99 homes (***)

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Dennis, un homme aux abois qui n’arrive plus à payer sa maison, se fait évincer de chez lui par la force et se retrouve à vivre dans un taudis avec sa mère et son fils. Puis, il est engagé par l’homme qui l’a expulsé de sa maison, et devient son bras droit dans ses affaires, légales et moins légales, notamment les évictions. Il se retrouve malgré lui, au centre d’un monde où détruire la vie des gens est une profession très lucrative. Ce qu’il doit supporter jour après jour est un véritable enfer. Tiendra-t-il le coup jusqu’au bout ?

L’histoire s’installe dans les 5 premières minutes. Il est clairement défini qui sera le gentil et le méchant. Le scénario est bien pensé et devient un vrai crève cœur à mesure que les expulsions se produisent, que les gens pleurent et se retrouvent à la rue, nous détestons de plus tous les personnages, autant pour leurs rôles parfaitement joués par des acteurs de talents, mais aussi par les mensonges que ces mêmes personnages déblatèrent en continue pendant presque 2 heures. La réalisation est impeccable, tout comme le scénario. Nous embarquons et nous y croyons.

Toutefois, il y a quelques longueurs, qui deviennent lourdes. Les discours du mentor à la morale douteuse à son élève naïf deviennent assez vite redondants Il faut aussi souligner le travail impeccable des acteurs, dont le jeu est en parfait synchronisme avec le rythme de l’histoire.

Petit bémol, c’est le genre de récit, qui est pour des centaines de personnes, une réalité horrible. Et il est très difficile de regarder ce film sans penser à ses pauvres gens, qui eux sont bien réels. Finalement, la fin est sans surprise, et arrive de façon si rapide, sans explications sur rien. C’est cassant et déstabilisant. Ça laisse le spectateur insatisfait.

 

Svengali (*)

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Dixie, un jeune homme fanatique de musique, rêve de devenir le manager dugroupe le plus cool de la terre, rien de moins. Un jour, il trouve le groupe parfait et il leur propose ses services de management. À mesure que le succès grandit pour le groupe, leurs égos respectifs grandissent également. Et tout se met à déraper au moment où Dixie est sur le point de réaliser son rêve. Mais il doit faire un choix entre ce rêve grandiose ou l’amour de la femme de sa vie…

Le scénario est intéressant et remplit de potentiel, mais dès que l’histoire devient un petit peu captivante, c’est le manque de budget, les longueurs, la piètre qualité de l’image et le jeu sans expression des acteurs, qui détruisent tout le reste.

Le meilleur moment du film est l’entrée en scène de Martin Freeman, qui enfin, apporte un peu de couleurs dans ce récit. Tout le long du film, nous faisons la rencontre de personnages ultra-stéréotypés, à toutes les sauces et dans toutes les sphères. L’histoire est prévisible et la finale, sans surprise. Seul point positif : la trame sonore est excellente.

People place things (*)

1454796570_people-takes-placeAprès avoir trouvé sa femme au lit avec un autre homme, la vie de Will Henry change à jamais. De nouveau célibataire, à 40 ans, père de jumelles en garde partagée, Will essaie de jongler avec tous les rôles de sa vie tout en essayant de trouver à nouveau l’amour, même si pour cela, il doit accepter de perdre pour toujours, l’amour de sa vie, la femme qui lui a brisé le coeur.

Au commencement, on se croirait presque dans un film pour enfant, tant le générique est infantile. Le manque de budget est criant dès le départ, sauf pour les seins de la dame infidèle. Là, du budget il y en avait. De prime abord, je pensais que le film avait du potentiel, mais cela m’a passé très vite lorsque le jeu des acteurs m’a sauté aux yeux. Ils sont niais, sans saveurs, sans personnalité. C’est tout juste s’ils n’ont pas leurs textes dans les mains, ce qui pourrait être comparable à un très mauvais téléroman, en accéléré. Même si ce film m’a paru durer une éternité. Tout endormant, sans rebondissements, sans personnalité…

En fait, au moment où l’on se dit que ça ne peut pas être pire, et bien surprise, ça peut, et croyez moi, ça l’est. Au final, ni coup de foudre, ni rire, ni plaisir, amusement quelques qu’ils soient.

Human (*****)

HUMAN-poster_mLe film documentaire de Yann Arthus Bertrand, Human, met en perspective l’humanité dans toute sa splendeur. En effet, le réalisateur et photographe a pris l’initiative de parcourir le monde dans le but de faire parler des personnes sur les sujets qui leur tiennent à cœur tels que la guerre, l’amour, la famille, la vie etc. Entre les interventions touchantes des personnes interviewées, des paysages vus du ciel parsèment le film, accompagnés d’une musique qui emmène le spectateur vers les civilisations évoquées.

Ce film est très touchant par sa capacité à retranscrire la vie d’habitants de pays si lointains. Ce qui le rend si émouvant reste bien sûr les paroles des intervenants, concernés par les sujets traités. On les voit alors penser, rire, et parfois pleurer car cela leur rappelle des souvenirs mis de côté. Alors, parce qu’on est tous humains, nous aussi nous rions et pleurons. Les personnes parlent de leur vie et de leurs conditions dans les yeux du photographe et parfois le regardent et lui disent « désolé ». 

Ce film paraît être libérateur, « catharsis » pour les personnes concernées, et pour nous, spectateurs, ce film nous fait réaliser que des personnes souffrent de problèmes dont nous n’avions pas idée, que des personnes n’ont encore pas la liberté qu’elles méritent, et que certaines vivent parce qu’il le faut et non parce qu’elles le veulent.

Human porte à réflexion, et c’est d’autant plus renforcé que le film est esthétiquement très beau et très bien filmé.

San Andreas (*)

111La Californie est traversée de part en part par la célèbre faille de San Andreas. Et comme les sismologues le prédisent depuis des années, un méga tremblement de terre fracasse la côte ouest américaine, entraînant dans la mort des millions de gens. C’est dans ce chaos digne de la fin du monde qu’un sauveteur tente par tous les moyens de sauver sa fille unique, coincée au coeur d’une ville en morceaux, essayant de rester en vie.

Dès les 5 premières minutes, le film est criant de son manque d’intrigue, c’est mal fignolé.
Avec des exagérations par dessus exagérations et des cascades démesurées… Rapide et dangereux, c’est TRÈS exagéré. San Andreas est dans la même catégorie. Même affaire que dans le film 2012, mais à la place de la limousine et de l’avion, c’est une hélicoptère qui zigzague entre les bâtiments qui s’effondrent. Il y a un gros manque d’originalité. C’est décevant. Ça sent le réchauffé.

De plus, sur les 114 minutes du film, il y avait de la place dans l’histoire, pour que la science montre plus qu’en 5 minutes ce qui est en train d’arriver. Le film aurait été plus intéressant si il y avait eu plus de détails. Plus de prémices avant la catastrophe. Il manque de préliminaires dans cette histoire. Si au bout de 20 minutes d’un film, il y a déjà des millions de morts à la file, que restera-t-il pour le reste du temps ? Pas grand chose.

Les personnages manquent de personnalités. Ils ne sont pas crédibles, tout comme les acteurs d’ailleurs. Et c’est dommage.  Tout ce que chaque acteur fait, c’est sur-jouer, en rajouter. Il n’y a aucune chimie entre eux. On dirait une espèce de compétition grotesque pour savoir qui en mettra le plus dans ses expressions de terreurs devant l’apocalypse. Et ce n’est vraiment pas nécessaire. De plus, pour un film où sévit un cataclysmique majeur, les acteurs sont toujours beaux, propres, sans égratignures. Et ça, c’est mauvais.

Seul point positif, les effet spéciaux sont bien faits, surtout quand il n’y a aucun acteur dedans.

Les Miller, famille en herbe (***)

Les-Miller-une-famille-en-herbe-afficheAprès s’être fait volé ses sachets de drogue, David ne peut plus rendre l’argent estimé à son patron, alors, celui-ci lui propose un marché. S’il part au Mexique et lui rapporte une grosse cargaison de drogue, il effacera sa dette envers lui. Tout de même réticent, David prend la décision de le faire, accompagné d’une fausse famille pour être plus discret et passer la frontière sans problème. Il demande alors à sa voisine stripteaseuse, son jeune voisin solitaire et une fugueuse de se joindre à son expédition. Ces personnes très différentes vont accepter de l’accompagner pour des raisons qui leur sont personnelles et créer une aventure très fusionnelle.

Dès le départ, le film promet une aventure pleine de rebondissements mais surtout pleine de comédie. La soi-disant famille crée des liens factices alors qu’ils ont secrètement envie de se taper dessus. Bien qu’ils ont de la chance pour l’aller, le retour va se compliquer. Sur le chemin, ils vont rencontrer une autre famille avec un camping car, famille assez déjantée dont le père est contrôleur de drogue pour la police. Les deux familles vont alors se côtoyer mais leurs actes vont être souvent parsemés de quiproquos à nous faire mourir de rire. Ce film très comique nous plonge dans une histoire absurde qui va rapprocher les personnages principaux et c’est là d’où vient son originalité.

Her (**)

Her-716403893-largeCe film raconte l’histoire de Theodore, homme seul séparé de sa femme avec laquelle il est longtemps resté. La rupture est donc forcément très difficile pour lui. Il travaille dans une entreprise futuriste où il écrit des lettres pour des personnes en énonçant simplement les phrases, l’ordinateur se charge du reste. Un jour, il fait l’acquisition d’un programme informatique futuriste avec lequel il peut parler. Il choisit la voix d’une femme, Samantha interprétée par Scarlett Johansson pour son programme, et ainsi, ils communiquent jour et nuit tout d’abord pour être courant de ses mails et ses nouveautés mais leur relation se complexifie ensuite se rapprochant de celle d’un couple.

Le film est tourné de façon simple, les images ne sont pas très bonne qualité ni de très grande recherche. Le réalisateur Spike Jonze a sûrement voulu faire en sorte que la réalité surgisse de son film. Le spectateur ressent bien les émotions qu’éprouve le personnage et nous en venons à nous impliquer dans leurs histoires assez extraordinaires pour nous, mais ordinaires pour eux. L’ambiance du film est assez lugubre dûe à l’état d’esprit du personnage principal et nous ressentons l’engouement du personnage qui s’engage dans cette nouvelle relation. Cependant, l’histoire se complique lorsqu’il commence à éprouver ses sentiments pour ce programme informatique. En conséquence, ce film est assez original par son intrigue mais l’atmosphère dans laquelle le spectateur est plongé est assez dérangeante et déprimante. 

L’interview qui tue ! (***)

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Le voici le fameux film que Sony et la Corée du Nord ne voulait pas voir sortir sur les grands écrans du monde entier. Et pourtant…
L’histoire se résume à ceci : Dave Skylard (James Franco) veut devenir un grand, un très grand journaliste. Celui qui fera l’interview du siècle. Il pense y arriver en ayant devant lui, dans une grande entrevue, nul autre que Kim Jun Un, le chef d’état de la Corée du Nord. Bien secondé par son ami et producteur, Aaron (Seth Rogen), Dave entreprend ce qui pourrait bien être un laissez-passer pour la gloire ou pour la mort…

Une seule règle pour voir ce film, avoir le sens l’humour. Il ne faut surtout pas prendre les gags ou même les dialogues au premier degré, sinon, autant ne pas regarder ce film du tout. Seth Rogen et James Franco sont fidèles à eux même dans ce long métrage aux allures de parodies. Ce n’est que ce que c’est, un film loufoque sans grande démonstration de talent artistique de la part d’acteurs qui nous ont déjà montré bien mieux. Les longueurs sont fréquentes et perdre le fil des conversations entre les personnages est facile, tant tout est dépourvu de sens. Pourtant, au final, « the interview » livre la marchandise, avec surprise. Ne cherchez pas de sens caché, ni de vérité profonde dans ce film, il n’y en n’a pas. Profitez des gags et des pitreries pour rigoler un peu, et ne prenez pas cela trop au sérieux.

Chemins croisés (****)

_7e9XeV5S6Y3JdROLoUWB6eR3m4Luke Collins est un jeune homme ambitieux qui rêve de devenir le champion de rodéo à la monte de taureau. Après un accident qui a failli le tuer, Luke retourne dans l’arène, et dans les gradins, il fait la rencontre de Sophia, une belle jeune fille, dont il tombe immédiatement sous le charme. Mais la vie de cowboy qui coure les rodéos et celle d’une étudiante en art qui veut travailler à New York ne sont pas compatibles. Alors qu’ils croient leur histoire d’amour vouée à l’échec, ils font la rencontre de Ira, un vieil homme charmant, vétéran de la seconde guerre mondiale. En se liant d’amitié avec lui, le jeune couple découvre l’histoire d’amour d’Ira, avec sa tendre épouse, Ruth. C’est à travers le parcours amoureux tumultueux d’un vieil homme qu’enfin les 2 jeunes âmes soeurs pourront peut-être trouver comment passer à travers les épreuves qui secouent leur amour naissant. Peut-être qu’une histoire du passé les liera ensemble pour l’avenir.

Le film commence sur un rodéo. Il y a de l’adrénaline dans l’air, ce qui est une bonne approche. Autre chose qui ne nuit pas, c’est le physique très attirant de l’acteur qui joue le rôle principal, Scott Eastwood, le fils de Clint Eastwood, ainsi que la chimie qui le lie à la magnifique Brittany Robertson, l’actrice principale. Ces deux-là forment un si beau couple de film romantique. L’histoire est magnifique, sans longueur, empreinte de magie, qui nous fait vraiment croire, le temps d’un film, au grand amour. C’est du très grand Nicholas Sparks, interprété avec brio par toute une brochette d’acteurs de grand talent. C’est le parfait film de filles. À voir et à revoir, c’est le genre de long-métrage dont on ne se lasse jamais.

Paul Blart : le flic du mall 2 (***)

Paul Blart Mall Cop 2 new posterLe fidèle agent de la sécurité, Paul Blart est invité à une convention réunissant des agents de sécurité de partout aux États-Unis. Et cette convention se passe dans la ville du péché, Las Vegas. Paul s’embarque donc pour un voyage qu’il croit être la meilleure chose qui pouvait arriver dans sa vie, avec sa fille Maya, âgé de 18 ans. Pendant ce séjour qui devrait être le plus beau voyage de leurs vies, les choses tournent mal. Maya est enlevée par des cambrioleurs d’œuvres d’art professionnels qui n’ont aucun scrupule à laisser quelques morts dans leurs sillages. Pour sauver la vie de son enfant chérie, il devra mettre toutes les astuces qu’il connait en œuvre, car le temps file. Il doit retrouver sa fille avant que les cambrioleurs ne mettent les voiles. Est-ce que le très gauche mais très chanceux policier de centre d’achat pourra y arriver ?

Au commencement, on retrouve ce cher Paul Blart, toujours aussi malhabile et empoté dans une série de péripéties plutôt rigolotes, il faut bien le reconnaître, même les gags sentent le réchauffé à des kilomètres. Puis les personnages se retrouvent à Las Vegas et commencent alors un autre genre de péripéties. Certains amusantes, d’autres carrément stupides. Kevin fait vraiment de son mieux pour jouer le rôle du balourd écervelé de service, mais il n’est pas convaincant. Les dialogues mènent souvent nul part, de ce fait, il est facile de décrocher et de perdre le fil de l’histoire, qui pourtant, à la base, est bien pensée. Un peu de déjà vu, mais tout de même un minimum de substances. Il faut dire que les personnages secondaires sont brillamment joués malgré les stupidités qu’ils déblatèrent sans arrêt et qui n’apportent rien à l’histoire. Le scénario aurait eu besoin d’être un peu mieux peaufiné. Il y aurait eu place à l’amélioration. Finalement, c’est une comédie familiale, qui fera peut-être sourire les plus jeunes.

Comme mot de la fin, il est bon de précisé que le deuxième opus est bien meilleur est nettement meilleur que le premier. Peut-être qu’arrivé au troisième, ils feront enfin quelque chose de vraiment bien. Mais en attendant ce miracle, ce second long métrage est de 3 étoiles sur 5. Bon à voir une fois.

Rêves d’or (**)

21054627_20131104094933167Ce film retrace l’histoire de quatre adolescents qui décident de partir en Amérique. Au départ, deux garçons vivant au Guatemala partent avec leur amie pour les Etats-Unis. Mais ils remarquent qu’un indien les suit, ils l’acceptent don  dans leur groupe. Ainsi, ils grimpent clandestinement dans des wagons pour pouvoir traverser leur pays et vivre le rêve américain comme ils se l’imaginent. Néanmoins, leur traversée va être périlleuse et ils ne vont pas tous pouvoir arriver à destination.

Rêves d’or est filmé comme un documentaire, peu de musique entraînante comme dans de nombreux films, peu de scènes explicites afin que le spectateur comprenne les objectifs des jeunes, ou même des flashbacks de leur ancienne vie. Nous ne faisons que suivre leur périple du début à la fin. Les personnes qui n’arrivent pas à aller en Amérique sont laissées de côté, nous ne savons pas ce qu’il advient d’elles. En fait, nous ne suivons que ceux qui y arrivent.

Il est important de signaler que le film n’est pas traduit oralement, mais  il y a des sous-titres au bas du film. Néanmoins, ce n’est pas vraiment un handicap puisque les personnages ne parlent pas beaucoup pendant toute la longueur du film. Nous les voyons plus agir selon les difficiles circonstances qu’ils vont affronter.

Au final, c’est plus un film qui retrace l’épreuve qu’est la traversée de la frontière américaine, qu’un film qui essaie de faire naître une histoire des personnages présents afin que le spectateur s’attache et se sente concerné.

Selma (*****)

060744Selma se place à l’époque où les noirs américains combattaient pour acquérir le droit de vote, après avoir eu plus de liberté concernant leur accès dans les espaces publiques et leurs inscriptions dans les établissements scolaires. Le film suit donc les actes et décisions du fameux Dr Martin Luther King, très important dans la lutte des droits pour les personnes noirs aux États-Unis, mais aussi la ville de Selma où il était très difficile de s’inscrire sur une liste électorale si on était noir. Nous le suivons donc à travers ses différentes épreuves pour la reconnaissance des droits des noirs, les périodes où, malgré son statut de pasteur et son souhait d’exercer la non violence, il est arrivé à pousser la foule à la rébellion. Mais alors que les aspects politiques de l’affaire pourraient être les sujets du film, nous avons aussi l’occasion de découvrir ses conditions familiales, ce qui nous donne une idée globale de la situation.

Le film aux intrigues linéaires se focalise sur les moments historiques et les accentue avec des personnages attachants qui servent d’exemples à un passé révolu. En effet, les personnages secondaires, dont fait partie Oprah Winfrey, ont une grande importance dans la narration et le spectateur s’attache et s’identifie à eux. Ainsi, lors des malencontreuses catastrophes, nous éprouvons de la compassion pour eux. En effet, le sujet traité est difficile et, ainsi, pas accessible à tout le monde mais il est fidèle aux éléments passés. Aussi, l’apparition du président accompagné par ses convictions et ses agissements sont intéressants à prendre en compte pour avoir un avis complet sur la situation.

Mais le plus remarquable est tout de même l’acteur principal qui incarne Martin Luther King, David Oyelowo. Son talent de comédien est surprenant et son jeu est si bien interprété, si fidèle au caractère du personnage, que l’on est forcé d’y croire. Il offre une certaine conviction et une authenticité à toute épreuve. Il est d’autant plus admirable qu’il a du prendre du poids pour faire ce rôle.

La période choisie se concentre sur l’un des combats les moins connus de Martin Luther King ce qui peut être frustrant car le film n’évoque pas son fameux discours « I have a dream » ni son Prix Nobel de la paix, mais aussi intéressant car cela nous permet de prendre connaissance d’une période moins remarquée.

Ainsi, le film, très bien tourné et captivant par sa narration et ses personnages, offre une réflexion sur les droits et les devoirs des citoyens selon leur race et leur origine.

Last Knights (*****)

11190614_oriJeux de pouvoirs, loyauté et trahison ne sont que quelques-uns des sujets traités par ce long-métrage.
Lorsque le commandant Raiden reçoit de l’empereur, l’ordre de décapiter son maître vénéré, Lord Bartok, c’est pour lui un outrage impardonnable. Il s’exécute à contre-coeur et y perd du même coup, une partie de lui-même. De cet événement, découle une descente aux enfers pour les compagnons d’armes de Raiden mais aussi pour la famille de Bartok et ses sujets, qui se retrouvent sans protection et sans foyer.
Raiden noie sa culpabilité dans l’alcool autant qu’il lui est possible, laissant sa femme, seule avec le fardeau de la vie quotidienne. Après une année à écumer les fonds de bouteille, Raiden se retrouve nez-à-nez avec la fille de son maître adoré, devenue prostituée par la force. C’est un coup de fouet. Il rejoint ses anciens compagnons d’armes, qui n’attendaient plus que lui, pour entreprendre le plus grand combat de leur vie, celui qui leur rendra peut-être leur honneur.

Si un film peut être qualifié d’épique, c’est bien celui-ci. Le scénario est détaillé, bien ficelé et surprenant. L’histoire est prenante et brillamment présentée. C’est un récit remplit d’honneur, de vengeance et d’espoir mais aussi de méchanceté et de noirceur. On aime vraiment les gentils et on déteste vigoureusement les méchants. Bien qu’il y est quelques longueurs, il faut reconnaître qu’elles sont nécessaires à la bonne avancée de l’intrigue. Il est aussi important de se rappeler qu’une quête de l’envergure de celle entreprit par les personnages se prépare avec minutie. Chaque détail compte. La trame sonore accompagne les actions avec précision et donne le ton. Une fois la grande action finale lancée, il est impossible d’en détacher les yeux. Tous les acteurs, sans exception sont parfaits dans leurs rôles respectifs. C’est impeccable. Ils sont au sommet de leur art. Leur jeu est puissant, dramatique et magnifique. S’il a fallu attendre deux ans pour voir cette production, la raison en est peut-être que pour faire un grand film, il faut y mettre le temps. Comme dans toutes les grandes histoires, les personnages doivent tomber dans l’ombre avant de vouloir se battre pour rejoindre la lumière. Et c’est avec panache que les protagonistes y arrivent. Dans un combat sanglant et majestueux à la fois, que les héros arrivent à la finale. Cette fin tant espérée qui nous frappe de plein fouet, comme une gifle. Action, suspense, honneur et gloire, voilà les maîtres-mots de ce film.
À voir et revoir.
Un chef d’œuvre, comme on en voit peu.

Maggie (*)

17306985521_857f08b819_oUn terrible fléau s’abat sur l’humanité. Un virus qui transforme  les gens contaminés en zombies cannibales. C’est dans cet enfer que Wade et sa famille se retrouve coincés bien malgré eux. Mais lorsque, Maggie, l’aînée des enfants, se retrouve contaminée, les épreuves de la famille ne font que commencer. Comment un parent peut accepter de regarder son enfant mourir ? Surtout lorsqu’il n’y a plus rien a faire…

La recette de ce film de Zombie se démarque par le fait qu’il ne ressemble à rien de connu dans l’univers des morts-vivants. Il n’y a pas de chasse de zombies ou de grands combats sanglants. Juste un père, brillamment jouer par Arnold Schwarzenegger, qui reste au près de sa fille agonisante. L’histoire s’imprègne doucement de l’énormité écoeurante de ce que cette famille doit subir. Puis viennent les longueurs. Et il y en a… Beaucoup. En voulant rendre l’histoire plus proche d’une certaine réalité, il semble que le réalisateur soit passé à côté, largement. Bien que les acteurs soient performants et convaincants, cela ne suffit pas à donner une certaine force à un long métrage plus monotone qu’autre chose. C’est triste, sombre et sans espoir. Et c’est tout. Une longue descente aux enfers, avec une finale prévisible et mollement présentée.

Une merveilleuse histoire du temps (*****)

461500L’inéluctable fin de la vie est une certitude que tous les êtres humains connaîtront. Comme dans un conte, il y a un début, la naissance, un milieu, notre court passage en ce monde, et une fin, la mort. Mais il ne faut pas se focaliser sur la fin de l’histoire, car puisque nous la connaissons, autant profiter du voyage.

Stephen Hawking est un jeune homme brillant mais un élève tout juste dans la moyenne. Et comme tous les jeunes qui ont la vie devant eux, il cherche le but à donner à la sienne, tout comme le sujet de sa thèse de doctorat. Entre alors dans sa vie, la plus belle chose au monde, l’amour, sous les traits de celle qui va devenir son épouse, Jane et presque au même moment, le pire, la maladie, la SLA (sclérose amyotrophie latérale). Avec Jane pour le soutenir, alors qu’on ne lui donnait que 2 ans à vivre, Stephen Hawking utilise son cerveau brillant pour changer à jamais la face du monde et repousser très loin les limites de la connaissance de l’univers.

Ce film à lui seul rend hommage à la fois à un homme qui s’est battu sa vie entière contre la maladie, autant qu’à son savoir. Si vous faites partie des très nombreuses personnes qui ont participées l’année dernière au Ice Bucket Challenge, il suffit de 30 minutes de ce film pour en comprendre la vraie signification. C’est une histoire touchante, à la fois par le coeur et la raison. Les acteurs sont spectaculaires et criant de vérité. Le récit dans son ensemble est impeccable et force le respect pour cet homme qui a foncé tête baissée dans la vie, alors que la vie elle-même ne cessait de lui mettre des bâtons dans les roues. Ce n’est pas un film d’action et il faut s’ouvrir l’esprit pour en apprécier les moindres parcelles. Mais, sincèrement, ça vaut le coup. Une histoire d’amour, de courage, de ténacité et d’intelligence qui touche profondément le coeur. C’est beau, c’est fort et ça fait du bien.

Faites vous plaisir, et regardez ce film.

Cake (*)

299358Claire Bennett, jouée par Jennifer Aniston, a de lourdes souffrances physiques et mentales. Alors, elle réagit de façon violente envers les personnes qui l’entourent. Si elle ne crée pas de problèmes autour d’elle, elle reste dans sa maison à prendre des tranquillisants. C’est pourquoi elle est seule. Mais, depuis quelques temps, elle commence à s’interroger sur Nina, une femme qui faisait partie de son groupe de soutien et qui s’est suicidée.

Le film commence sans introduction et rentre directement dans le vif du sujet : les conditions de vie de Claire, plus que difficiles. Mais nous ne savons pas pourquoi. Rien ne nous indique les causes du mal-être du personnage et même pas un indice ne nous indiquerait comment elle en est arrivée là. Au bout d’une demi-heure, le spectateur commence à faire ses propres interprétations, mais aucun signe n’est donné pour confirmer ses suppositions. Le spectateur ne fait que suivre une partie de la vie d’une personne et n’exerce clairement que le rôle de spectateur. Ce film fait plus office d’un documentaire que d’un film dans lequel il y a des péripéties et pour lequel le spectateur se sent concerné. Néanmoins, Jennifer Aniston interprète le rôle à merveille. Nous y croyons. Mais nous ne pouvons compatir ou essayer de se mettre à la place du personnage. Le film ne fait que montrer les réactions d’une personne dépressive mais ne nous donne pas de quoi s’identifier, ce qui est important dans un film. Et il reste définitivement un goût d’insatisfaction puisque le film s’arrête tout à coup, sans raison ni conclusion. Alors que le film était prometteur par son sujet et par l’actrice qui a eu l’occasion de jouer un film qui sort des films qu’elle jouait précédemment, il reste plat et manque de substance pour attirer le spectateur.

Serena (*)

7750_poster_iphoneAu début des années 30, George Pemberton, un homme d’affaire œuvrant dans la foresterie, fait la rencontre de Serena, belle, impétueuse et surprenante. C’est le coup de foudre. Ils se marient et s’en vont vivre en Caroline, là où se trouve l’entreprise de George. Ensemble, ils forment un duo magnifique, jusqu’à ce que le malheur frappe. Et bien que leur amour soit très fort, peut-être que George et Serena ne pourront faire face. Car derrière leur bonheur sans tache, se cache d’horribles secrets, qui pourraient bien les détruire.

Le film commence vite. En très peu de temps, on se retrouve tout juste après le crack de 1929. Le décor est splendide, on a presque le goût de la forêt dans la bouche. Le scénario semble prometteur. Mais après 30 bonnes minutes de paysage et de « je t’aime », l’histoire devient redondante. Bradley Cooper, qui est pourtant un acteur de talent, ne montre pas vraiment son meilleur jeu dans ce film. Quant à Jennifer Lawrence… Tout en elle et en son personnage est… Agaçant. Ses cheveux trop blonds qui ne vont pas du tout avec son visage, cet air permanent de dédain qu’elle affiche tout le long du film devient pénible à regarder. Et son jeu, que je qualifierais de médiocre est très loin de ce qu’elle nous offre normalement. Il n’y a aucune alchimie entre les deux acteurs si bien que les nombreux « je t’aime » finissent par sonner faux. Le scénario n’a aucune finesse et ni aucune surprise. L’histoire devient longue, endormante, n’a pratiquement aucun intérêt.

Une merveilleuse histoire du temps (*****)

461500L’inéluctable fin de la vie est une certitude que tous les êtres humains connaîtront. Comme dans un conte, il y a un début, la naissance, un milieu, notre court passage en ce monde, et une fin, la mort. Mais il ne faut pas se focaliser sur la fin de l’histoire, car puisque nous la connaissons, autant profiter du voyage.

Stephen Hawking est un jeune homme brillant mais un élève tout juste dans la moyenne. Et comme tous les jeunes qui ont la vie devant eux, il cherche le but à donner à la sienne, tout comme le sujet de sa thèse de doctorat. Entre alors dans sa vie, la plus belle chose au monde, l’amour, sous les traits de celle qui va devenir son épouse, Jane et presque au même moment, le pire, la maladie, la SLA (sclérose amyotrophie latérale). Avec Jane pour le soutenir, alors qu’on ne lui donnait que 2 ans à vivre, Stephen Hawking utilise son cerveau brillant pour changer à jamais la face du monde et repousser très loin les limites de la connaissance de l’univers.

Ce film à lui seul rend hommage à la fois à un homme qui s’est battu sa vie entière contre la maladie, autant qu’à son savoir. Si vous faites partie des très nombreuses personnes qui ont participé l’année dernière au Ice Bucket Challenge, il suffit de 30 minutes de ce film pour en comprendre la vraie signification. C’est une histoire touchante, à la fois par le coeur et la raison. Les acteurs sont spectaculaires et criant de vérité. Le récit dans son ensemble est impeccable et force le respect pour cet homme qui a foncé tête baissée dans la vie, alors que la vie elle-même ne cessait de lui mettre des bâtons dans les roues. Ce n’est pas un film d’action et il faut s’ouvrir l’esprit pour en apprécier les moindres parcelles. Mais, sincèrement, ça vaut le coup. Une histoire d’amour, de courage, de ténacité et d’intelligence qui touche profondément le coeur. C’est beau, c’est fort et ça fait du bien.
Faites vous plaisir, et regardez ce film.

Un chef d’œuvre incontestable.

L’apôtre (****)

Affiche-Apotre-small1Ce film raconte l’histoire d’un jeune homme, Akim, musulman et voué à devenir imam, qui se retrouve appelé par l’amour du Christ pendant un baptême catholique. Son univers change radicalement, autant que sa façon de voir la vie et de voir le monde. Mais cela le place aussi en conflit chaotique avec sa famille, toute musulmane. Avec une force de caractère hors du commun, Akim essayera de se faire accepter de ces gens qu’il aime, même s’ils ne comprennent pas son choix.

Au début il y a des longueurs, mais ça s’arrête vite, pour laisser la place à une histoire touchante, prenante et criante de vérité. Le personnage d’Akim est attachant, doux et fort à la fois. Le jeu des acteurs est parfait. Il n’y a rien a redire. Le scénario est plein d’espoir et de volonté d’une vie meilleure. On y croit. On veut y croire. Pour lui, pour le sentir enfin heureux. Sa croissance spirituelle vers le catholicisme ne se fait pas sans embûches, mais toujours, le message de l’espoir revient. La force de caractère de Akim est admirable. Malgré un petit budget, le travail fait sur ce film est remarquable, par tous ces participants. Le récit est parfois dur mais la fin est très belle.

Ouija (*)

Ouija-Poster-UKDeux petites filles jouent à un jeu, mais pas n’importe lequel, le fameux et mythique « Ouija ». Des années après leur première partie, le jeu n’est plus juste un jeu et une mauvaise partie sur une planche ancienne  coûte la vie à l’une des deux amies, Debbie. La survivante, Lane, et des amis jouent avec la planchette maudite et ouvrent une porte vers ce qu’ils croient être leur amie disparue mais qui est en fait… Pire que tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Combien seront encore en vie avant que la planche et ce qui la contrôle n’est terminé son office ?

Première chose qui accroche l’œil, c’est la très belle planche de « Ouija » antique utilisée dans le film. C’est malheureusement le seul point positif. Avec un scénario qui annonce un super film d’horreur du genre de ceux qui donnent des frissons et font faire des cauchemars, le public aurait été en droit d’avoir mieux, beaucoup mieux. Le jeu des acteurs est fade et prévisible. Les effets spéciaux passent presque inaperçu parce que toujours utilisé parcimonieusement. L’intrigue est bâclée. Et il y a des longueurs, comme s’il en pleuvait. À chaque possible rebondissement, tout tombe à plat. L’action dure 10 secondes et c’est fini. Un film qui avait un fond parfait, et qui promettait tellement mais qui se trouve n’être qu’une grande déception qui ne tient pas ses promesses.

Imitation Game (*****)

Sans titrePendant la deuxième guerre mondiale, alors que les alliés en ont plein les bras avec la machine de guerre Nazi, le gouvernement anglais, sous la direction de Winston Churchill, fait appel à Alan Turing (Benedict Cumberbatch), un brillant mathématicien, pour « casser » l’encodage allemand Enigma, réputé indécodable. Face à la menace croissante de l’Allemagne Nazi et la capacité de son armée à vaincre les alliés sur tous les fronts, Turing et ses acolytes, n’ont pas le droit à l’erreur. Des millions de vies sont entre leurs mains. Casser le code n’est plus juste une option parmis tant d’autres, c’est la seule solution qui reste au monde libre pour vaincre Hitler avant qu’il ne soit trop tard.

Par où commencer pour décrire ce film… C’est un chef-d’oeuvre ! Un pur délice. Le scénario est brillamment ficelé. Pas une minute n’est laissée à d’insipides longueurs ou à des discussions ennuyantes comme on en voit trop souvent au cinéma ces derniers temps. La réalisation est impeccable. L’histoire est prenante dès les premières minutes, et ne se relâche qu’à la dernière seconde. C’est captivant, brillant et intriguant. Rien n’est laissé au hasard. On se surprend à s’attacher aux personnages et à vraiment vouloir qu’ils réussissent. Et que dire sur le jeu des acteurs si ce n’est qu’il soit magistral. Benedict Cumberbatch ne se contente pas de jouer Alan Turing, il est Alan Turing, jusqu’au bout des ongles. Ça impose le respect. Son talent d’acteur explose comme un feu d’artifice. Keira Knightley est brillante, magnifique et tient son rôle en main comme s’il avait été écrit seulement pour elle. Quant aux autres acteurs, tel Matthew Goode, ils sont tout simplement parfaits.

Into the Woods (****)

INTO-THE-WOODS-Affiche-Finale-FranceInto the Woods retrace les histoires de contes de fées bien connues telles que Cendrillon, Le Petit Chaperon Rouge, Raiponce et Jack et le Haricot Magique et deux autres personnages, un boulanger et sa femme, trouvent aussi leur place dans ce film et vont permettre aux autres personnages de se réunir. Les personnages de ces contes accomplissent alors leurs histoires en chansons et se regroupent pour affronter les dangers qui les entourent. Le boulanger et sa femme ont donc la mission de rapporter quatre objets des personnages de conte pour pouvoir avoir ce qu’ils souhaitent : avoir un enfant.

L’idée de rassembler certains contes et d’en faire un film où ils ont la possibilité d’intéragir est assez novatrice et intéressante. De plus, la façon dont est tourné le film rappelle les films d’animation. Tout va très vite et les personnages disent ce qu’ils ressentent à travers des chansons aux paroles répétitives. Le réalisateur Rob Marshall a choisi d’exposer des versions moins connues de ces contes, ce qui est un atout majeur. Effectivement, certaines versions sont issues des romans de Grimm, d’autres de Perrault et certains détails nous rappellent encore d’autres versions encore moins connues. Aussi, il a indiqué son souhait de choisir des acteurs qui savent chanter, au lieu de prendre de simples chanteurs, et le rendu est très satisfaisant. On retrouve des acteurs performants tels que Meryl Streep, Anna Kendrick, Emily Blunt qui chantent très bien, nous en découvrons d’autres comme Lilla Crawford qui fait son premier film et qui nous révèle un réel talent en ce qui concerne le chant. Les hommes, quant à eux, jouent les princes et ont plus un rôle comique.

Néanmoins, l’histoire prend des tournures plutôt étranges vers la fin du film. Une suite d’évènements loufoques se produisent et cassent l’ambiance créée dans la première partie. Le spectateur se pose alors parfois des questions sur la cohérence de l’histoire qui devient de plus en plus décalée. Mais le film reste tout de même plaisant à regarder et nous sortons du cinéma avec l’air des chansons du film dans la tête.

Taken 3 (**)

Tak3n1-600x815Olivier Megaton, réalisateur de Taken 2, nous propose un troisième volet dans la continuation du deuxième. En effet Bryan Mills avait tué une bonne partie de la famille qui lui voulait du mal. Les personnes qu’il a épargnées décident donc de se venger. Ils s’immiscent discrètement dans la vie du personnage et en viennent à tuer son ex-femme, mère de sa fille. Il est alors accusé de meurtre puisque tout porte à croire que c’est sa faute et demande à la police de lui laisser trois jours pour leur prouver qu’il est innocent. Au final, le résultat est très inattendu. Un personnage que nous avons suivi se révèle être l’acteur de cette action et nous en sommes tout à fait surpris.

Ce film comporte beaucoup d’actions, comme les précédents. L’histoire se suit et nous passons de scènes romantiques qui pimentent l’histoire à des scènes d’action très bien connues de cette série de films. L’acteur Liam Neeson incarne son personnage, Bryan Mills, très sérieusement et a souhaité faire ses propres scènes de combat, ce qui rend les actions plus réalistes et surtout plus vivantes.

Bien que le premier film nous ait agréablement surpris, les suivants s’essoufflent petit à petit. Ce film reste toujours dans les mêmes tons, bien qu’il veuille s’émanciper de ses précédentes créations. Malgré tout ce qui est arrivé à la fille de Mills, elle est toujours la cible et son père se doit de la sauver en toute circonstance. Nous savons ce qu’il va principalement se passer et cela enlève une grande partie de mystère au spectateur. Néanmoins, la production a fait un effort de scénario et a voulu nous surprendre avec le meurtre d’un personnage secondaire qui était tout de même important dans l’histoire.

Interstellar (****)

Interstellar-le-film-le-plus-ambitieux-de-Nolan-.Cooper (Matthew McConaughey ) est un ancien pilote d’essai de la NASA. Dans un monde où la famine est mondiale et où les tempêtes de sable sont devenues monnaie courante, les humains sont voués à l’extinction. Il ne reste qu’une possibilité pour que notre espèce de survive : partir. À travers l’espace et le temps, Cooper et l’équipage de son vaisseau spatial feront tout ce qui est en leur pouvoir pour sauver l’humanité, d’une façon ou d’une autre.

Voyons les points positifs. C’est un long métrage exceptionnel avec une distribution extraordinaire. L’histoire est intéressante, prenante et complexe, très complexe… Premier point négatif d’ailleurs. Il faut être attentif, suivre le récit et ses nombreux détails. C’est toutefois un peu pénible de rester concentré tant le flot d’information est rapide et intense. Heureusement, le réalisateur et scénariste, Christopher Nolan, joue avec l’espace-temps de façon magistrale. Sans reproche. Même s’il aurait été utile d’avoir un peu plus d’informations, surtout au début. Autres points positifs : les effets spéciaux sont extraordinaires, surtout en 3D. Mais comme c’est un très long film de 165 minutes, il faut bien le dire, il y a des longueurs…

Finalement ce film vaut le détour. Pour une bonne soirée cinéma, c’est un bon choix.

Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées (****)

lehobbitC’est la dernière droite pour Bilbon le hobbit, qui doit cette fois, non pas aider la compagnie des nains à reprendre Erebor, mais juste essayer de sauver l’âme et du même coup la vie, du roi sous la montagne, Thorin. Le mal du dragon sevit toujours… Bilbon Sacquet finira-t-il sa quête avec succès ou le mal triomphera-t-il du bien ? Est-ce que tous les personnages pourront survivre à la grande bataille des cinq armées ?

Ce film est la digne suite des précédents. Il est rempli d’action, de magnifiques scènes de combat et… Oui, aussi d’amour. Les acteurs sont au sommet de leur art dans ce troisième merveilleux opus de la trilogie, Le Hobbit. Une note spéciale pour l’acteur Richard Armitage qui interprète Thorin pour son jeu d’une rare intensité. Le réalisateur Peter Jackson, offre son talent avec une grande générosité. C’est un film magnifique. Les effets spéciaux sont à couper le souffle, l’histoire nous tient en haleine du début à la fin, malgré quelques longueurs dans quelques passages. Pour une vraie bonne soirée cinéma, je vous le recommande sans hésiter.

Un grand film, comme on n’en reverra plus.

Comment tuer son boss 2 (***)

commentboss2Les trois acteurs bien connus de Comment tuer son boss, Jason Bateman, Jason Sudeikis et Charlie Kay, reviennent cette fin d’année avec une suite à leurs nombreuses péripéties. Alors que nous les avons déjà vus essayer de se débarrasser de leurs patrons dans le premier volet, ils essayent maintenant de créer leur propre entreprise et d’être leurs propres patrons. Mais leurs choix quant au développement de leur projet vont les détourner de leurs prévisions.

Ce second volet reste dans l’esprit du premier et nous propose des blagues aussi déjantées que dans le premier. Les personnages ont le même humour assez déplacé qui plaît plus ou moins au le public. Mais dorénavant, les acteurs principaux donnent d’eux-mêmes en improvisant leurs répliques pour les rendre plus authentiques. Les différences principales viennent du changement de réalisateur –Sean Anders succède à Seth Gordon- mais aussi de l’arrivée de deux nouveaux acteurs, Chris Pine, qui interprète Rex Hanson, et Christoph Waltz, qui joue son père. Rex Hanson a voulu s’associer à eux dans leurs projets rocambolesques, mais il est devancé par son père qui leur offre une meilleure proposition. Il va donc retourner sa veste et se joindre à eux de façon surprenante, nous dévoilant la personne qu’il est vraiment au détriment de la personne que son père voulait qu’il soit. Sa venue donne un coup de jeune au film. Nous retrouvons aussi Jennifer Aniston qui interprète de nouveau ce célèbre rôle de nymphomane.

L’humour dans les répliques des personnages mais aussi dans leurs actes est très présent mais joue souvent dans le ridicule, ce qui peut sembler lourd pour certains spectateurs. Néanmoins, le rythme du film est maintenu et rythmé par les différentes musiques d’ambiance bien choisies.

Hunger Games – La révolte : Partie 1

hungergamesDans cet opus, Peeta a été kidnappé par Le Capitole et Katniss s’est réfugiée dans le District 13. Pour soutenir le peuple et lui redonner espoir, elle devient le symbole du Gaie Moqueur. Elle va donc se battre pour sauver Peeta et l’amener en lieu sûr, et non plus au près du tyrannique Capitole.

Le troisième tome de la série a été partagé en deux parties. Dans cette partie, il n’y a aucun jeu. Les Hunger Games sont finis pour laisser place à l’affrontement qui ne fait que commencer entre le Capitole et Katniss qui représente les districts. Une apparition plus importante du personnage de Gayle est appréciable, au dépens de la place de Peeta qui ne joue pas un grand rôle dans cet épisode, victime des ordres du Capitole. Les acteurs jouent toujours aussi bien leurs rôles et l’ambiance du film est assez prenante, se tournant principalement vers le suspense.

Néanmoins, l’action n’est pas dominante dans ce film. La première partie introduit la suite qui révélera la réelle révolte, elle joue plutôt sur la propagande et le symbole du Gaie Moqueur. Jennifer Lawrence, l’actrice qui incarne Katniss, se tourne vers la chanson en incarnant, malgré elle, « The Hanging Tree ». Ce film se concentre plus sur les émotions des personnages et leur volonté de rébellion que sur une réelle action comme on en avait l’habitude. Le dénouement est très surprenant et inattendu, et en choquera plus d’un. 

Triple Alliance (***)

tripleallianceAlors que Carly sort avec Marc et qu’elle prévoit de le présenter à son père, elle décide de le rejoindre chez lui par surprise. Mais, lorsqu’elle arrive, elle découvre qu’il a une femme, Kate. Elle rentre chez elle et décide de couper les ponts mais Kate la retrouve et veut lui parler de sa relation avec son mari. Après quelques moments passés ensemble, elles se lient d’amitié… et découvrent qu’elles ont toutes deux été trompées par le même homme, Marc. Les trois femmes décident alors de se venger comme il se doit, en toute discrétion.

Le film, qui promettait une comédie délirante, n’a finalement rien d’extraordinaire et reste assez vide et fade. Le rythme du film est mal géré, l’intrigue est assez plate, le spectateur sait comment le film va finir. Le sujet a déjà été abordé de nombreuses fois au cinéma, même si Triple Alliance rajoute des éléments nouveaux assez comiques. Mais les répliques des personnages sont vides, elles se parlent parce que c’est ce qu’elles doivent faire dans une comédie, mais ça s’arrête là.

Les trois femmes se comportent de façon très naïve, et frôlent même parfois le ridicule. Tout à coup elles s’adorent alors qu’elles se sont inconsciemment trahies, et nous ne comprenons pas bien comment elles ont fait pour en arriver là. Et alors qu’on pourrait le penser, Cameron Diaz n’a pas le rôle principal. C’est la mariée trompée qui domine, et son caractère excentrique nous irrite. Néanmoins, les femmes ne sont pas des victimes de l’infidélité. Au contraire, elles le prennent plutôt bien.

Le film, bien qu’il ne dépasse pas les attentes, se laisse tout de même regarder. Il est rythmé par des musiques bien choisies et se place à New York ou aux Bahamas, ce qui permet néanmoins aux spectateurs de se divertir.

Annabelle (*)

Annabelle-posterUn homme offre un jour à sa femme une poupée en porcelaine portant une longue robe blanche. Au départ, elle est ravie de ce présent, elle va pouvoir le rajouter à sa collection, mais elle va vite découvrir que d’étranges phénomènes se produisent à cause de cette poupée machiavélique.

Alors que Annabelle apparaît dans l’atelier des Warren dans le film Conjuring , les studios Warner Bros. et New Line ont souhaité développer l’histoire de cette poupée enfermée sous verre. Même si le film s’inspire de L’exorciste ou Rosemary’s Baby, le résultat n’en est que peu satisfaisant. L’histoire est peu évoluée et surjoue les clichés vus et revus. Les personnages sont trop naïfs, leurs actes en deviennent ridicules. Le jeu des acteurs n’est pas performant et cela rend le film assez lent. Certains moments surprennent mais ne font pas peur comme nous nous en attendons lorsque le film est classé dans le genre « Epouvante-Horreur ».

La plupart du temps, le spectateur s’attend à de l’action, qui n’arrive finalement pas ou qui est prévisible. Et le personnage d’Annabelle n’est qu’un accessoire, et non un personnage comme on aurait pu s’y attendre. Au final, c’est assez ressemblant à l’ambiance de Conjuring mais en moins perfectionné. Alors que la peur dans Conjuring n’était pas non plus polyvalente, dans Annabelle, elle est moindre.

Résultat très decevant, surtout en vue de la publicité qu’il a suscité.

Le Labyrinthe (****)

418353Chaque mois, une nouvelle personne rejoint le groupe de prisonniers déjà formé dans le Labyrinthe. C’est ainsi que Thomas se retrouve dans un énorme terrain entouré d’un mur dans lequel il est pris au piège. Mais, dans la journée, le mur s’ouvre et des « coureurs » explorent le Labyrinthe et cherchent désespérément une sortie. Thomas, qui se différencie des autres par son caractère, essaie de trouver une échappatoire.

Le film s’ancre dès le départ dans le vif du sujet. Le personnage ne sait pas qui il est, sa mémoire a été, comme les autres, enlevée. Le spectateur découvre alors les caractéristiques du Labyrinthe au fur et à mesure que Thomas les découvre.

Le film est rythmé par de l’aventure et de l’action et accompagné par d’intenses effets spéciaux. Alors que le réalisateur Wes Ball disposait d’un faible budget, il a su faire en sorte que le spectateur se sente acteur de l’histoire. Aussi, les acteurs performants en sont pour quelque chose. Globalement, le film est une bonne adaptation du livre écrit par James Dashner, même si quelques modifications ont été effectuées.

La fin est tout de même très inattendue et nous laisse sur notre faim. Mais, pas d’inquiétude, le second volet sortira le 18 septembre 2015.

Le Juge (****)

IMP. LE_JUGE_AFFICHE_2_120X160cm.inddLe Juge, joué principalement par Robert Downey Junior et Robert Duvall, illustre l’histoire de Hank Palmer, célèbre et cynique avocat qui ne défend que les riches coupables. Mais un jour, il reçoit un appel qui lui apprend une terrible nouvelle. Il retourne alors dans sa ville natale et retrouve ses deux frères et son père avec qui il a, depuis longtemps, coupé les ponts. Cependant, les choses ne se passent pas comme prévues. Le père de Hank, Joseph Palmer, qui a été longtemps juge dans cette ville, est accusé de meurtre. Mais l’ancien juge ne veut pas que son fils le représente dans cette affaire à cause de leurs relations compliquées.

Le scénario est bien ficelé et l’histoire se développe agréablement à mesure que le film avance. Le Juge aborde surtout les relations familiales et les problèmes que peuvent avoir une famille. Alors que le procès avance, le spectateur suit l’évolution des personnages qui essaient de comprendre comment ils en sont arrivés à ne plus vouloir se voir ou se parler. Le spectateur passe alors par différentes émotions, souvent de la tristesse à l’égard de ce qui arrive et ce qui est arrivé à Hank. Les acteurs interprètent des personnages aux personnalités marquantes et jouent remarquablement bien. Le spectateur est alors impliqué dans l’histoire et se pose des questions, même après la vision du film, sur les problèmes abordés.

A Haunted House 2 (**)

053059_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxMalcolm, qui vient de vivre une expérience traumatisante avec son ancienne copine possédée, se retrouve cette fois dans une maison avec une nouvelle copine et les 2 enfants de cette dernière. Mais cette fois, sa compagne ne partage pas ses délires paranormaux et ses enfants sont loin d’être ordinaires : Becky est nymphomane et Wyatt communique avec son ami imaginaire noir. Et comme la fois précédente, l’inimaginable se produit.

Marlon Wayans, aussi créateur des Scary Movie, fait un second volet au film qui parodie les films d’horreur. Le premier film était amusant, sans être exagéré. Le film est toujours aussi complet en ce qui concerne la comédie, le spectateur a beaucoup d’occasions de rire sur la tournure des évènements, mais les répliques sont moins drôles que dans le premier film et les acteurs ne montrent pas d’exceptionnels talents. Le style de film est vu et revu, on retrouve, dans de nombreuses scènes, des similitudes avec le précédent film, ce qui ne laisse pas de place à l’originalité.

Gone Girl (****)

17332805David Fincher, aussi réalisateur des films Social Network, Millenium, Fight Club ou encore la récente série House of Cards, revient cette année avec Gone Girl, adaptation du roman de Gillian Flynn.

Le film illustre l’histoire d’Amy et Nick, un coup qui bat de l’aile après un début pourtant très prometteur. Les deux personnages enchaînent problèmes et erreurs, et un jour, Amy est portée mystérieusement disparue. Tout porte à croire que Nick, le mari, y est pour quelque chose, et l’affaire prend vite des proportions phénoménales. La disparition d’Amy est diffusée sur toutes les chaînes et la population est activement concernée.

Les images sont belles, nettes, bien tournées et souvent en accord avec la musique qui crée une ambiance mystérieuse. Le spectateur est aussi actif et impliqué dans l’histoire et cherche à en savoir plus sur cette affaire. L’intrigue se complexifie peu à peu et nous surprend agréablement. Le spectateur ne s’attend pas à la tournure que prennent les évènements, ce qui est un avantage pour un thriller. Le choix des acteurs a été judicieux, ils incarnent en effet parfaitement les personnages et donnent le ton au film.

Au final, le spectateur est face à une histoire tout à fait novatrice, qui est toutefois comparée à la Guerre des Roses. Par contre, la fin est étonnante et laisse une légère lueur d’amertume.

American Nightmare 2 (****)

american nightmareAmerican Nightmare revient cette année et illustre de nouveau l’Amérique criminelle et ses prisons surpeuplées.

Le film se place dans un monde presque parfait : le chômage, la violence et la criminalité sont nuls. Mais à une exception près : une fois par an, pendant douze heures, le gouvernement légalise les meurtres et la liberté est totale.

Ainsi, après le premier opus où nous observons « la purge » par le biais des « riches », nous nous retrouvons, dans le second volet, de l’autre coté de la ville, où les habitants n’ont pas les moyens de se barricader.

Le premier volet, novateur dans le genre, a donné de solides bases au film qui a suivi. Dans ce second opus, l’action est forte, les gestes sont brutaux et les décisions ont des conséquences catastrophiques. L’ambiance est palpable et le spectateur se sent devenir acteur. Il assiste à un environnement de guerre vu par les moins bien nantis, joué par des acteurs inconnus mais très talentueux. On ressent leur peur, on la vit, à chaque seconde. La direction cinématographique est maitrisée et nous promet une suite encore plus explosive. Mais ce scénario semble donner au spectateur ce qu’il est venu chercher : un jeu de massacre urbain sans foi ni loi, qui n’approfondit pas assez le jeu des protagonistes et qui ne fait qu’effleurer l’action politico-révolutionnaire.

Supercondriaque (***)

21057533_20131113175943179Romain est hypocondriaque, il se protège de tout pour vu qu’il n’attrape pas une maladie, c’est pourquoi il va voir de très nombreuses fois son médecin de longue date, Dimitri. Après une de ses tentatives infructueuses pour se protéger des bactéries contagieuses, il se retrouve à l’hôpital et son médecin décide de ne plus l’avoir comme patient. Romain se rend donc compte qu’il est seul et que Dimitri est probablement son seul « ami ». Il décide alors de vaincre sa maladie et Dimitri accepte de l’aider pour se débarrasser de son encombrant patient. Cela va le mener dans des situations plus qu’extraordinaires où il rencontrera de nouvelles personnes et de nouvelles aventures.

Le film promet de se concentrer sur la maladie, comment elle affecte les gens touchés dans leur vie sociale, et les conséquences qu’elle peut avoir. Mais très vite, le film prend une nouvelle tournure et le spectateur se voit transporté à travers de diverses aventures inattendues. Le scénario se développe autour de quiproquos et de situations inespérées. Dany Boon, producteur et acteur de ce film, sait manier la caméra afin que le spectateur ne s’ennuie pas et accentue les actions avec des musiques appropriées aux situations. L’humour est toujours présent, cette fois accompagné d’actions et d’aventures mais aussi de romantisme. Le tout est très satisfaisant, facile à regarder. Propice pour passer le temps et rire.

Lucy (***)

324245Le scénario est prometteur. Une jeune étudiante vivant à Taiwan se voit obligée d’apporter une valise à un groupe de coréens qui la kidnappe et lui insère un paquet contenant du CPH4 dans le ventre. Le paquet éclate et la substance se disperse à travers son organisme, ce qui lui permet de pouvoir utiliser 100% de ses capacités cérébrales.

L’histoire est intéressante et de bons acteurs sont présents. Scarlett Johansson joue bien le rôle de Lucy qui devient de moins en moins humaine quand elle absorbe cette drogue. Morgan Freeman interprète le sage comme nous en avons l’habitude. Le film est rythmé, contient plusieurs références des précédents films de Luc Besson et images de l’évolution du monde, et l’action est telle que le spectateur n’a pas le temps de s’ennuyer.

Mais le développement de l’histoire est peu développé. Bien qu’au début, il y ait des liens subtiles tel que le rapprochement entre le comportement humain et le comportement animal lorsque Lucy se fait kidnapper, l’histoire est peuplée d’incohérences. Le sujet manque d’approfondissement et le dialogue entre personnages est peu évolué, laissant place aux généralités. Aussi, il est difficile de s’impliquer dans l’histoire puisque l’héroïne est froide et ne laisse passer aucune émotion.

Le tout est tout de même divertissant, le film nous fait voyager dans plusieurs pays tels que la Corée, la France, l’Allemagne, l’Italie. Mais en ce qui concerne les faits scientifiques, le spectateur a une impression d’inachevé.

Captain America, le soldat de l’hiver (***)

??????????????????????????????????????????????????????????Steve Rogers, l’héroïque Captain America, reprend son bouclier pour combattre la terreur et les projets de conquête du monde de l’Hydra, éternel ennemi du groupe de défense du monde, le S.H.I.E.L.D.

Captain America, film d’action à gros budget, revient cette année et en met plein la vue. L’action est presque continue, il faut être attentif pour ne rien perdre de l’intrigue qui se fond dans la série des AVENGERS. Le scénario est très intéressant bien que tout que l’intrigue soit surprenante.

Le jeu des acteurs est varié. Certains acteurs nous surprennent par leur talent alors que d’autres ne créent pas assez d’intensité aux personnages. L’histoire s’éloigne des extra-terrestres, et se concentre plus sur les « humains ». Mais le film montre tout de même quelques failles. Le maquillage de l’acteur principal est perçu comme trop développé, ce qui nuit à la qualité de son jeu. Et le film est parfois long et répétitif, les spectateurs perdent parfois le fil de l’histoire.

The Amazing Spiderman : Le Destin d’un Héros (***)

THE+AMAZING+SPIDER-MAN+2+-3DSpiderman veut continuer ses missions, qu’il adore, mais sans exposer sa très chère amie Gwen, l’amour de sa vie. Mais le passé refait surface, comme toujours quand tout va bien, et rattrape le pauvre Peter Paker, qui ne peut plus faire semblant. Le danger est partout. Et il ne doit plus mettre les gens qu’il aime en danger… mais comment ?

Ce deuxième opus de l’homme araignée, version extraordinaire, on ne pouvait rêver mieux. En fait, la précédente série de spiderman, fait pâle figure à côté. Le personnage est bien plus amusant et plus gentil. Le film en général est bien moins dramatique, contient de l’humour, des péripéties intenses mais jamais le personnage et l’acteur qui le joue ne semble trop se prendre au sérieux ce qui est très agréable. Une pléiade d’action, de rebondissement, de mystères du passé, le tout plutot bien ficelé.

Un très bon film, à ne pas manquer.

La planète des singes : L’affrontement (****)

1009707_fr_la_planete_des_singes__l_affrontement_1404462583266La planète des singes : L’affrontement est la suite de La planète des singes : Les Origines où nous rencontrions un scientifique apprivoisant un chimpanzé qu’il nomme César et sur lequel il utilise un nouveau remède contre la maladie d’Alzheimer. De nombreux effets secondaires se développent : le remède permet aux sujets d’augmenter leur capacité cérébrale. César, ensuite emprisonné, déclenche une guerre qui a pour but de libérer les chimpanzés enfermés dans des cliniques scientifiques.

Dans L’affrontement, les humains reprennent contact avec les singes, tous deux ont peur d’une future guerre entre les deux espèces, mais l’homme a besoin de quelques jours dans leur territoire pour améliorer les conditions électroniques de leur ville. César, qui est devenu le chef de meute, accepte cet arrangement qui va prendre des tournures inespérées.

Des combats sont à prévoir entre les espèces et la leçon qui en découle est qu’il existe des « bons » et des « méchants » dans toutes les espèces. Ce film se concentre sur la complicité entre un singe et un homme, et laisse place à des évènements chaotiques tout aussi bien tournés et réalisés.

Les images sont très belles, la façon dont les singes parlent est touchante tout en étant réaliste. Bien que le scénario soit tout à fait cohérent, quelques spectateurs peuvent se plaindre du manque d’action que le titre promettait. Mais un affrontement aura lieu dans le prochain film. Un tout très satisfaisant.

Need for speed (**)

need-for-speed-movie-posterUn film à grand déploiement qui donne une impression de film de série B. Une tentative de compétition avec les fast and furious, qui ne lui arrive pas à la cheville. Des belles voitures très peu mise en valeur. Et le comble, la nouvelle génération de supposé beaux gosses, qui ont trop de cheveux et pas assez d’épaules pour ressembler à de vrais hommes. L’acteur principal à autant de charisme qu’une boîte de conserve.

Un film prévisible et sans envergure.
Pour les fans du jeu Need for Speed autant que pour les fans de films de voitures ou même de cinéma en général, ce film est décevant.

Babysitting (***)

babysitting-affiche-52dfd1bfc8929Babysitting est un film français comique et hilarant joué et réalisé par Philippe Lacheau. Le scénario est simple : le jour de l’anniversaire de Franck, alors qu’il avait organisé une fête, son patron lui demande de garder son fils pour la nuit. Celui-ci ne pouvant pas refuser, il accepte. Mais ses amis le voient autrement et décide d’organiser tout de même la fête.

Le film est dynamique et très drôle. Le spectateur voit petit à petit ce qu’il s’est passé durant la nuit à travers les vidéos amateurs que ses amis ont faites pendant la soirée. Nous voyons donc les scènes en même temps que le patron et sa femme revenus de leur soirée.

Bien que le film soit basé sur la comédie, il offre aussi une morale. Cette soirée désastreuse n’a peut-être pas été si catastrophique que ça en fin de compte. Une morale est présente à la fin, en effet, le film est surtout basé sur la relation père-fils.

Sabotage (*)

587083480-sabotageLa présence d’acteur de renom comme le légendaire Arnold Schwarzenegger et le talentueux Sam Worthington(acteur dans Avatar) laissait présager un film épique et palpitant. Et pendant environ dix minutes, c’est le cas. Et puis, tout part en vrille. Le scénario autant que le jeu des acteurs s’en va de tous les côtés. Il n’y a plus rien qui se tient sauf les coup de feu, le sang et les trippes, que l’on peut admirer à satiété. Pour ce qui est le l’histoire en elle-même, le potentiel était génial, mais la cible est ratée. Le sujet de la guerre de la drogue et les sacrifices de ceux qui la combattent est complètement remis à l’arrière scène. On ne voit que des hommes qui parlent mal, des angles de caméras d’amateurs et un Schwarzenegger fatigué et décevant.

Transcendance (***)

TranscendanceCe film, joué par Johnny Depp, promet une réflexion sur l’impact de la technologie sur l’humanité. Le personnage principal, un célèbre scientifique, meurt d’une attaque terroriste, et sa femme a la volonté de maintenir sa matière cérébrale en vie dans un ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir. En effet celui-ci avait inventé une machine qui pouvait répondre aux besoins et ordres de celui qui s’en servait. Mais bientôt, la machine surpasse l’homme et a des ambitions qui pourraient détériorer l’humanité.

Le film est bien tourné, et tient le spectateur en haleine. Nous suivons deux points de vues : celui de la femme et la machine, et celui des terroristes anti-technologie qui veulent détruire celle-ci pour conserver l’humanité. Le film ne prend pas de point de vue spéciale, c’est à nous de juger quelle serait la meilleure solution.

Maléfique (****)

malefiqueDe multiples adaptations ont suivi l’histoire de La Belle Au Bois Dormant. Une série, Once Upon A Time, a même été consacré aux personnages de contes : ils sont coincés à Storybrooke et sont victimes d’une malédiction qui les empêche de se souvenir leur histoire originale. Il est très possible que cette série télévisée ait suscitée les différentes adaptations cinématographiques sorties récemment, telles que La Belle et La Bête avec Vincent Cassel.

Le film se démarque des anciens puisqu’il se met à la place, non plus de Aurore, la belle au bois dormant, mais de Maléfique, la méchante fée qui a jeté une malédiction sur Aurore lors de son enfance. Cette adaptation nous offre une nouvelle interprétation des causes de cet acte et nous montre une fée pas si maléfique que ça. De nouveaux évènements l’ont rendu telle qu’elle est, seule dans un univers féérique qui n’a plus rien de magique. Seule la vengeance était la clef pour se libérer de la malédiction dont elle a été, elle-même, victime. Mais cette vengeance se retourne rapidement contre elle…

Le choix des acteurs est très judicieux. Angelina Jolie se détourne des films d’actions dont elle a souvent été l’interprète pour se concentrer sur l’adaptation d’un personnage mythique. Aussi, elle avouera qu’elle a essayé de tout faire pour ne pas donner une image trop décalée de son personnage, mais, plutôt, de lui offrir une nouvelle représentation auparavant jamais imaginée. Elle Fanning joue Aurore, douce, délicate et souriante, comme on la connaît.

Le film redécouvre l’histoire d’origine de façon très censée et inventive. Le spectateur découvre des paysages et personnages, non évoqués, dans le livre grâce à des effets spéciaux très bien réalisés. L’adaptation cinématographique offre aux spectateurs une réflexion sur l’histoire aussi connue.

Thor : Le Monde des Ténèbres (***)

thor-le-monde-des-tenebresDans cette suite très attendu, Thor, héros légendaire et membre des Avengers, se bat, encore une fois pour sauver la terre. Les 9 royaumes sont en danger d’extermination parce qu’un elfe noir du nom de Malekith souhaite répandre les ténébres partout, et ainsi éradiquer toute vie.

C’est un film d’action comme on peut s’y attendre, avec des combats, des intrigues bien ficelées et un monde sur le point d’être éradiqué. Thor est cette fois, dans une quête à la fois gigantesque et très personnelle, ce que l’acteur nous montre avec talent, malgré son armure immense et son côté un peu trop fier à bras. Nathalie Portman, dans le rôle de Jane, fait preuve d’une grande force et d’un caractère bouillant qui fait plaisir à voir. Elle est amusante et terrifiante à la fois. Le scénario est intéressant et l’histoire coule comme de l’eau, et ouvre une nouvelle porte vers le prochain film de la série des Avengers.

Mes meilleures amies (***)

mes-meilleures-amiesAnnie est une jeune femme malchanceuse dans la vie. Elle a perdu son commerce, son amoureux et sa dignité en même temps. Un jour, sa meilleure amie Lillian lui annonce son futur mariage et demande à Annie d’être son témoin et sa demoiselle d’honneur. Annie met tous ses problèmes de côtés et se consacre à sa meilleure amie pour faire de son mariage, le plus beau jour de sa vie… mais pour y arriver, elle devra affronter la très prétentieuse Helen, la nouvelle amie très riche et arrogante de Lillian. Un combat à suivre.

Ce film est une comédie romantique dans la plus pure tradition. Les gags sont drôles et surprenants. Le personnage principale, Annie, donne l’impression d’être toujours au bord du gouffre mais garde le sourire malgré tout, ce qui la rend attachante. Le scénario est bien ficelé et le rire est au rendez-vous. Et détester Helen, la snob, fait tellement du bien. Les actrices sont brillantes et poussent leurs jeux à la limite de leurs talents. Les fous rires sont garantis et le plaisir est au rendez-vous. Un très bon film pour passer une bonne soirée.

300, la naissance d’un empire (**)

300-la-naissance-dun-empireAu même moment que les 300 spartiates se battent aux portes chaudes, le général grec Thémistocle essaie par tous les moyens de réunir toutes les cités de Grèce, et en faire une armée invincible afin de se battre contre le terrible Xerxès.

Le film commence dans le sang et la violence. Mais l’histoire n’a pas la même audace et ni la même qualité que le premier volet de 300. La réalisation, qui n’est pas de Zack Snyder, manque de cette touche fantastique que le premier volet offrait. La version 3D, ne rattrape pas le manque dans le scénario.

Suivre l’histoire dans le temps et se situer par rapport au premier opus est difficile. Et il est désolant de voir les nouveaux acteurs qui essayent de bien faire, mais qui n’arrivent pas à la cheville du jeu de ceux qui faisaient partie du premier volet. Ils n’ont ni la prestance ni le charisme de Gérard Butler, qui interprétait le roi Léonidas, dans le premier 300. Il n’y a pas la touche d’époque ni le côté épique.

Du sang et des larmes (***)

du-sang-et-des-larmes_2Ce film est le récit de l’opération « Red Wing » menée par les Navy Seals le 28 juin 2005. Il est raconté par Marcus Luttrell, un survivant.

Étant un film inspiré d’une histoire vraie, il faut que l’histoire ait l’air crédible. Au début, un doute peut être permis, mais dès que l’action commence, c’est un feu roulant. Les personnages sont attachants. La fraternité de ces hommes qui vont au combat est réelle, on la sent. Puis c’est l’horreur. Ils n’ont fait aucune économie sur le sang ou les explosions. Il faut être honnête, c’est un bon film, mais très dur à regarder. C’est violent, c’est poignant et ça ne laisse aucune place à l’interprétation. À chaque fois qu’il est permis de penser que tout va s’arranger, ça devient pire.

C’est facile de rester accroché à l’intrigue, ça l’est moins de rester assis pendant que tout par de travers. Ils font face à l’impossible et se retrouve à faire des choix extrême. Le courage et le dévouement de ces soldats est à limite du supportable. Les acteurs sont sensationnels, tous autant qu’ils sont. Ils sont si crédibles, qu’on ne voudrait surtout pas être à leurs places.

Il n’est pas recommandé à des personnes de moins de 16 ans, tant c’est pénible quelques fois. Un très bon film de guerre. À voir.

X-Men : Days of Future Past (*****)

nouvelle-bande-annonce-affiche-x-men-days-of-futur-pastDans ce nouvel épisode de X-Men, les progrès scientifiques sont sur le point de permettre aux humains de contrôler les mutants. Un fameux chercheur a trouvé le moyen de créer des machines pouvant s’adapter aux pouvoirs des mutants, et les surpasser. Ainsi, le Professeur X et Magnéto vont devoir se réunir pour faire face à cette catastrophe imminente. Ils décident de changer les évènements du passé qui ont permis ces possibilités scientifiques et arrêter Mystique qui rend ces changements encore plus immédiats. Wolverine prend une place prédominante dans ce film puisqu’il est le seul à se régénérer, et donc, à pouvoir endurer le passage entre le passé et le présent.

Le film est novateur et nous permet, à chaque fois, d’assister aux progrès qui inscrivent les X-Men dans l’actualité cinématographique. La 3D est donc très appropriée et nous permet de nous captiver encore plus, le spectateur est dorénavant acteur du film.

Les actions se succèdent et parfois s’entremêlent. Nous jonglons entre faits présents et faits passés, et les scènes entre les différents groupes d’alliés. De nouveaux personnages sont présents, avec de nouveaux pouvoirs encore plus surprenants et extravagants que les précédents.

Le rythme se tient, et le mystère est présent jusqu’à la fin. Nous apprécions voir l’évolution des relations, et les conséquences des séparations des deux personnages principaux, Erik et Charles (nommés respectivement Magnéto et Professeur X par la suite). Nous les voyons agir entre conflits idéologiques et coopérations stratégiques.

Aussi, nous pouvons remarquer la présence d’Omar Sy, acteur français, dans le cinéma américain. Comme nous le savons, les scènes des X-Men se passent dans le monde entier ; dans cet épisode nous pouvons constater que c’est la Chine et la France qui ont été sélectionnées !

Bienvenue à bord (***)

bienvenue-a-bord_1Isabelle, femme de carrière, intelligente, a commi l’erreur de coucher et de tomber amoureuse de son patron, le PDG marié d’une compagnie maritime. Et le patron commet l’erreur de la larguer, juste avant d’embarquer pour la croisière inaugurale du plus beau de leurs navires. Mais Isabelle ne se laisse pas faire, au contraire, elle se venge, et pas n’importe comment. Elle engage Rémy, un homme sans emploi, sans talent particulier et très agaçant. C’est tous ensemble qu’ils se retrouvent coincés à bord d’un superbe paquebot, immense soit, mais bien trop petit pour ce qui les attend, créant un cocktail explosif. Dans cette histoire, ce n’est pas seulement la houle qui fera tanguer le navire, mais aussi le cauchemar permanent créé par la présence de Rémy…

C’est un film adorable, amusant, sans lourdeur et plein de surprises. Rémy, joué par un Franck Dubosc, est tout à fait charmant et ne fait qu’apporter, avec son grand coeur et sa maladresse plus grande encore, une touche de magie qui fait plaisir à voir. Les personnages sont amusants et attachants. Le scénario est intelligent et tout en finesse. Les jeux de mots et les farces cocasses ont quelques fois un petit côté déjà vu, mais dans l’ensemble, c’est un film qui fait du bien. Une bonne comédie, à regarder en famille. Plaisir garanti.

The Ryan Initiative (***)

the-ryan-initiativeJack Ryan, joué par Chris Pine, est un étudiant brillant de la finance, puis un Marine avant d’être recruté par la CIA. Grâce à ses talents et son intelligence, son supérieur, Thomas Harper, joué par Kevin Costner, lui confie sa première vraie mission : empêcher un nouvel attentat terroriste.

Le personnage principal est naïf, jeune et un peu téméraire. Le film est très mouvementé, et dès le départ, nous sommes ancré dans l’histoire pleine d’aventures. Il faut donc être attentif aux détails car ils sont servis en multitudes. Ce n’est donc jamais ennuyant, ni décevant. La distribution est impressionnante et le jeu des acteurs intéressant. Quelques points négatifs toutefois. Le côté intellectuel, génie de la finance ralentit un peu l’histoire. Il y a aussi quelques longueurs, mais heureusement, ça n’arrive pas souvent durant les 110 minutes du film.

Un bon divertissement en fin de compte.

Moi, Frankenstein (***)

moi-frankensteinAprès avoir assassiné son créateur, Adam, le monstre de Frankenstein, poursuit une quête de violence et de meurtre contre une horde de démons, à travers les siècles jusqu’à aujourd’hui. Coincé entre deux clans d’immortels, Adam devra faire un choix et cette fois combattre pour sauver le monde.

Le potentiel du film est présent dès les premières minutes. L’intérêt de l’histoire est captivante. Puis, c’est la déconfiture. Avec un budget de 65 millions de dollars, ce film à grand déploiement avec un casting plus que compétent marque des points rapidement et les perds aussi vite, malheureusement. Le scénario est solide, l’interprétation des acteurs est convaincante, mais les effets spéciaux, c’est une autre histoire. Il manque la finition. Ce qui rend les images de synthèse crédibles aux yeux des téléspectateurs n’est pas là. Et c’est très dommage, car dans l’ensemble, l’action des combats, le côté palpitant de l’intrigue et le jeu des acteurs est absolument sans faute. La déception demeure, avec un goût amer, devant le manque de peaufinage sur les détails. Un grand potentiel, un film magnifique, si on regarde de pas trop près.

Un plan parfait (***)

Dès le début du film, le spectateur assiste à un repas de famille. Une femme pleure désespérément, son amie décide donc de raconter l’histoire de sa sœur qui a essayé de contourner la malédiction familiale.

La femme concernée est destinée à un homme qu’elle ne veut pas épouser puisque, dans la famille, les premiers mariages sont toujours des échecs. Elle décide donc de trouver une solution à l’improviste pour y échapper. Elle rencontre un homme avec lequel elle pense pouvoir se marier … et aussi divorcer rapidement.

Ils traversent beaucoup d’aventures qui bouleversent la routine dans laquelle la protagoniste s’était confortablement blottie. Mais celle-ci ne pense qu’à en finir, trouver un moyen pour se marier, divorcer et arrêter le cercle vicieux. Cependant, elle ne va pas prévoir les évènements qui vont suivre…

En effet, dès le début, nous imaginons comment l’histoire va finir. Mais, lorsque nous pensons savoir ce qui va se passer ensuite, nous réalisons qu’un élément nouveau est apparu et nous sommes surpris. Même si la fin est prévisible, les aventures dans lesquelles les deux personnages principaux, interprétés par Diane Kruger et Dany Boon, sont eux, tout à fait inattendu. Comme on dit, ce n’est pas le but à atteindre qui compte, mais le chemin parcouru.

Et nous aimons comment le film nous fait passer du rire à l’émotion. D’ailleurs ceci est typique des nouveaux films français : un sujet précis et des aventures et épreuves hors du commun qui rythment le film. Nous passons donc du voyage à la danse, du vol en avion à l’astronomie et beaucoup d’autres choses que nous vous laisserons le loisir de découvrir !

Un amour d’hiver (***)

Un_Amour_d_hiverPeter Lake (Farrell), un jeune homme devenu maître cambrioleur, entre par hasard dans la maison d’une charmante jeune femme du nom de Beverly. Dans une New York du début du 20e siècle, une histoire d’amour naît entre la belle et le voleur. Mais elle est condamnée à l’avance, car Beverly est mourante. À travers le temps, et les forces du mal, l’amour de Peter perdure pourtant. Et si un miracle se produisait…

L’intrigue commence avec un bébé déposé par ses parents dans un petit bateau et laissé à l’abandon sur le fleuve. Le bébé devient un jeune homme, Peter, dont le mentor est un démon. L’histoire n’est pas toujours très claire, bien que surprenante par moment. Étant supposé être un conte fantastique, un peu plus de fantaisie aurait été nécessaire. Toutefois, la distribution est éclatante, avec Russell Crowe, qui est parfait dans le rôle du méchant etColin Farrell est très à son aise dans le rôle de l’amoureux. L’histoire n’est pas mauvaise, au contraire, mais il manque des informations importantes, qui restent en arrière plan ou qui ne sont carrément pas là. La romance, par contre, elle, on ne peut pas la manquer. L’amour sincère et pure qui unit les deux protagonistes, touche le cœur. Les personnages sont intéressants, tous autant qu’ils sont. Il ne manque qu’un petit quelque chose qui, peut-être, aurait donné un coup d’éclat à ce film dont la beauté reste un peu trop cachée. C’est un bon petit film à regarder en amoureux. Et le plus important, il faut garder l’esprit ouvert aux surprises…

Avis de mistral (****)

avis-de-mistralLe titre du film, Avis de mistral, réalisé par Rose Bosch, exprime le mistral fréquent des régions du sud de la France, mais peut aussi être la métaphore des bouleversements que cette histoire va provoquer.

En effet, à la suite de conflits familiaux, des vacances sont précipitamment prévues en Provence chez le grand-père de famille. La grand-mère accompagne les enfants de sa fille : un garçon, Adrien joué par Hugo Dessioux aussi connu pour ses vidéos YouTube sous le nom de Hugo Tout Seul, une fille, Léa jouée par Chloé Jouannet, la fille d »Alexandra Lamy, et un autre jeune garçon muet, Théo, interprété par Lukas Pelissier.

Arrivés à destination, ils découvrent que le grand père chez qui ils ont prévu de séjourner n’est pas au courant de leur venue, et eux-mêmes ne l’ont pas vu depuis longtemps. C’est ainsi que, découvrant que l’endroit où il vit n’a pas de réseaux téléphoniques, les conflits commencent.

Ils se rendent donc compte que les modes de vies des différentes générations sont très contradictoires (la famille vit à Paris, le lieu où « on ne voit pas le temps passer » alors que le grand père, au contraire, aime voir le temps passer et c’est pour cela qu’il vit dans un endroit plus en reclus de la civilisation). Mais, bientôt, les aveux et réconciliations se font et nous observons l’évolution de leurs relations.

Différents thèmes sont abordés comme celui de l’amour, de l’amitié, des retrouvailles et des rencontres, mais aussi des disputes, des déceptions et des dangers. Néanmoins tous ces sujets sont élaborés avec humour et délicatesse.

Le film est agréable à regarder grâce au style cinématographique et aux différentes musiques qui permettent d’attirer notre attention et de nous plonger plus facilement dans l’histoire. Les acteurs sont dynamiques et reflètent la nouvelle génération qui accorde beaucoup d’importance aux technologies modernes et qui se soucie moins des contacts physiques et réels. Mais ici, nous avons l’occasion de voir que la Provence a fait d’eux des personnes différentes, qui se libèrent de leurs contraintes extérieures pour s’intégrer dans un lieu où rien n’est pareil que chez eux. Ainsi, le film offre une belle représentation des régions du Sud du pays, et nous avons même l »opportunité de voir Michel Drucker en personne descendant la côte en vélo.

Le film est accessible à tout type de téléspectateur, autant les plus jeunes que les plus âgés se reconnaîtront. Pour les personnes n’admirant que très peu les films français, nous vous conseillons tout de même de le voir puisqu’il ne laisse pas de place à l »ennui. Il mélange le drame et la comédie en représentant toutes les générations liées à des différentes histoires captivantes.

Robocop (**)

robocopL’histoire commence de façon assez rude, si bien que l’on se retrouve plongé au cœur d’un futur pas si lointain où la violence, les meurtres et la corruption son monnaie courante.  Pour les amateurs de films d’actions ininterrompus et de sanglantes batailles, il n’y a pas dire, tout y est.

Toutefois, et cela malgré la présence de grands acteurs tels que Michael Keaton et Gary Oldman, le film se contente d’une histoire assez superficielle. Les liens entre les personnages, surtout au début, sont difficiles à établir. Comme toujours, ce genre de film vient avec sa petite morale, très «américaine», qui dit que la fin justifie les moyens. Au point où le sens moral disparait au détriment de la qualité des personnages. Plus c’est laid et douloureux, mieux c’est.

C’est un Robocop revamper et relooker, avec une nouvelle armure, une hauteur stature et une taille de guêpe qui apparaît à l’écran. Avec son petit côté plus humain que machine, qui lui donne un air presque attachant, on y croit, mais pas longtemps. Le scénario, qui avait du potentiel au départ, devient vite décevant, puisque l’histoire prend des raccourcis et brise l’intrigue, pour arriver à une fin violente et prévisible.

En conclusion, c’est un film d’action qui ne se démarque pas vraiment, mais qui peut plaire au fan du genre.