre conflits idéologiques et coopérations stratégiques.

Aussi, nous pouvons remarquer la présence d’Omar Sy, acteur français, dans le cinéma américain. Comme nous le savons, les scènes des X-Men se passent dans le monde entier ; dans cet épisode nous pouvons constater que c’est la Chine et la France qui ont été sélectionnées !

Un plan parfait (***)

Dès le début du film, le spectateur assiste à un repas de famille. Une femme pleure désespérément, son amie décide donc de raconter l’histoire de sa sœur qui a essayé de contourner la malédiction familiale.

La femme concernée est destinée à un homme qu’elle ne veut pas épouser puisque, dans la famille, les premiers mariages sont toujours des échecs. Elle décide donc de trouver une solution à l’improviste pour y échapper. Elle rencontre un homme avec lequel elle pense pouvoir se marier … et aussi divorcer rapidement.

Ils traversent beaucoup d’aventures qui bouleversent la routine dans laquelle la protagoniste s’était confortablement blottie. Mais celle-ci ne pense qu’à en finir, trouver un moyen pour se marier, divorcer et arrêter le cercle vicieux. Cependant, elle ne va pas prévoir les évènements qui vont suivre…

En effet, dès le début, nous imaginons comment l’histoire va finir. Mais, lorsque nous pensons savoir ce qui va se passer ensuite, nous réalisons qu’un élément nouveau est apparu et nous sommes surpris. Même si la fin est prévisible, les aventures dans lesquelles les deux personnages principaux, interprétés par Diane Kruger et Dany Boon, sont eux, tout à fait inattendu. Comme on dit, ce n’est pas le but à atteindre qui compte, mais le chemin parcouru.

Et nous aimons comment le film nous fait passer du rire à l’émotion. D’ailleurs ceci est typique des nouveaux films français : un sujet précis et des aventures et épreuves hors du commun qui rythment le film. Nous passons donc du voyage à la danse, du vol en avion à l’astronomie et beaucoup d’autres choses que nous vous laisserons le loisir de découvrir !

Un amour d’hiver (***)

Un_Amour_d_hiverPeter Lake (Farrell), un jeune homme devenu maître cambrioleur, entre par hasard dans la maison d’une charmante jeune femme du nom de Beverly. Dans une New York du début du 20e siècle, une histoire d’amour naît entre la belle et le voleur. Mais elle est condamnée à l’avance, car Beverly est mourante. À travers le temps, et les forces du mal, l’amour de Peter perdure pourtant. Et si un miracle se produisait…

L’intrigue commence avec un bébé déposé par ses parents dans un petit bateau et laissé à l’abandon sur le fleuve. Le bébé devient un jeune homme, Peter, dont le mentor est un démon. L’histoire n’est pas toujours très claire, bien que surprenante par moment. Étant supposé être un conte fantastique, un peu plus de fantaisie aurait été nécessaire. Toutefois, la distribution est éclatante, avec Russell Crowe, qui est parfait dans le rôle du méchant etColin Farrell est très à son aise dans le rôle de l’amoureux. L’histoire n’est pas mauvaise, au contraire, mais il manque des informations importantes, qui restent en arrière plan ou qui ne sont carrément pas là. La romance, par contre, elle, on ne peut pas la manquer. L’amour sincère et pure qui unit les deux protagonistes, touche le cœur. Les personnages sont intéressants, tous autant qu’ils sont. Il ne manque qu’un petit quelque chose qui, peut-être, aurait donné un coup d’éclat à ce film dont la beauté reste un peu trop cachée. C’est un bon petit film à regarder en amoureux. Et le plus important, il faut garder l’esprit ouvert aux surprises…

Avis de mistral (****)

avis-de-mistralLe titre du film, Avis de mistral, réalisé par Rose Bosch, exprime le mistral fréquent des régions du sud de la France, mais peut aussi être la métaphore des bouleversements que cette histoire va provoquer.

En effet, à la suite de conflits familiaux, des vacances sont précipitamment prévues en Provence chez le grand-père de famille. La grand-mère accompagne les enfants de sa fille : un garçon, Adrien joué par Hugo Dessioux aussi connu pour ses vidéos YouTube sous le nom de Hugo Tout Seul, une fille, Léa jouée par Chloé Jouannet, la fille d »Alexandra Lamy, et un autre jeune garçon muet, Théo, interprété par Lukas Pelissier.

Arrivés à destination, ils découvrent que le grand père chez qui ils ont prévu de séjourner n’est pas au courant de leur venue, et eux-mêmes ne l’ont pas vu depuis longtemps. C’est ainsi que, découvrant que l’endroit où il vit n’a pas de réseaux téléphoniques, les conflits commencent.

Ils se rendent donc compte que les modes de vies des différentes générations sont très contradictoires (la famille vit à Paris, le lieu où « on ne voit pas le temps passer » alors que le grand père, au contraire, aime voir le temps passer et c’est pour cela qu’il vit dans un endroit plus en reclus de la civilisation). Mais, bientôt, les aveux et réconciliations se font et nous observons l’évolution de leurs relations.

Différents thèmes sont abordés comme celui de l’amour, de l’amitié, des retrouvailles et des rencontres, mais aussi des disputes, des déceptions et des dangers. Néanmoins tous ces sujets sont élaborés avec humour et délicatesse.

Le film est agréable à regarder grâce au style cinématographique et aux différentes musiques qui permettent d’attirer notre attention et de nous plonger plus facilement dans l’histoire. Les acteurs sont dynamiques et reflètent la nouvelle génération qui accorde beaucoup d’importance aux technologies modernes et qui se soucie moins des contacts physiques et réels. Mais ici, nous avons l’occasion de voir que la Provence a fait d’eux des personnes différentes, qui se libèrent de leurs contraintes extérieures pour s’intégrer dans un lieu où rien n’est pareil que chez eux. Ainsi, le film offre une belle représentation des régions du Sud du pays, et nous avons même l »opportunité de voir Michel Drucker en personne descendant la côte en vélo.

Le film est accessible à tout type de téléspectateur, autant les plus jeunes que les plus âgés se reconnaîtront. Pour les personnes n’admirant que très peu les films français, nous vous conseillons tout de même de le voir puisqu’il ne laisse pas de place à l »ennui. Il mélange le drame et la comédie en représentant toutes les générations liées à des différentes histoires captivantes.

Chroniques d’une humanité augmentée (***)

Couv_chroniques_d_1_humanite_augmentee - lightCouv_chroniques_d_1_humanite_augmentee - light (1)Dans ce roman d’environ 70 pages, l’auteur se focalise sur la tournure que pourrait prendre les évènements si le monde virtuel venait à faire partie courante de la vie jusqu’à créer une « réalité augmentée ». Ce sujet est donc évoqué à travers plusieurs nouvelles qui sont séparées par des interstices.

Le récit s’ouvre sur les faits rapides de la vie de Julien qui en vient à ne plus se souvenir de son nom ou des gens qu’il côtoie. Il a de violentes pertes de mémoire et souffre d’un dédoublement de la personnalité. Le lecteur, intrigué par ces réactions et tourmenté par ce que ressent le personnage, se demande d’où cela peut venir.

Nous suivons l’histoire à travers Julien, puis Nicolas mais aussi Alfred et Sébastien sans oublier les régulateurs. Chaque personnage offre un nouveau point de vue sur le sujet car ils montrent les conséquences d’un monde virtuel.

En effet, que penser d’une vie où nous serions sans cesse connecté à un avatar ? Et où nous serions des avatars dont nous pouvons modifier l’apparence à souhait ? Même si pour certain l’idée n’est pas mauvaise, le problème est ce que l’autorité pourrait faire des données nous concernant.

L’auteur nous offre donc une réflexion sur le sujet dans ses nouvelles concises mais subtiles. Il dépeint un monde où les problèmes d’argent déteindrait sur l’apparence des personnes qui seraient « pixelisées » ou auraient des problèmes de connexion. Le tout est développé intelligemment, plusieurs références sont utilisées comme l’Allégorie de la Caverne rappelée au début et d’autres citations tels que « L’enfer, c’est les autres ».

Vous pourrez retrouver des informations sur l’auteur et sa création ici : https://pascalbleval.wordpress.com/

Et vous pourrez l’acheter ici : http://www.amazon.fr/Chroniques-dune-humanit%C3%A9-augment%C3%A9e-futur-ebook/dp/B00LS6U5O6/ref=la_B00LSEU2Q4_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1405326767&sr=1-1

Fangirl (****)

FANGIRL_CoverDec2012-725x1075Rainbow Rowell se plonge dans le monde universitaire dans son roman « Fangirl », et se met à la place de Cath, jeune étudiante qui passe son temps à écrire des fanfictions et à s’inquiéter pour sa sœur jumelle, Wren, qui cherche plus à profiter de la vie en faisant la fête. Cath s’enferme donc dans son monde virtuel mais est surprise par la tournure des évènements.

L’auteur inclut de nombreux faits personnels dans ce livre, elle confit qu’elle était un peu comme Cath à l’université, elle avait peur du changement et des rapports sociaux et désirait s’échapper de sa vie grâce aux fictions qu’elle écrivait. Elle retrace donc les faits quotidiens avec naturel. Plusieurs personnages sont présents dans ce roman mais le lecteur arrive à s’attacher suffisamment aux protagonistes. Quelques parties de la fanfiction qu’écrit Cath sur un roman s’apparentant beaucoup à Harry Potter sont insérer entre les chapitres ce qui peut perturber le lecteur par le changement d’écritures autant qu’il peut le ravir grâce à la variété des évènements. Il est intéressant de découvrir l’histoire de Cath, qui aurait pu très bien être l’histoire de tout un chacun car très proche de la réalité.

Les fatrasies d’Eris (**)

les-fatrasies-derisLes fatrasies d’Éris est un livre poétique basé sur le personnage d’Éris, déesse de la discorde dans la mythologie grecque, connue comme étant celle qui jeta une pomme d’or « A la plus belle » dont Athéna, Aphrodite et Héra cherchent à avoir la possession.

Au fil des chapitres, d’autres personnages complexifient l’histoire, dont La Jeune Fille et La Mort, mais aussi, le poète lui même qui se qualifie « Fils-Poète » puisque « un poète n’est le fils de Personne ». Plusieurs thèmes sont évoqués tels que l’amour, l’attirance, mais aussi la solitude et les disputes. Derrière l’histoire mythologique, le poète donne voix aux relations amoureuses et aux conséquences qui s’en découlent.

La lecture du poème est simple, des informations sur la mythologie sont indiquées et une réelle histoire est dressée à travers les différents types de poèmes créés. Lorsque le lecteur est impliqué dans l’histoire, la lecture du livre est appréciée. Il faut toutefois aimer les poèmes.

Vous pourrez retrouver les informations sur l’auteur et son livre ici : http://www.mandin.com/livre-les-fatrasies-d-eris

Loin de tout (*)

Loin de Tout - Tome 1Ce roman retrace l’histoire de Camryn. Elle a vingt ans et a plusieurs complications dans sa vie : elle a perdu son petit ami lors d’un accident de voiture, s’est disputée avec sa meilleure amie, etc… Alors, afin de chasser la monotonie et les aléas de sa vie, elle décide de prendre le bus et de partir loin de chez elle.

Dans le bus, elle rencontre Andrew, vingt-cinq ans, qui a aussi pas mal de problèmes dans sa vie. Durant tout le voyage, ils n’échangent que des banalités et ne cherchent pas à se connaître, mais une attirance va se construire entre eux et le lourd secret qu’Andrew essaie de cacher va peut-être bouleverser leur relation naissante.

L’auteur veut créer une complicité entre les deux personnages qui veulent s’éloigner de leur vie passée et prendre des chemins différents. Mais cette complicité n’existe que très peu, et si elle existe, elle n’est pas naturelle. Le langage est très peu soigné et quelques évènements aurait pu être épargnés puisqu’inutiles. L’histoire est très cliché, et dès la lecture du résumé, le lecteur peut se faire à l’idée la suite des évènements. Rien d’extraordinaire ne se passe dans ce livre, et les actions que le lecteur attendent sont souvent décevantes.

Crime d’honneur (***)

honour-elif-shafakDès les premières lignes du roman, la mort de Pembe, mère de 3 enfants, est évoquée. Dès lors le lecteur est conscient que ce thème va être principal, et la base de l’histoire. Sa fille, Esma, a toujours voulu devenir écrivain et décide d’écrire l’histoire de sa mère afin qu’elle soit commémorée.

Ainsi, chaque nouveau chapitre retrace une partie de l’histoire de sa mère, comme celle de sa famille en général, à différente période. Le lecteur suit alors les évènements que Pembe a vécus à partir de sa naissance dans une famille d’origine turque et kurde composée exclusivement de filles -au malheur de sa propre mère, Naze. Le lecteur cherche la raison pour laquelle Pembe ait pu être assassinée et chaque chapitre est un indice grâce à la complexité de l’histoire familiale et ses conséquences.

Au départ, l’insertion dans l’histoire peut être difficile puisque chaque chapitre donne voix à un nouveau personnage, membre de la famille, il est peut-être conseillé de dresser un arbre généalogique pour visualiser la famille. Mais dès que les histoires sont concrètes, il est aisé de prendre part à l’histoire qui ne s’apparente pas à une fiction.

L’auteur met l’accent sur les thèmes chers à sa culture tels que l’immigration d’une famille turque et kurde dans un pays de l’Ouest comme l’Angleterre, l’intégration et l’acceptation parfois difficile de la population et l’honneur des familles de cette culture. Le lecteur est d’autant plus surpris par la tournure des évènements.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert (****)

la-verite-sur-4502Le deuxième livre de Joël Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Quebert, a gagné le 25ème prix Goncourt des Lycées en 2012. Du haut de ces 600 pages (800 selon l’édition), l’auteur retrace l’histoire d’un écrivain, Marcus Goldman, qui, après avoir vécu le succès de son premier livre, est confronté à l’horreur de la page blanche. Il cherche alors l’inspiration chez son ami Harry Quebert, anciennement son professeur et aussi écrivain, qui lui donne des conseils pour l’écriture d’un roman à succès.

Mais un évènement inattendu arrive. Harry est accusé du meurtre de Nola Kellergan, sa compagne secrète âgée de 15 ans. Marcus, convaincu de son innocence, enquète personnellement sur cette affaire afin de disculper Harry.

Le livre est très bien écrit, avec des mots simples et facile à comprendre. Les nombreuses pages à lire ne sont pas une contrainte, le lecteur est plongé dans l’histoire intrigante du meurtre non résolu depuis une trentaine d’année. Nous sommes impliqués dans ce thriller à l’américaine, l’auteur donne la possibilité d’avoir un avis sur les différents accusés.

De plus, à chaque chapitre, se trouve un conseil de Harry Quebert sur l’écriture qui pour lui, s’apparente à la boxe.

Ainsi, le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la fin du roman alors que les pistes s’éclaircissent au fur et à mesure. Ce livre peut être lu par tout type de personnes.

L’équation de l’amour et du hasard (****)

equationCe roman retrace l’histoire de deux adolescents qui, ayant échangé des mails pendant plusieurs mois, se rencontrent. En effet, ces deux protagonistes avaient décidé de ne pas livrer d’informations personnelles afin de conserver une relation simple. Mais la connaissance de leur identité va changer et même compliquer leur relation.

Ce livre est très bien écrit, il se lit rapidement, le lecteur n’a pas de mal à s’inscrire dans l’histoire et s’identifier aux personnages. Nous jonglons entre les pensées de ces deux personnages, qui ont le point commun de s’aimer, mais qui ne le peuvent. En effet Graham Larkin est une célébrité, il a joué dans plusieurs films à succès et sa notoriété est grandissante. Il ne peut pas sortir avec Ellie O’Neill, simple habitante d’un village et d’un milieu modeste. Les deux personnages veulent créer leur propre histoire d’amour, mais sont face à plusieurs difficultés.

Cette histoire est très distrayante, propice à l’imagination. Parfois perçue comme naïve, mais qui tient tout à fait la route. Nous regrettons simplement la fin.

Nos étoiles contraires (***)

Nos-étoiles-contraires-de-John-Green-couvertureCe bestseller semblait être un livre incontournable. Vendu dans plusieurs pays, et ayant été adapté au cinéma, l’histoire devait être des plus passionnantes.

Le roman illustre l’histoire d’une adolescente, Hazel, atteinte d’une maladie grave des poumons. Elle sait depuis son enfance que sa mort peut être imminente, et chaque jour est une épreuve pour elle. Mais, un jour, elle rencontre Augustus Waters dans un groupe de soutien. Il était atteinte d’un cancer et a du être amputé d’une de ses jambes pour pouvoir éradiquer sa maladie. Une histoire d’amour entourée de métaphores se créée alors entre eux .

Le thème du livre est touchant et nous savons, dès le départ, qu’il va susciter des émotions. Néanmoins, l’histoire n’est pas écrite de sorte que le lecteur soit touché directement par ces évènements, le fait qu’il ne soit que très peu impliqué ne l’amène pas à extérioriser ses sentiments.

Aussi, l’histoire est entourée par l’implication des personnages sur Une Impériale Affliction, un livre dévoilant une fille aussi atteinte d’une maladie. Hazel et Augustus font tout pour savoir la fin de ce livre qui se termine sur une phrase non finie. Cette double histoire est ressentie comme trop impliquée, ce qui ne laisse parfois pas la place à l’histoire d’origine, même si elle est liée à celle-ci.

Ce roman n’illustre donc ni une histoire dramatique ni une histoire romantique. L’auteur, John Green, se met simplement à la place d’une personne malade qui essaie de vivre tant bien que mal, et qui découvre l’amour.

En ce qui concerne le film, il est très fidèle au livre et éloigne toutes formes d’empathie afin de rendre cette histoire réaliste, et non romancée. L’histoire est telle que beaucoup d’émotions sont ressenties par le spectateur qui sera parfois pris aux larmes. Les acteurs, Shailene Woodley et Ansel Elgort (frère et sœur dans Divergent) sont si talentueux qu’ils rendent le film encore plus beau et bouleversant.

Beaucoup pensent même que le film est mieux que le livre.

Mars Ocean (****)

couverture-kindle-v2Mars Ocean, le roman de Virginie Spies, est un délice de lecture. Dès les premières pages nous sommes ancrés dans l’histoire non ordinaire d’une équipe sur le point de faire une émission de télé-réalité sur la planète Mars. Nous suivons l’histoire à travers deux personnages : Cyrius et Louise. Ces deux personnages sont très différents, l’un est né dans une famille riche et est devenu célèbre, alors que Louise vit dans un milieu modeste et aime l’audiovisuel et l’écriture. Mais tout deux ont décidé de quitter la Terre pour construire une nouvelle vie sur Mars. Cyrius et Louise vont entamer une relation sous la surveillance très attentive du public terrien et vont devoir faire face à plusieurs évènements qui vont changer leurs idéologies.

Est-il préférable de vivre sur une planète inhabitée sachant que nous ne pourrons pas retourner sur la Terre qui a été notre foyer tout au long de notre vie ?

Ou est-ce plus judicieux de rester sur une planète, la Terre, dont nous ne supportons pas les idéaux ?

L’histoire se lit très facilement, les mots sont simples et à la portée de tous. Nous aimons le fait que les personnages soient profondément étudiés au point que le lecteur s’identifie aisément à ceux-ci. A chaque chapitre, nous passons des pensées de Louise à celles de Cyrius, rappelant le fonctionnement du journal intime.
Aussi, nous apprécions le fait que le livre nous offre une réflexion sur l’impact important de la télé-réalité dans nos vies. En effet, les explorateurs décident de partir de la Terre pour vivre autrement, mais sont tout de même reliés intensément à celle-ci par le biais des médias. Ils sont d’ailleurs si liés au public terrien qu’ils se demandent s’ils pourraient vivre sans.

Si vous voulez imaginer comment sera la vie sur Mars en 2024, ce livre est fait pour vous.

Vous pouvez vous procurer le roman sur : http://www.amazon.fr/Mars-Ocean-Lunivers-totalement-t%C3%A9l%C3%A9vision-ebook/dp/B00KCY1WIS/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1401398344&sr=1-1&keywords=mars+ocean

Et vous renseigner plus amplement sur : http://www.mars-ocean.com/

Wonder (***)

db348-wonderAugust Pullman, un garçon de dix ans, est né avec une déformation faciale. C’est pourquoi dès son plus jeune âge, ses parents ont décidé de lui faire des cours à la maison. Mais ses parents décident qu’il serait temps pour lui de s’inscrire dans un vrai collège.

C’est ainsi que Auggie va suivre des cours en faisant face aux moqueries et regards implicites. Le principal du collège propose à des élèves de le mettre à l’aise en lui parlant, il va donc faire des connaissances rapidement, à ses risques et périls.

L’auteur se met donc à la place des handicapés qui doivent agir en fonction des personnages environnants, ce qui peut être parfois déstabilisant, tout en montrant que ces personnes sont comme toutes les autres, seul leur physique les différencie.

Ce livre, partagé en plusieurs parties correspondant aux différents personnages, est très facile et rapide à lire. Le lecteur prend la place du garçon, Auggie, et se demande comment les personnes peuvent être aussi injustes. Nous suivons les étapes que le personnage principal va passer, les personnes avec lesquelles il va rester, les personnes qui le comprennent, et au contraire, celles qui vont lui rendre la vie plus dure qu’elle ne l’est déjà.

Cette histoire offre une belle réflexion sur notre possible réaction si nous étions à la place de August ou des autres élèves. Nous comprenons les épreuves auxquelles August et les personnes le ressemblant ont confrontés, et nous nous rendons compte que l’apparence a une grande importance dans notre société.

Wonder est donc une oeuvre touchante.

Entre chiens et loups (*****)

entre-chiens-et-loupsEntre chiens et loups de Malorie Blackman, le premier tome d’une série, est un livre original, tout d’abord par sa forme : les chapitres sont classés par personnages. L’histoire se déroule tout en passant de la pensée d’un personnage à la pensée d’un autre personnage.

Mais aussi par sa morale. Le système étudié est le reflet d’une ségrégation raciale où les blancs appelés Nihils sont rejetés et doivent vivre dans un environnement gouverné par les noirs ou Primas. Se crée alors une communauté fermée de deux groupes : l’un dominant, et l’autre dominé.

C’est ainsi que les deux personnages principaux, Callum et Sephy, racontent leur histoire. Perséphone Hadley, couramment appelée Sephy tout au long du livre, est noire et est la fille du ministre, alors que Callum est blanc et est fils d’ouvrier. Ces deux personnages vont développer une amitié forte qui va s’accroître jusqu’à menacer leur vie. Leur relation a débuté grâce aux liens de leurs mères respectives. La mère de Callum, Meggie, était la gouvernante de Sephy et sa soeur Minerva, et Callum aidait sa mère à s’occuper d’elles. Mais Meggie se fait renvoyer et les deux personnages sont forcés de se voir en cachette.

Tout bascule lorsqu’une bombe explose dans le centre commercial de la ville où les deux personnages habitent. Les proches de Callum sont accusés et de lourdes peines sont lancées contre eux. Il décide alors de rejoindre un groupe, la Milice de Libération, qui vise à s’attaquer aux personnes qui dominent la société, et se libérer de ce poids sur lequel ils font pression. Par la suite, Callum fait plusieurs erreurs qui montrent que la haine et l’amour se rejoignent étroitement.

Cette histoire est poignante puisqu’elle interroge sur une société passée, qui peut encore être d’actualité, où les personnes noires étaient victimes de violence, d’agression et de rejet. Plus généralement, elle étudie les conséquences que peut provoquer une communauté qui rejette les individus aux origines et coutumes différentes. Dans le livre, plusieurs personnalités sont illustrées permettant de montrer les différents comportements que les personnes peuvent avoir lorsqu »elles se sentent en danger.

Cette histoire nous rappelle Roméo et Juliette, mais l’histoire de ce récit n’est qu’une similitude aléatoire puisu’elle est mélangée avec un genre tout à fait à la mode, le genre dystopique.

La suite de ce roman, La couleur de la haine, présente les conséquences que peut avoir ce genre de société sur les générations futures. Des personnages se battent contre les actes passés qui ont des impacts sur le présent et essaient de s »en dépêtrer tandis que d »autres revendiquent leur liberté.

Je recommande ce livre puisqu’il représente plus qu’une question sociale et communautaire. Il exploite une aventure amoureuse interdite tout en questionnant sur les enjeux que celle-ci peut avoir.

Néanmoins, il est recommandé aux adolescents plus qu’à la jeunesse puisqu’il y a certaines parties qui peuvent être choquantes aux yeux de certains jeunes lecteurs.

Multiversum (*)

multiversumLe résumé et la couverture présage une histoire intéressante et originale. Deux personnes sont en dialogue télépathique et vont développer un amour impossible.

Mais le livre a beaucoup de défauts. Tout d’abord l’écriture, ou la traduction, est très peu élaborée, trop simpliste et parfois même ne relevant pas des tournures de phrases françaises. Nous avons plus l’impression de nous trouver dans une histoire pour enfants.

Ensuite, on a du mal à s’attacher aux personnages. Nous avons l’impression qu’ils ne sont touchés que par des évènements extérieurs contraignant etleur personnalité n’est pas assez développée.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, elle est assez bien mais il manque beaucoup d’éléments pour devenir un livre agréable sous toutes les formes. L’idée qu’il y ait deux univers parallèles où deux adolescents sont les seuls liens qui unissent les mondes est bien, mais rien n’est précisé clairement pour que nous soyons convaincus. Nous avons l’impression que cette idée n’est qu’une idée inconcevable, qu’elle relève de l’imaginaire, c’est pourquoi le lecteur a du mal à s’ancrer dans l’histoire. On a l’impression que cette histoire relève des séries américaines où tout est beau lorsqu’on le voit ou lorsqu’on le lit, mais rien n’est réel. L’intrigue n’est pas construite, nous n’avons pas le temps de nous attendre à un évènement lorsqu’il arrive et ne produit donc pas l’effet désiré.

Néanmoins, d’autres lecteurs peuvent penser le contraire. C’est tout de même une histoire originale, qui manque peut-être de précision et d’approfondissement, mais qui divertit. Bien pour les adolescents en attente de relation amoureuse passionnante et atypique.

Hudson Taylor (****)

hudson-taylorLe groupe Hudson Taylor, précédemment appelé Harry & Alfie du nom de deux artistes, sont aussi frères dans la vie. Leur duo est très harmonieux et original puisque ce sont deux hommes qui chantent du pop/folk.

Peu de chansons sont sorties, mais un album est prévu pour septembre 2014. En revanche, une de leurs chansons est apparue dans le film « Les âmes vagabondes ». Cette chanson est nommée « Chasing Rubies ». Serait-ce le début d’un succès ? Ca y ressemble.

Leurs musiques sont douces, mais en même temps rythmées, et relatent le plus souvent le sujet des femmes.

The Staves (****)

the-stavesLe groupe, composé de trois soeurs venant d’Angleterre, mélangent harmonie et douceur . En effet, Jessica Stavely-Taylor, fait la voix principale en jouant de la guitare et les deux autres artistes, Emily et Camilla, l’accompagne, ce qui créé une union parfaite dans leurs chansons.

Le nom du groupe a été choisi lorsque, pendant un concert où les trois artistes chantaient, une personne les a appelées « The staves ». Le titre est donc resté et c’est ainsi que nous pouvons tous les appeler comme ceci.

Leur album le plus récent, Dead & Born & Grown & Live, composé de dix-sept chansons dont quatre sont en live, forme un tout original. Toutes les chansons interprètent des éléments différents, aucunes ne se ressemblent et l’harmonie est palpable. Nous apprécions plus particulièrement les chansons « Mexico », « Facing West » et « Winter trees ».

Karim Duval (****)

karim-duval-r4ysNous retrouvons Karim Duval cette année au festival d’Avignon, qui revient avec un one man show écrit de sa main « Melting Pot » . Il y dévoile ses origines franco-sino-marocaine tout en finesse et comédie et nous plonge dans son univers peuplé de multiples cultures et traditions. Il jongle entre accents chinois, arabe, chants et interprétations de personnages tout aussi drôles que touchants.

Tous les sujets sont traités intelligemment, c’est ainsi qu’il nous confit qu’il a mis de côté son métier d’ingénieur pour se consacrer à sa passion, le théâtre. Le spectateur est très actif quant à l’humour dont témoigne ce comédien aux origines très variées et le rire est assuré.

Sans valentin (****)

vz-6301BE3D-B21A-4B0A-A54A-01F7C7B897C3 (2)Jocelyn Flipo et Léon Vitale reviennent cette année avec une nouvelle comédie romantique, avec une pointe de nouveauté et d’originalité : la pièce évoque une relation gay. Ces metteurs en scène sont connus pour avoir réalisé plusieurs autres pièces dont Dans ta bulle qui est encore présente cette année au festival d’Avignon.

La pièce retrace l’histoire de la rencontre arbitraire de Romain et Valentin dans la salle d’attente d’un dentiste. Valentin est un jeune peintre gay, alors que Romain est galeriste et n’a connu qu’une seule fois l’amour qui depuis l’a quitté. Les deux personnages sont très différents, mais alors que Valentin joue l’insouciance, Romain prend au sérieux cette relation naissante qui prend des tournures inattendues.

La mise en scène est très bien ponctuée, on se croirait dans un film grâce au jeu entre lumières, musiques et arrêts sur image. L’histoire est captivante et nous fait beaucoup rire, comme elle nous émeut.

Alex Ramirès fait sa crise (*****)

ALEX-FAIT-SA-CRISEAlex Ramirès revient cette année au festival d’Avignon avec un nouveau One Man Show écrit de sa main. Dans ce spectacle, il nous livre son angoisse de devenir un VDST (un Vieux Dans Sa Tête) alors qu’il vient d’avoir 25 ans. Pour nous le montrer, il nous confit des éléments de sa vie, comme sa matière préférée : la récréation où il incarne tous les types d’enfants par des animaux à leur effigie, ou encore son comportement face à l’alcool ou en boîte de nuit.

Son jeu est très dynamique et drôle, il joue la bande annonce d’un film d’horreur pas comme les autres, il danse, chante et nous livre aussiune séance émotion. Le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer, et passe du rire au larme d’une façon très satisfaisante. Nous participons même au spectacle à la fin !

Nous autres (*)

nous-autresCette pièce de théâtre dystopique montre comment le monde serait si une autorité privait la population de choisir quoi faire et quand le faire. Les hommes seraient classés par numéro et exerceraient des actions qui ne dépendraient pas d’eux afin qu’ils n’aient aucun moyen de se rebeller. En soi, ce monde serait idéal, plus de malheur ni de révolution sévirait le monde, et les hommes seraient parfaits et exemplaires. Le problème est qu’ils seraient parfaits, mais seraient privés de leur libre arbitre et des choix qui en dépendent.

Quatre comédiens interprètent plusieurs rôles et passent des paroles aux chants afin de représenter plus exactement ce monde dystopique. Deux personnages décident tout de même de contrer l’autorité. La pièce de théâtre est donc bien malgré son atmosphère assez spéciale.

Au secours, je l’aime ! (****)

381241_au-secours-je-l-aime-1_184341L’auteur de « Petits Mensonges entre Amis » revient cette année avec une nouvelle pièce « Au secours, je l’aime ! », aussi drôle et intéressante que la précédente. Dès le départ, le titre montre le contraste que crée l’amour avec les aléas de la vie.

Trois acteurs sont en scène pour nous présenter une histoire vivante rappelant les films ou les émissions télé-réalités.

On découvre l’histoire d’un couple qui retrace leur rencontre et les différents évènements qui se succèdent. Ils vont passer des hauts et des bas avec les comportements qu’amènent l’adolescence, les projets d’avenir, les engueulades et les autres étapes de la vie… Effectivement, un couple se compose de deux personnes mais, à chaque scène, une troisième personne tente de s’immiscer dans leur histoire. Des personnes extravagantes et même fantaisistes vont rythmer la pièce pour un tout très amusant.

Pour les spectateurs aimant les comédies légères, cette pièce vous ai fortement conseillé !

En revanche, pour les spectateurs préférant les pièces de théâtre classiques ou qui nous permettent de réfléchir, cette comédie vous semblera peu intéressante, bien qu’elle permettra de se détendre.

Alex Ramires dans Serial Lover (*****)

alex-ramires-dans-serial-loverLe spectacle s’ouvre sur l’entrée fracassante du comédien qui nous livre son plus grand souhait : se mettre à la place d’un héros de série. Puisqu’en effet, dans les séries, les personnages principaux arrivent toujours à se débrouiller contre des monstres, des bombes à retardement, tout en n’ayant aucunes égratignures et en pouvant avoir la plus belle fille de la série dans son lit à la fin de l’épisode.

Alors le comédien se demande « pourquoi ne pas inventer ma propre série où je serai le héros ? », ainsi il pourra enfin avoir une relation depuis longtemps.

A travers plusieurs imitations de personnages américains, danses ingénues pour pouvoir dégotter la fille voulue, et beaucoup de surprises, nous entrons véritablement dans le spectacle sans louper une seule partie.

Le spectacle est très rythmé et nous rions de bon cœur aux réalités que le comédiens ose avouer.

Madame K (****)

madame-kAu cours de ce spectacle montrant la peur d’un individu dans la société dans laquelle il vit, les 2 comédiens en scène, Vincent Clergironnet et Dominique Posca, nous dévoilent leurs peurs quotidiennes.
Avec une scène tournante, caractérisant les jours perpétuels, et les 120 poulies suspendues à des cintres, la vie de tous les jours est très bien reconstruite. Les jeux de lumières et les jeux des personnages nous plongent merveilleusement dans l’univers inventé devant nos yeux.
Après 3 ans de construction, cette pièce de théâtre nous offre un voyage très concret grâce aux transformations physiques des comédiens.

Alors, Madame K va t-elle surmonter cette peur qui l’envahie chaque jour, et faire naître la part d’intuition cachée en elle ? Va t-elle pouvoir vivre une vie digne de ce nom sans se cacher de tous les obstacles que la vie pourrait lui présenter ? Ou va t-elle tout simplement rester telle qu’elle est et vivre malgré tout ?

Rien (*****)

rienDeux comédiens talentueux, Jeanne Chartier et Loïc Bartolini, construisent un monde féérique et touchant à travers des personnages aussi fascinants qu’attachants. La pièce s’ouvre alors sur un couple tombant mystérieusement dans un autre monde. Ses deux personnes, cherchant désormais à retrouver leur monde initial, vont rencontrer des personnes extravagantes qui vont essayer de les aider, à leur façon, dans cette épreuve.

La mise en scène, très bien organisée et dirigée par seulement deux comédiens interprétant de multiples personnages, nous plonge avec merveille dans une ambiance onirique. Certains des aspects des personnages, leurs voix, leurs comportements ou simplement la manière dont les personnages essaient de sortir de cet espace, garanti des rires à n’en plus finir. Les comédiens arrivent à nous ancrer complètement dans un univers inconnu avec talent, ils peuvent jouer les mimes autant que les marionnettes.

Les spectateurs en sortent agréablement surpris.

Le Portrait de Dorian Gray (****)

le-portrait-de-dorian-grayLa pièce de théâtre Le Portrait de Dorian Gray est une interprétation très fidèle de l’histoire d’Oscar Wilde.

Dorian Gray est un jeune homme prestigieux qui, influencé, va développer son côté sombre. Un peintre propose de faire son portrait, et tellement que celui-ci ressemble à son sujet initial, le portrait et le personnage vont coexister jusqu’à se mélanger. L’âme de Dorian Gray se détériore à cause de ses actions immorales. Mais, au fil des années, le visage de Dorian Gray ne laisse paraître aucune trace de ce vice, alors que l’œuvre picturale semble se modifier de jour en jour. L’atmosphère du livre est parfaitement ressentie dans la pièce puisque le spectateur est plongé dans une salle obscure, ce qui crée une ambiance autant intrigante qu’obscure. Les comédiens sont compétents, ils créent des personnages à part entière, et afin de se rapprocher encore plus du public, ils vont même jusqu’à s’asseoir avec les spectateurs. Une pièce de théâtre qui retient l’attention.

Lovely Bones (****)

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Lovely Bones retrace l’histoire d’une adolescente, Susie Salmon, qui se fait kidnappée à l’âge de 14 ans. Au début de l’histoire, le personnage principal est présentée : elle a une soeur, un petit frère, est passionnée par la photographie et est sur le point d’entamer une relation avec le garçon qu’elle convoite.

Mais tous ces projets sont ébranlés à cause de cet évènement inattendu.

L’âme de Susie Salmon reste cependant entre le monde réel et le paradis, ce qui est appelé « L’entre-deux ». Ainsi, elle voit l’effet que son meurtre produit sur sa famille, ses amis et plus généralement, son entourage. Son père fait ses propres enquêtes sur la disparition de sa fille sans jamais renoncer, même si trop peu de preuves sont à sa disposition. Le tueur est expérimenté et ne laisse aucune trace de ces actes.

Susie essaie donc, malgré tout, d’aider sa famille à trouver la personne qui l’a tuée.

En tant que spectateur/lecteur, nous sommes témoins de l’enquête et de ses impacts, mais aussi du tourment du personnage qui reste coincé dans le passé.

Le lecteur est plongé dans cette histoire troublante, ce qui est renforcé par le fait que le récit soit écrit en forme de journal. Nous suivons l’histoire du point de vue du personnage principal tout en voyant les réactions des autres membres de la famille. Le tout est très complet et original.

Dans le film, tout se passe à une allure raisonnable, nous ne nous ennuyons strictement pas. Les musiques rythment les différents éléments de l’histoire. Les acteurs tels que Saoirse Ronan et Stanley Tucci sont bien ancrés dans leur personnage respectif, ce qui rend le film encore plus sérieux et crédible. Le monde appelé L’entre-deux est magnifiquement créé, avec différents paysages imaginaires et paisibles où des éléments de la vie personnelle de Susie Salmon sont implantés.

Accessible à tout type de téléspectateurs et de lecteurs.

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