A little something different (*)

a-little-something-different-540796-250-400Ce roman expose l’histoire de deux personnages, Lea et Gabe, qui sont dans le même cours d’écriture à l’université et qui développent une attirance secrète l’un pour l’autre. Ainsi Lea et Gabe, deux personnes très timides, s’observent attentivement pendant des mois sans oser se parler. Tous leurs amis sont au courant de leur « histoire » qui n’a pas encore eu lieu et décident de forcer un peu les choses pour qu’ils puissent enfin se dire ce qu’ils ont sur le cœur.

L’originalité du roman se trouve dans le fait que les personnages principaux ne sont pas ceux qui racontent l’histoire. En effet, ce sont tous les personnages autour, qui sont témoins de leurs rapprochements, des êtres humains mais pas seulement, qui font évoluer l’histoire. Les chapitres sont donc très courts, passant par tous les points de vue des personnages secondaires. Beaucoup de personnages sont donc présents dans l’histoire et il est parfois difficile de se souvenir qui est qui même si c’est indiqué. Ce style d’écriture crée une distance entre l’histoire et les personnages les plus importants.

Aussi, l’histoire est très banale et naïve. Elle est surtout banale dans le fait que ce n’est qu’une « amourette de jeunesse » avec des personnages naïfs, désorientés et timides qui bloquent l’histoire et qui manquent de réalisme. Même s’il est rappelé que ce n’est pas une « histoire comme les autres » et que les protagonistes éprouvent un amour fort , l’histoire est assez plate et peu d’événements se passent. Aussi, l’auteur a clairement certifié qu’il lui a seulement fallu six jours pour écrire ce récit, on voit donc que l’écriture est très simple, sans grande recherche, comme l’histoire. L’écrivain avait originellement écrit ce récit pour des étudiants de fin de licence mais a dû adapté le contenu pour la maison d’édition en prenant des protagonistes plus jeunes, mais malheureusement, le lecteur a l’impression que le roman est écrit pour des lycéens.

Juste après (****)

juste-apresLe livre commence dans le vif du sujet : l’école dans laquelle le fils de la narratrice, Grace, est inscrit, prend feu. Alors que c’est la journée de l’évènement sportif de la saison, tout le monde est à l’extérieur, sauf une personne : sa fille, Jennie. Grace se précipite donc à l’intérieur pour la sauver, mais elle perd connaissance et lorsqu’elle se réveille, c’est sous la forme d’un esprit au côté de sa fille. Toutes les deux dans le coma, elles vont essayer de résoudre ce mystère. Qui est-ce qui a fait l’incendie ? Etait-ce contre Jennie ? Si oui, pourquoi ?

Le roman nous tient en haleine dès les premières lignes. Le lecteur est plongé dans cette situation catastrophique et veut savoir comment l’histoire va évoluer. Le premier mystère est de savoir si la mère et la fille, ou bien l’une des deux, vont arriver à revenir à la vie. Ensuite, c’est de savoir qui a commandité l’incendie, pourquoi et comment. Alors que Grace et sa fille sont des esprits, elles vont suivre de près l’investigation, surtout parce que son fils, Adam, est accusé d’avoir accidentellement déclenché le feu. Mais ce qui est extraordinaire dans ce livre, c’est le fait que Grace soit la narratrice et qu’elle s’adresse directement à son mari qui fait tout pour aider sa famille. Ainsi, nous suivons ses pensés qui font suite aux actions qui se produisent, et, grâce aux flashbacks ou plus généralement aux souvenirs de la narratrice, nous arrivons à nous faire une idée de la famille. Celle qui aide l’enquête à avancer, c’est la sœur de Mike, le mari. En effet, elle fait partie de la police, et, alors qu’elle n’est pas autorisée à travailler, elle va tout de même interviewer les personnes concernées.

L’enquête prend forme et se développe petit à petit au travers des aveux des personnages. Dans le même temps nous avons l’avis et les confessions de Grace et Jennie, qui ne peuvent pourtant pas avertir les personnes chargées de l’enquête. Et nous suivons aussi l’état physique de Grace et Jennie, affreusement brûlées. L’histoire évolue donc sous plusieurs aspects. Le mystère de l’enquête est réfléchi et il est difficile de deviner ce qui s’est réellement passé. Malgré quelques longueurs, l’histoire se tient tout à fait et se termine tristement, mais aussi positivement sous quelques aspects.

Ainsi, ce thriller est une histoire qui sort de l’ordinaire et qui est très émouvante.

Cours, ma jolie (*****)

Capture plein écran 14062015 204648.bmpTout commence le jour où Ridley Jones sauve la vie d’un enfant qui était sur le point de se faire écraser par une voiture. Cet évènement, très médiatisé, la fait connaître très rapidement et, un jour, elle reçoit une lettre anonyme avec la photo d’une femme et sa petite fille et ces quelques mots : Êtes-vous ma fille ?

Ridley va donc essayer de découvrir qui est l’auteur de la lettre, et ainsi, savoir si elle fait vraiment partie de la famille qu’elle a toujours connue, ou si tout sa vie n’a été que mensonge. Elle rencontre alors Jake, et ensemble, ils vont passer d’énigme en énigme pour résoudre ce mystère.

Ce livre écrit par Lisa Unger est très bien rédigé, la lecture est très agréable parce que tout est bien formulé et intriguant. Il est facile de s’identifier au personnage principal puisqu’il est bien décrit et organisé. C’est un personnage complet que l’on apprend à découvrir page après page à l’aide des retours sur sa vie passée mais surtout de ses questionnements existentiels. Elle se pose des questions sur sa vie et sur son entourage et ce sont les évènements qui vont suivre sa recherche de l’auteur de la lettre qui vont l’aider à comprendre les secrets qui hantent sa famille. Le personnage de Jake fait aussi partie de l’intrigue puisqu’il s’avère ne pas être celui que l’on pensait. Il s’entête à aider Ridley dans cette quête qui se révèle être beaucoup moins personnelle que prévue et la raison pour laquelle il agit ainsi est surprenante mais aussi complexe. Ridley va alors rencontrer de nombreuses personnes qui vont chacune donner sa part dans l’histoire. Certaines sont tout à fait innocentes et espèrent retrouver leurs progénitures, et d’autres, au contraire, essaient de cacher ce qui s’est réellement passé.

Le lecteur ne s’attend pas aux nombreux dénouements. L’histoire est peuplée de différentes intrigues et celles-ci se résolvent au fur et à mesure. La fin est surprenante, englobant des phénomènes que l’on penserait improbable mais qui ont l’air réaliste. Il est agréable de suivre les périples des personnages, ceux-ci étant bien développés. L’histoire de Ridley et Jake n’est pas naïve, nous suivons leur relation qui est honnête, comme l’histoire en elle-même. Le lecteur n’est pas pris pour une personne annexe, mais il fait partie intégrante du récit. Ainsi, l’histoire est très intéressante et troublante par son écriture, son originalité et son audace, d’autant plus que le narrateur raconte le récit comme son propre histoire en sachant ce qu’il s’est produit.

La probabilité statistique de l’amour au premier regard (***)

2Dans ce roman, nous suivons Hadley qui s’apprête tout juste à prendre un avion pour se rendre à Londres. Elle est bien loin d’être ravie de prendre ce vol pour l’Angleterre, où son père va se remarier. Mais le destin s’en mêle, lui faisant rater son vol pour quatre toutes petites minutes. Elle ne se sent pas très à l’aise dans ce hall remplit de monde, elle angoisse à l’idée d’arriver en retard pour ce mariage qui ne l’enchante pourtant guère, mais elle parvient finalement elle se trouver une place pour le prochain vol, mais avant cela, trois heures d’attente l’attendre. Trois heures d’attente qui passeront finalement très vite, surtout lorsque Hadley fait la connaissance d’Oliver…
Les personnages sont très attachants et très attendrissants.

Hadley est une grande angoissée et une phobique invétérée. Oliver quant à lui est très terre à terre et à un côté rationnel extrêmement développé. Il parait assez sur de lui et à un humour So British ! On apprend à connaître les personnages au fur et à mesure qu’eux apprennent également à se connaitre.

Certes, il y a bien une histoire d’amour mais c’est une façon d’aborder plein d’autres thèmes tels que le divorce, le mariage et le remariage, le deuil, l’amour (évidemment).

Leurs échanges sont intéressants, censés et font très bien avancer l’histoire. Par contre, les émotions des personnages ne sont pas assez explicites.

Le style de l’auteur est des plus agréables. Il permet une lecture rapide, sans prise de tête. Les tournures de phrase et l’alternance du présent et du passé est utilisé avec beaucoup de subtilité et l’équilibre entre les deux est parfait. lecteur peut ainsi avoir un regard extérieur sur ce qui se passe, tout en pouvant “lire” dans les pensées d’Hadley.

Pour conclure, une lecture agréable pour un weekend.

Le livre de Perle (***)

le-livre-de-perle-couvTombé dans notre monde une nuit d’orage, un homme emprunte le nom de Joshua Perle et commence une vie d’exilé. Cette nouvelle vie fugitive, déchirée par un chagrin d’amour, est aussi une quête mystérieuse. Au fil du siècle, Perle rassemble un trésor pour défaire le sort qui l’a conduit loin de chez lui. Mais ceux qui l’ont banni et le traquent le laisseront-ils trouver le chemin du retour ? Perle a-t-il raison de penser que la fille qu’il aime l’attend toujours là-bas ?

Le livre est découpé en plusieurs parties et l’histoire est alimentée par des flash-backs. Le point fort vient dans le fait que certains chapitres sont à la 1ère personne et d’autre à la 3ème. C’est un véritable plus à l’histoire, surtout quand on comprend ce que cela apporte.  Le deuxième point fort de cette histoire, c’est la manière dont l’auteur amène son histoire. Il mélange deux mondes, deux univers. Les deux mondes évoluent de façon à ce que les évènements se passent en même temps. L’auteur choisit de faire évoluer son histoire dans un moment clé de notre Histoire.

C’est une histoire fantastique avec des êtres remplis d’amour mais aussi des êtres cruels. Mais c’est aussi une histoire de magie, d’espoir, de combat, de quête sur la vérité et l’imaginaire.

Au début de notre lecture, nous sommes un peu perdus mais les éléments se mettent en place au fur et à mesure. Le puzzle se forme petit à petit dans notre tête, les éléments s’emboîtent un à un et les réponses à nos questions arrivent au fur et à mesure.Le personnage de Perle est un personnage coup de cœur. Sa quête de soi et de l’amour de sa vie est très intéressante. C’est un personnage très doux, qui dégage quelque chose de magique. Son histoire est belle.

Le lecteur est transporté dans cette histoire du début à la fin. Ne vous arrêtez pas à la couverture, parce que le roman va au-delà de tout et l’écriture poétique de l’auteur, Timothée de Fombelle, nous amène très facilement dans l’histoire.

Les cavaliers de l’Apocalypse (***)

les-cavaliers-de-l-apocalypse,-tome-1---guerre-343077-250-400Alors que la fin approche, les cavaliers de l’Apocalypse doivent choisir entre préserver leur humanité et combattre aux côtés du Bien ou déchaîner l’enfer sur Terre. Ares, le cavalier représentant la Guerre, rencontre Cara Thornhart et découvre qu’à ses côtés il perd ses pouvoirs.
Ce roman est la suite de la précédente série Démonica et se place dans le même univers et les événements qui se passent dans cette série ont vraiment un impact sur ce spin-off.

Cette fois-ci nous nous intéressons aux quatre cavaliers de l’Apocalypse : Arès, Limos, Thanatos et Pestilence. Chaque cavalier est porteur d’un seau qu’ils doivent protéger et une fois que celui-ci est brisé, les cavaliers sont submergés par leur caractère obscur. C’est le cas de Reseph qui cherche à briser les trois autres seaux pour pouvoir régner sur le mal avec son frère et sa sœur.Le roman se base sur le personnage d’Ares. Chaque humain se trouvant à proximité de lui a envie de se battre. C’est un personnage qui aime les lieux où la bataille fait rage et les combats ont le pouvoir de l’exalter. A côté de lui, il y a Cara. Elle est humaine et, par un hasard ou un « malheureux » événement, se retrouve projetée dans le monde d’Ares. Dès leur première rencontre il y a une attraction qui s’opère entre eux.

Larissa Ione développe un monde vraiment fascinant, mêlant fiction et mythologie. La mythologie grecque est imaginée autrement et c’est ce qui rend l’histoire intrigante. De plus, son univers est encore plus sombre, plus effrayant et encore plus grand car la fin du monde est en jeu.
Ce premier tome est très bon et a beaucoup d’action et le spectateur est curieux de savoir ce qu’il pourrait bien se passer après.

H-15 (***)

h-15-de-fausta-philippoussis-988820304_MLH-15 révèle l’histoire troublante de Marius, le frère du narrateur mais aussi de l’auteur, victime de manipulation. Alors que le personnage de Fausta vit aux Etats-Unis, elle est témoin du déclin de son frère vivant loin d’elle. Elle est cependant en contact avec lui durant toute l’histoire, sans pouvoir faire quoi que ce soit. C’est pour cela que l’auteur a décidé de témoigner de l’événement dans ce premier roman.

Ce roman écrit par Fausta Philippoussis est largement inspiré de sa propre vie. Elle nous fait vivre une manipulation mentale qui nous amène à ressentir l’illusion de bonheur de son frère, suivie de sa chute et qui se terminera par son suicide. Il aurait pu être gâché par un sentiment de vengeance trop présent et que l’on peut comprendre. Mais ce n’est pas le cas. Ses objectifs sont de rétablir la vérité, rendre hommage à son frère et nous faire réfléchir sur les dérives des réseaux sociaux qui sont devenus les instruments privilégiés des manipulateurs. L’auteur a su prendre du recul et nous offrir un véritable roman.

Le style est très agréable et fluide et les notes d’humour sont agréables malgré la gravité du sujet. Fausta nous amène à réfléchir sur la façon d’entourer nos proches les plus faibles. Son frère était fragile et était détruit par une vie Africaine qui l’avait amené à connaître les horreurs de la guerre. C’est l’histoire d’un lion blessé qui est achevé par un prédateur caché dans la toile !

Réparer les vivants (***)

kerangalEn ce dimanche matin, Simon Limbres, jeune lycéen de 19 ans, est décédé à l’hôpital pour avoir traversé le pare-brise de la camionnette que conduisait son ami sur le chemin du retour d’une « session » de surf. Même si l’annonce n’est pas encore officielle, le diagnostique est bien la mort cérébrale. Pierre Révol et Thomas Rémige, médecin de garde et infirmier responsable des dons d’organes, vont alors avertir les parents du jeune homme et les aider à traverser cette épreuve tout en les amenant à accepter de faire don des organes de leur fils afin de pouvoir sauver d’autres vies humaines. Nous voilà embarqué dans les 24 heures suivant l’annonce de la mort de Simon Limbres.

Faisant partie du jury du Prix du livre « l’Express » en 2011, Maylis de Kerangal l’obtient en 2014 pour son livre Réparer les vivants. L’auteur a su faire partager les émotions et la tension entre les personnages au point de mettre la larme à l’œil. Le seul bémol est la longueur des descriptions en une phrase qui peut parfois atteindre une page. Ce livre peut intéresser les amateurs d’histoires réelles.

Don’t you forget about me (***)

dontyouforgetaboutmeTess s’est séparée de son copain depuis quelques temps et n’arrive pas à se consoler de cette séparation. C’est pour cela que le jour du Nouvel An, elle se retrouve seule dans son appartement à regarder les objets qu’elle a gardés de sa relation. Et alors qu’elle regarde une émission, elle prie pour que cette relation n’ait jamais existée. Et c’est ce qui arrive.

Tess veut refaire sa relation avec Seb et part de l’avantage qu’il ne se souvient pas l’avoir déjà rencontrée pour faire ce qu’il veut qu’elle fasse et pour être ce qu’il veut qu’elle soit. Avec son journal intime, elle refait sa relation en enlevant les erreurs qui avaient pu se produire dans le passé. Mais à quel prix ?

Même si le concept est assez peu commun, l’histoire n’est jamais irréaliste. Alexandra Potter fait tout pour partir d’une idée voulue par beaucoup de personnes et la rend possible, mais sans tomber dans les excès.

L’auteur, Alexandra Potter, a une écriture très facile à lire et essaie de contourner les clichés. Lorsque l’on s’attend à quelque chose, cela n’arrive pas dans tous les cas. L’histoire est drôle comme le personnage principal et son amie et, finalement, tous les autres personnages. Ils ont tous une histoire bien à eux, et leur romance est développée. Même le grand-père, Gramps, a sa part dans l’histoire. Aussi, l’humour est omniprésent dans le livre, autant à travers les personnages que dans la narration, et c’est avec cela qui rend l’histoire plus légère.

Le livre n’est pas encore sorti en langue française.

Flocons d’amour (**)

flocons-d-amour-112637-250-400Flocons d’amour est un livre qui regroupe trois nouvelles visant à plonger le lecteur dans l’ambiance de Noël. Ces trois nouvelles sont toutes écrites par des auteurs différents, comprenant  Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle. Toutes les nouvelles se passent le 24 décembre et décrivent l’histoire de personnages différents mais qui ont finalement tous un lien commun.

Le lecteur remarque très rapidement que les nouvelles sont adressées à un public très jeune. Le rythme des histoires est très rapide et nous découvrons souvent des personnages très naïfs. Les actions arrivent sans explications, ce qui nous questionne sur l’authenticité de l’histoire. Tout se passe très vite, les personnages ne sont parfois pas étudiés en profondeur.

Pour ce qui est de la première nouvelle « Le Jubilé Express » de Maureen Johnson, nous rencontrons Jubilé, une jeune fille dont ses parents se retrouvent subitement en prison. Après plusieurs catastrophes, elle rencontre Stuart à la Waffle House, endroit retrouvé dans les trois nouvelles.

En ce qui concerne « Un miracle de Noël à pompoms » de John Green, le lecteur s’ancre dans une toute autre atmosphère. Trois amis reçoient un coup de fil d’un de leur ami qui doit s’occuper du Waffle House. Il les avertit que des pompoms girls ont pris refuge dans cet endroit à cause de la tempête qui fait rage à l’extérieur. Ils se pressent donc, subissent le temps, et se lancent dans cette aventure qui ne va pas être sans surprises.

Finalement, dans la dernière nouvelle « Le Saint Patron des cochons » de Lauren Myracle, nous suivons Addie qui vient de rompre avec Jeb. Leur rupture est un malentendu et Addie essaie de réparer leur relation, malgré tout.

Les styles d’écriture des auteurs ne sont pas très littéraires et montrent bien que le livre s’adresse qu’à une partie de la population. Néanmoins, au fil des nouvelles, nous découvrons une légère amélioration au niveau de l’écriture et le lecteur arrive mieux à s’ancrer dans l’histoire puisqu’elle est plus réaliste.

La nuit dernière (***)

la-nuit-derniere-500381-250-400Un soir, Mary se rend à un rencard, et boit un peu plus que de raison. Le lendemain, elle se réveille dans une chambre inconnue et ne se rappelle plus de la nuit passée. Elle découvre alors que la chambre dans laquelle elle se trouve appartient à Néville qui n’est pas si inconnu que ça.

La couverture est  représentative de l’histoire et illustre le monde anglais très bourgeois dans lequel l’auteur se place.

Les deux personnages sont très différents. Mary travaille à V&A, au milieu des œuvres d’arts, et adore ce monde-là. Mais c’est sans compter sur l’arrivée de Neville. Il va bouleverser toutes les règles qu’elle s’était dernièrement fixée. Nev est banquier et vit dans le luxe depuis son enfance. Il n’est pas prétentieux, il a une mère et un frère qui lui font vivre un enfer. Il rêve juste de prendre son indépendance et de vivre comme il le veut. Les deux personnages vivent dans deux mondes opposés et il est intéressant de les suivre et d’observer leurs évolutions.

L’auteur nous montre la société bourgeoise de notre société, ce qui est rare dans ce genre de roman. Elle nous décrit un monde d’apparence où seule la manipulation peut régner.

La nuit dernière est un roman qui porte très bien son nom. Mary et Nev sont très attachants, on se perd facilement dans leur histoire d’amour.  C’est une très bonne romance contemporaine et une lecture rapide et rafraîchissante.

Anna and the french kiss (***)

71N-hAxibZLAlors qu’Anna vit à Atlanta avec sa famille, son père décide soudainement de l’inscrire dans un pensionnat pour étudiants américains à Paris. Même si elle ne sait pas parler français, elle n’a pas le choix. Mais dès son arrivée, elle est accostée par ses voisins de chambre. C’est là qu’elle rencontre Etienne que tout le monde appelle de son nom de famille « St Claire ». Il devient très rapidement son meilleur ami, quelqu’un à qui elle peut se confier et qui peut lui permettre de s’intégrer. Mais la frontière entre l’amitié et l’amour est fine et les antécédents familiaux de St Claire ne vont pas arranger la situation.

Bien que le titre de l’œuvre semble niais, l’histoire ne l’est pas. Le style d’écriture de Stephanie Perkins est moderne et nous permet de nous ancrer facilement dans l’histoire. Le personnage d’Anna est agréable et drôle et nous apprécions la relation assez énergique qu’elle a avec St Claire. L’originalité de l’œuvre se trouve dans le fait que l’histoire se place à Paris et que le lecteur regarde la ville à travers les yeux surpris d’Anna, qui n’a jamais eu l’occasion de découvrir le patrimoine parisien.

Cette histoire nous offre donc une romance légère et agréable pour un moment de détente, bien qu’elle soit assez simpliste et manque parfois d’actions.

One Hundred Names (****)

onehundred namesCecelia Ahern, l’auteur du fameux livre PS : I love you adapté au cinéma, se concentre sur l’univers journalistique dans One Hundred Names. En effet, Kitty Logan, journaliste dans le magazine Etcetera, a fait une erreur impardonnable et en subit les conséquences quotidiennement. Une de ses plus chères amies, Constance, est gravement malade et, dans ses derniers souffles, lui demande quelle est l’histoire qu’elle a toujours voulu écrire. Sur ces mots, elle lui laisse une lettre qui contient les noms de cent personnes. Alors, elle part dans une aventure didactique où elle va découvrir de nouvelles personnes qui vont changer sa conception de la vie et du monde journalistique.

Cecelia Ahern prend une idée pour en faire une histoire extraordinaire. Avec son écriture fluide et agréable à lire, elle plonge les lecteurs dans des environnements connus et en dégage des leçons philosophiques.

Kitty Logan interviewe des personnes de la liste et nous suivons l’évolution des personnages en apprenant en même temps leur passé qui les forge en tant que personnage ambivalent. Mais l’histoire est d’autant plus intéressante qu’elle regroupe des éléments de la vie du personnage principal, qui passe par plusieurs complications entre sa carrière et les hommes qui l’entourent.

Alors que le titre évoque Cents noms, le lecteur pense découvrir les histoires de cent personnes mais va rapidement être surpris puisque le roman se focalise sur quelques personnages en particulier qui sont merveilleusement dépeint autant physiquement que moralement. L’auteur les analyse pour nous montrer le meilleur d’eux-mêmes. Elle tourne les histoires de façon humoristique en ajoutant toujours des éléments romantiques.

L’auteur attend la fin de l’histoire pour faire une chute digne de ce nom, en regroupant toutes nos suppositions pour en faire un concept plein de justesse et de bon sens. Mais la fin reste quelque peu en suspens et laisse le lecteur sur son enthousiasme. Néanmoins, le dénouement est assez subtile pour permettre au lecteur de s’imaginer la suite des événements.

Le livre n’est pour le moment pas disponible en langue française.

L’honneur des highlands (***)

1410-chefs-murray2_orgElle est la cible de tous les hommes du royaume, mais un seul trouve grâce à ses yeux…

Lady Gisèle est recherchée par tout le royaume français et accusée du meurtre de son mari. Elle se fait donc passer pour une servante et rencontre Nigel Murray lors d’une bataille contre l’Angleterre. Son plus grand défi sera de réussir à lui faire oublier son douloureux passé et à lui redonner foi en l’amour.

Dans ce tome nous retrouvons Nigel. Cela fait sept ans qu’il a quitté l’Écosse pour faire la guerre en France et il fait ainsi la connaissance de Gisèle, déguisée en homme. Nigel lui vient en aide en devenant son protecteur et en jurant sur son honneur. S’en suit alors une longue période de traque et d’embûches pour atteindre l’Écosse.
Nigel n’a pas peur, il est courageux, loyal, a un grand honneur mais surtout un grand humour. Il ne veut pas se lancer dans une histoire sans être sûr de ses sentiments.
Gisèle est maligne et très intelligente, et a beaucoup de points communs avec Maldie. Cela fait un an qu’elle se cache de ses bourreaux et ça lui donne une grande envie de vivre. Elle a été brisée, maltraitée mais ne veut pas qu’on s’apitoie sur son sort, au contraire, elle cherche à aller de l’avant et à guérir de ses blessures.

Les premiers rapprochements ne tardent pas à arriver entre eux. Leurs intentions l’un envers l’autre sont les mêmes du début à la fin, ils ont chacun besoin l’un de l’autre et c’est ainsi que leur relation évolue au fil du temps.
Les tomes sont assez imposants, il faut environ 500 pages et des passages sont longs mais la lecture est agréable comme le sont les personnages.

Le destin des Highlands (***)

les-chefs-du-clan-murray,-tome-1---le-destin-des-highlands-514871-250-400Balfour Murray, dirigeant du clan du même nom, attaque le clan Beaton suite à l’enlèvement de son frère Eric. Sur sa route du retour, il croise Maldie, une guérisseuse, qui va ensuite intégrer leur clan. Très vite, des sentiments vont émerger de ces deux personnages mais leur romance ne sera pas de tout repos. Balfour peut-il vraiment se fier à cette jeune inconnue qui entretient un mystère sur ses origines et laisser libre cours au désir qu’il éprouve pour elle ?

Cette série est une des premières que l’auteur est écrite et nous pouvons voir une réelle évolution par rapport à l’histoire, aux personnages et à l’écriture. Dans Wherlocke ou Le Clan Murray, l’écriture de l’auteur est plus belle, moins lourde sur les états d’âme des personnages. Ensuite, ils sont plus approfondis et l’histoire a beaucoup plus de rebondissements. Alors que dans cette série, c’est un peu tout le contraire. Les personnages ont moins de punch et il y a moins d’actions et de rebondissements.

L’histoire se place dans l’Ecosse du Moyen-Âge et est très rapidement accompagnée d’une romance entre Balfour et Maldie. Ces personnages sont émouvants, sûrs d’eux mais aussi fragiles. Ils ont des parents qui ont commis beaucoup d’erreurs, les personnages sont donc pris dans le doute de reproduire les mêmes.

L’écriture de l’auteur est fluide mais l’histoire avance assez lentement. La personnalité des personnages est développée mais ils manquent de force de caractère. Au final, la lecture est très agréable même si un peu plus d’action et d’activité en plus n’aurait pas été de trop.

L’histoire « Le destin des Highlands » continue avec « L’honneur des Highlands » et « L’espoir des Highlands » formant une véritable série « Les chefs du clan Murray ». Cependant, elle est plutôt décevante en comparaison de sa précédente série « Le Clan Murray » dont l’histoire est tirée.

Room (*****)

ROOM-II Jack et sa Maman sont enfermés dans une pièce depuis des années. Jack a 5 ans et il n’est jamais sorti de cette pièce et ne connaît que sa Maman et le « méchant Old Nick ». Il pense même que les images diffusées à la télévision ne sont pas réelles. Alors, Ma établit un plan et compte sur ce dernier essai pour s’échapper. L’auteure, Emma Donoghue, nous fait donc assister à la découverte du monde d’un enfant.

Le concept du livre est très intriguant et, même si beaucoup pensent que le début est long, l’histoire en elle-même est très attachante malgré les thèmes difficiles qui sont abordés. L’auteure sait parfaitement maintenir la tension et le lecteur est réellement intrigué par la suite des évènements.

Emma Donoghue se met à la place de Jack, qui, comme tout enfant de cinq ans, est très naïf. Cela donne donc un aspect léger à l’histoire. En effet, il n’a pas conscience de ce qu’il traverse alors que sa mère passe par un véritable traumatisme. L’histoire ne part donc jamais dans le sordide, au contraire, elle est assez amusante à travers les yeux de ce jeune garçon courageux et ingénieux.

Le roman est découpé en trois grandes parties, ce qui permet au lecteur d’être littéralement plongé dans l’histoire sans être interrompu. Il est tenu en halène par l’intrigue intelligemment ficelée qui surprend autant qu’elle émerveille. Et, en ce qui concerne les actions, elles se déroulent dans un ordre justifié et détaillé pour rendre l’histoire intrigante et originale.

Room est donc un roman psychologique et sociologique romancé, ce qui permet d’être accessible à tous types de lecteurs. En écrivant cette histoire, l’auteure nous ouvre aussi les yeux sur les caractéristiques et dangers de la société et nous montre comment une relation peut changer selon les circonstances dans lesquelles elle est ancrée.

Witch and Wizard (*)

logo_12336En pleine nuit, la police entre dans la maison des Allgood sur exigence du Nouvel Ordre, un gouvernement totalitaire présidé par le Seul-l’Unique. Wisteria et Whitford, souvent appelés Wisty et Whit, sont soudain accusés de sorcellerie et emmenés en prison. Leurs parents leur donnent alors un carnet vide et une baguette. Suite à cet évènement, ils vont découvrir qu’ils ont des pouvoirs magiques qu’ils n’auraient même pas imaginé avoir autrefois.

Bien que le concept de l’histoire semble intéressant, l’histoire en elle-même est très naïve, comme les noms des personnages et leurs comportements. Les personnages veulent une chose et l’ont directement, comme par miracle, alors qu’ils viennent de découvrir leurs pouvoirs. Tout à coup, ils arrivent à contrôler leurs pouvoirs et les utiliser à des fins personnelles. Le style d’écriture accentue ce fait et nous confirme que le livre est plutôt destiné à un lectorat très jeune. Des idées sont tout de même intéressantes, comme la condition de Celia, la petite-amie de Whit, qui réside dans les Limbes mais qui a la capacité de les accompagner dans leur expédition. Mais cette idée comme bien d’autres tourne très rapidement à la dérision et à la naïveté puisqu’elle n’est pas développée et nous laissent imaginer que tout arrive comme ils le veulent par simple hasard.

Il est à préciser que le livre a été écrit à quatre mains par James Patterson et Gabrielle Charbonnet, mais on ne sait c’est si c’est plus une contrainte qu’autre chose. Les chapitres sont très courts et passent du point de vue de Whit à celui de Wisty, mais le lecteur n’arrive pas vraiment à différencier les deux styles d’écriture des deux personnages, bien que ceux-ci soient très différents en ce qui concerne le caractère et le comportement. Les actions s’enchaînent sans aller dans le fond des idées, on suit les différentes aventures par lesquelles les deux frères et sœurs passent mais elles sont si naïves que le lecteur a du mal à s’ancrer dans l’histoire.

Ash (*****)

ashAsh s’ancre dans l’histoire bien connue de Cendrillon, malaimée de sa belle-mère et de ses belles-sœurs, mais l’originalité est l’univers fantastique dans lequel le personnage s’inscrit. Cet ouvrage s’inspire du conte de fées et rajoute sa propre pierre à l’édifice. Ainsi, l’histoire commence par l’enterrement de la mère de Ash qui est morte d’une maladie incurable. Sa mère est le pilier de l’histoire puisqu’elle a inculqué à Ash les valeurs et légendes dont la civilisation a été témoin mais a tout fait pour oublier. Alors que Aisling est condamnée à déménager, elle sent une puissance qui l’attire vers la forêt à côté de laquelle elle vit. Dans cet endroit, elle va rencontrer d’autres personnages qui vont lui ouvrir l’esprit et vont l’accompagner à faire de nouvelles expériences. Elle sera alors entourée par cette ambiance magique dans laquelle elle a toujours été plongée.

Malinda Lo crée une histoire tout à fait passionnante et pleine de surprises à partir d’un conte vu et revu, ce qui permet au conte de se refaire une jeunesse et de voir l’histoire d’une nouvelle façon. Son écriture est très agréable à lire et nous plonge dans un univers inventé de toutes pièces. Les personnages sont fascinants puisqu’ils viennent d’un univers où la magie est prédominante. Il n’y a donc pas de limite à l’imagination. Le lecteur est surpris par toutes les actions qui se passent puisqu’il ne s’attend jamais à ce qu’elles arrivent. Et lorsqu’il pense à ce qui pourrait se passer, cela ne se passe pas. C’est là le véritable talent de l’auteur. La fin est surprenante et permet à l’histoire de se dissocier du conte original.

Le livre n’est cependant pas sorti en France.

La face cachée de Margo (***)

94031947_oMargo et Quentin se connaissent depuis l’enfance et ont vécu une épreuve traumatisante. Mais depuis le lycée, Margo a pris un autre chemin et ils ne se sont plus reparlé. Une nuit, elle s’infiltre dans sa chambre et lui demande de l’accompagner dans une expédition qu’il se rappellera toute sa vie. Alors, sans hésiter, il la suit. Mais le lendemain, elle a disparu. Et il semblerait que des indices soient cachés pour que Quentin puisse la retrouver.

Bien que le titre français soit contestable, l’œuvre ne l’est pas. John Green nous plonge dans une histoire pleine d’aventure et de mystère. Nous assistons à l’enquête que mène Quentin pour retrouver Margo, nous réfléchissons avec lui, et nous nous étonnons avec lui de la tournure des évènements. L’auteur développe les personnalités des personnages et les différencie des « à priori » que les autres ont sur eux. En effet, Margo a plusieurs facettes et personne ne sait qui elle est vraiment. Son nom est d’ailleurs emblématique de ce concept, elle s’appelle Margo Roth Spiegelman, et « Spiegel » (de l’allemand « miroir ») fait référence à sa personnalité qui s’ajuste en fonction de ce que les autres veulent qu’elle soit. Le livre est donc rempli de références et de philosophie et se base sur le concept de « Paper Town », c’est-à-dire de « villes en papier ». L’auteur se rapproche de ses lecteurs en dépeignant des personnages qui semblent réels, et non romancés. Les idées du départ et des différentes personnalités peuvent parfois être perçues comme survolées mais laissent le lecteur à ses propres réflexions.

L’amour dure plus qu’une vie (***)

lamourdureplusquunevieL’amour dure plus qu’une vie est le roman de Ann Brashares, aussi connue pour avoir écrit la célèbre série Quatres filles et un Jean et aussi le nouveau roman Ici et maintenant. L’auteur se tourne vers un tout autre univers dans ce roman dont le titre un peu naïf ne représente pas l’œuvre. Le titre original « My name is Memory » illustre mieux le contexte dans lequel l’auteur nous plonge.

Alors que Lucy s’est demandée toute l’année qui était le mystérieux Daniel dans son lycée, elle se voit stupéfaite lorsqu’au bal de l’année, il avoue l’avoir aimé dans une autre vie. Lucy ne veut rien savoir de cette histoire, mais remarque qu’elle est étrangement liée à lui. Elle est alors projetée dans des situations qui vont lui découvrir des éléments inattendus sur ses précédentes vies. Mais leur histoire a toujours été en danger.

Le livre est très soigneusement écrit, il est donc très agréable de suivre les différentes vies par lesquelles les personnages sont passées. En effet, la trame du récit est entrecoupée par des fragments de la vie Daniel. Ces deux formes de récits sont écrites différemment, ce qui permet au lecteur de pouvoir être plus facilement plongé dans le contexte. L’histoire est tout à fait cohérente et nous donne un tout nouveau point de vue sur l’univers et le thème de la réincarnation consciente.

Néanmoins, le lecteur a comme une sensation d’inachevée. La fin est trop ouverte pour que le lecteur puisse comprendre où l’auteur veut en venir, si bien que nous nous demandons même si c’est vraiment une fin. Nous regrettons le fait que l’auteur n’ait pas développé davantage la fin et attendons une suite.

Easy (****)

easy10En quelques jours, la vie de Jacqueline bascule. Elle a suivi son copain Kennedy à l’université, mais elle ne s’attendait sûrement pas à ce qu’il la largue et que ses amis se détournent d’elle. Lors d’une fête costumée, Jackie se retrouve seule sur le parking face à sa voiture, et se fait agresser. Mais un mystérieux homme vient la secourir. Jusqu’alors, Jackie ne l’avait jamais remarqué mais désormais, il se trouve constamment sur son chemin. Et si la simple vue de ce garçon suffit à éveiller des images qu’elle préférerait laisser enfouies à tout jamais, sa présence silencieuse n’en aiguise pas moins sa curiosité…

L’intrigue tourne autour du thème du viol, et bien que le sujet soit difficile, l’auteur arrive à faire en sorte de rendre l’histoire intéressante en la mélangeant avec de la romance. Les personnages ne sont pas le moins du monde abattu par les situations dans lesquelles ils se trouvent. Justement, ils sont forts, et parfois même un peu trop. Le personnage principal, Jacqueline, subit une rupture et une grave agression, mais elle ne montre pas de grandes contrariétés et semble ne pas être très touchée par tous les durs évènements qui lui arrivent. Quant à Lucas, il semble aussi très solide, malgré son passé bouleversant. Lucas est la parfaite représentation du « bad boy » au cœur tendre. Et l’amie de Jackie, Erin, est rafraîchissante et ses répliques sont excellentes. L’intrigue entre les deux personnages est sympathique. L’histoire est bien menée, le lecteur passe par diverses émotions : sourire, agacement, tristesse, toutes les caractéristiques requises pour apprécier une histoire romantique. L’histoire est si poignante qu’elle restera dans la tête des plus sensibles.

L’écrivain, Tammara Webber, a écrit un tome sur Lucas, qui se nomme Breakable.

Replay (****)

1721_810602Jeff Winston meurt subitement d’une crise cardiaque à l’âge de 43 ans, mais il se réveille dans sa chambre d’étudiant, forcé à revivre sa vie, sachant ce que d’autres ne savent pas encore. Il essaie donc de faire de nouvelles expériences et d’empêcher des évènements de se reproduire, en sachant les conséquences qu’ils pourraient avoir. Mais à chaque fois, il se réveille à son adolescence, toutes ses actions n’ayant servi à rien. C’est ainsi qu’il va essayer de comprendre pourquoi il a la possibilité de vivre après avoir vécu plusieurs morts, et va chercher d’autres personnes qui vivent la même chose que lui.

Le thème de ce livre est très original et nous questionne sur ces évènements. Est-ce possible de changer le court du monde en savant ce qu’il va se passer dans le futur ? C’est ce que se demande Jeff Winston, et ce qu’il va essayer de faire. L’écriture est soignée, plusieurs thèmes sont abordés. Le lecteur vit dans la peau d’un homme qui ne sait pas que faire dans ce monde déjà connu. Nous suivons donc les multiples péripéties dans lesquelles le personnage principal va se trouver, et voir l’aboutissement de ses décisions qui ne sont pas souvent justifiées.

Le malheur de vivre (***)

6529669-9847586Ndèye Fatou Kane nous plonge dans le monde de Sakina, jeune femme française d’origine sénégalaise qui tombe éperdument amoureuse d’un homme au Sénégal. Mais dès les premières lignes, l’auteur nous indique que cette histoire d’amour sera tragique. Pas d’histoire romantique en prévision, mais une histoire aux leçons subtiles adressée aux jeunes filles naïves.

L’écriture de l’auteur est très soignée et littéraire, ce qui permet aux lecteurs d’être directement impliqué dans l’histoire. Le récit est écrit à la troisième personne, ainsi, le lecteur peut avoir l’avis des deux personnages concernés dans la situation.

Le roman est poignant, comme sa fin. Le but de livre est sûrement de nous dire que le monde peut facilement se retourner contre nous lorsque nous sommes victimes de l’amour. L’histoire de Sakina en est la preuve.

Pour être impliqué dans la culture sénégalaise, l’auteur a choisi d’inscrire certains mots sénégalais dans l’histoire, ce qui peut parfois déboussoler le lecteur qui doit alors rechercher la signification à la fin du livre.

Très chère Sadie (****)

tres-chere-sadie-3746172Sophie Kinsella, l’auteur de la fameuse histoire Confessions d’une accro au shopping adaptée au cinéma, prend un tout autre tournant avec Très chère Sadie. Dans ce livre, la mode est toujours aussi présente mais elle est également mélangée aux aventures extravagantes de Lara. L’histoire commence à l’enterrement de la grand-tante de Lara morte à 105 ans, Sadie, inconnue de tous. Mais Sadie n’est pas totalement partie, elle est toujours présente en tant que fantôme et veut retrouver son collier si cher à ses yeux. Alors que la vie de Lara ne se passe pas comme elle l’avait imaginée, Sadie est là pour la pousser à se faire de nouvelles expériences. Le lecteur découvre alors ce que collier a comme signification et comprendre que la vie de Sadie était plus mouvementée qu’il le semblait.

Le style d’écriture de l’auteur est très comique et facile à lire, si bien que dès la lecture commencée, il est difficile de s’en détacher. L’histoire est bien ficelée, les personnages sont intéressants et leurs histoires sont développées à soin. Chaque personnage a sa propre personnalité, il est ainsi facile de s’y identifier. Ce livre est original, touchant, inattendu et, en plus, il nous ramène aux années 20 ! Il est approprié pour une lecture d’été puisqu’il est léger et nous offre un moment de détente et de comédie.

Pour tous âges.

Chroniques d’une humanité augmentée (***)

Couv_chroniques_d_1_humanite_augmentee - lightCouv_chroniques_d_1_humanite_augmentee - light (1)Dans ce roman d’environ 70 pages, l’auteur se focalise sur la tournure que pourrait prendre les évènements si le monde virtuel venait à faire partie courante de la vie jusqu’à créer une « réalité augmentée ». Ce sujet est donc évoqué à travers plusieurs nouvelles qui sont séparées par des interstices.

Le récit s’ouvre sur les faits rapides de la vie de Julien qui en vient à ne plus se souvenir de son nom ou des gens qu’il côtoie. Il a de violentes pertes de mémoire et souffre d’un dédoublement de la personnalité. Le lecteur, intrigué par ces réactions et tourmenté par ce que ressent le personnage, se demande d’où cela peut venir.

Nous suivons l’histoire à travers Julien, puis Nicolas mais aussi Alfred et Sébastien sans oublier les régulateurs. Chaque personnage offre un nouveau point de vue sur le sujet car ils montrent les conséquences d’un monde virtuel.

En effet, que penser d’une vie où nous serions sans cesse connecté à un avatar ? Et où nous serions des avatars dont nous pouvons modifier l’apparence à souhait ? Même si pour certain l’idée n’est pas mauvaise, le problème est ce que l’autorité pourrait faire des données nous concernant.

L’auteur nous offre donc une réflexion sur le sujet dans ses nouvelles concises mais subtiles. Il dépeint un monde où les problèmes d’argent déteindrait sur l’apparence des personnes qui seraient « pixelisées » ou auraient des problèmes de connexion. Le tout est développé intelligemment, plusieurs références sont utilisées comme l’Allégorie de la Caverne rappelée au début et d’autres citations tels que « L’enfer, c’est les autres ».

Vous pourrez retrouver des informations sur l’auteur et sa création ici : https://pascalbleval.wordpress.com/

Et vous pourrez l’acheter ici : http://www.amazon.fr/Chroniques-dune-humanit%C3%A9-augment%C3%A9e-futur-ebook/dp/B00LS6U5O6/ref=la_B00LSEU2Q4_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1405326767&sr=1-1

Fangirl (****)

FANGIRL_CoverDec2012-725x1075Rainbow Rowell se plonge dans le monde universitaire dans son roman « Fangirl », et se met à la place de Cath, jeune étudiante qui passe son temps à écrire des fanfictions et à s’inquiéter pour sa sœur jumelle, Wren, qui cherche plus à profiter de la vie en faisant la fête. Cath s’enferme donc dans son monde virtuel mais est surprise par la tournure des évènements.

L’auteur inclut de nombreux faits personnels dans ce livre, elle confit qu’elle était un peu comme Cath à l’université, elle avait peur du changement et des rapports sociaux et désirait s’échapper de sa vie grâce aux fictions qu’elle écrivait. Elle retrace donc les faits quotidiens avec naturel. Plusieurs personnages sont présents dans ce roman mais le lecteur arrive à s’attacher suffisamment aux protagonistes. Quelques parties de la fanfiction qu’écrit Cath sur un roman s’apparentant beaucoup à Harry Potter sont insérer entre les chapitres ce qui peut perturber le lecteur par le changement d’écritures autant qu’il peut le ravir grâce à la variété des évènements. Il est intéressant de découvrir l’histoire de Cath, qui aurait pu très bien être l’histoire de tout un chacun car très proche de la réalité.

Les fatrasies d’Eris (**)

les-fatrasies-derisLes fatrasies d’Éris est un livre poétique basé sur le personnage d’Éris, déesse de la discorde dans la mythologie grecque, connue comme étant celle qui jeta une pomme d’or « A la plus belle » dont Athéna, Aphrodite et Héra cherchent à avoir la possession.

Au fil des chapitres, d’autres personnages complexifient l’histoire, dont La Jeune Fille et La Mort, mais aussi, le poète lui même qui se qualifie « Fils-Poète » puisque « un poète n’est le fils de Personne ». Plusieurs thèmes sont évoqués tels que l’amour, l’attirance, mais aussi la solitude et les disputes. Derrière l’histoire mythologique, le poète donne voix aux relations amoureuses et aux conséquences qui s’en découlent.

La lecture du poème est simple, des informations sur la mythologie sont indiquées et une réelle histoire est dressée à travers les différents types de poèmes créés. Lorsque le lecteur est impliqué dans l’histoire, la lecture du livre est appréciée. Il faut toutefois aimer les poèmes.

Vous pourrez retrouver les informations sur l’auteur et son livre ici : http://www.mandin.com/livre-les-fatrasies-d-eris

Loin de tout (*)

Loin de Tout - Tome 1Ce roman retrace l’histoire de Camryn. Elle a vingt ans et a plusieurs complications dans sa vie : elle a perdu son petit ami lors d’un accident de voiture, s’est disputée avec sa meilleure amie, etc… Alors, afin de chasser la monotonie et les aléas de sa vie, elle décide de prendre le bus et de partir loin de chez elle.

Dans le bus, elle rencontre Andrew, vingt-cinq ans, qui a aussi pas mal de problèmes dans sa vie. Durant tout le voyage, ils n’échangent que des banalités et ne cherchent pas à se connaître, mais une attirance va se construire entre eux et le lourd secret qu’Andrew essaie de cacher va peut-être bouleverser leur relation naissante.

L’auteur veut créer une complicité entre les deux personnages qui veulent s’éloigner de leur vie passée et prendre des chemins différents. Mais cette complicité n’existe que très peu, et si elle existe, elle n’est pas naturelle. Le langage est très peu soigné et quelques évènements aurait pu être épargnés puisqu’inutiles. L’histoire est très cliché, et dès la lecture du résumé, le lecteur peut se faire à l’idée la suite des évènements. Rien d’extraordinaire ne se passe dans ce livre, et les actions que le lecteur attendent sont souvent décevantes.

Crime d’honneur (***)

honour-elif-shafakDès les premières lignes du roman, la mort de Pembe, mère de 3 enfants, est évoquée. Dès lors le lecteur est conscient que ce thème va être principal, et la base de l’histoire. Sa fille, Esma, a toujours voulu devenir écrivain et décide d’écrire l’histoire de sa mère afin qu’elle soit commémorée.

Ainsi, chaque nouveau chapitre retrace une partie de l’histoire de sa mère, comme celle de sa famille en général, à différente période. Le lecteur suit alors les évènements que Pembe a vécus à partir de sa naissance dans une famille d’origine turque et kurde composée exclusivement de filles -au malheur de sa propre mère, Naze. Le lecteur cherche la raison pour laquelle Pembe ait pu être assassinée et chaque chapitre est un indice grâce à la complexité de l’histoire familiale et ses conséquences.

Au départ, l’insertion dans l’histoire peut être difficile puisque chaque chapitre donne voix à un nouveau personnage, membre de la famille, il est peut-être conseillé de dresser un arbre généalogique pour visualiser la famille. Mais dès que les histoires sont concrètes, il est aisé de prendre part à l’histoire qui ne s’apparente pas à une fiction.

L’auteur met l’accent sur les thèmes chers à sa culture tels que l’immigration d’une famille turque et kurde dans un pays de l’Ouest comme l’Angleterre, l’intégration et l’acceptation parfois difficile de la population et l’honneur des familles de cette culture. Le lecteur est d’autant plus surpris par la tournure des évènements.

La vérité sur l’affaire Harry Quebert (****)

la-verite-sur-4502Le deuxième livre de Joël Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Quebert, a gagné le 25ème prix Goncourt des Lycées en 2012. Du haut de ces 600 pages (800 selon l’édition), l’auteur retrace l’histoire d’un écrivain, Marcus Goldman, qui, après avoir vécu le succès de son premier livre, est confronté à l’horreur de la page blanche. Il cherche alors l’inspiration chez son ami Harry Quebert, anciennement son professeur et aussi écrivain, qui lui donne des conseils pour l’écriture d’un roman à succès.

Mais un évènement inattendu arrive. Harry est accusé du meurtre de Nola Kellergan, sa compagne secrète âgée de 15 ans. Marcus, convaincu de son innocence, enquète personnellement sur cette affaire afin de disculper Harry.

Le livre est très bien écrit, avec des mots simples et facile à comprendre. Les nombreuses pages à lire ne sont pas une contrainte, le lecteur est plongé dans l’histoire intrigante du meurtre non résolu depuis une trentaine d’année. Nous sommes impliqués dans ce thriller à l’américaine, l’auteur donne la possibilité d’avoir un avis sur les différents accusés.

De plus, à chaque chapitre, se trouve un conseil de Harry Quebert sur l’écriture qui pour lui, s’apparente à la boxe.

Ainsi, le lecteur est tenu en haleine jusqu’à la fin du roman alors que les pistes s’éclaircissent au fur et à mesure. Ce livre peut être lu par tout type de personnes.

L’équation de l’amour et du hasard (****)

equationCe roman retrace l’histoire de deux adolescents qui, ayant échangé des mails pendant plusieurs mois, se rencontrent. En effet, ces deux protagonistes avaient décidé de ne pas livrer d’informations personnelles afin de conserver une relation simple. Mais la connaissance de leur identité va changer et même compliquer leur relation.

Ce livre est très bien écrit, il se lit rapidement, le lecteur n’a pas de mal à s’inscrire dans l’histoire et s’identifier aux personnages. Nous jonglons entre les pensées de ces deux personnages, qui ont le point commun de s’aimer, mais qui ne le peuvent. En effet Graham Larkin est une célébrité, il a joué dans plusieurs films à succès et sa notoriété est grandissante. Il ne peut pas sortir avec Ellie O’Neill, simple habitante d’un village et d’un milieu modeste. Les deux personnages veulent créer leur propre histoire d’amour, mais sont face à plusieurs difficultés.

Cette histoire est très distrayante, propice à l’imagination. Parfois perçue comme naïve, mais qui tient tout à fait la route. Nous regrettons simplement la fin.

Nos étoiles contraires (***)

Nos-étoiles-contraires-de-John-Green-couvertureCe bestseller semblait être un livre incontournable. Vendu dans plusieurs pays, et ayant été adapté au cinéma, l’histoire devait être des plus passionnantes.

Le roman illustre l’histoire d’une adolescente, Hazel, atteinte d’une maladie grave des poumons. Elle sait depuis son enfance que sa mort peut être imminente, et chaque jour est une épreuve pour elle. Mais, un jour, elle rencontre Augustus Waters dans un groupe de soutien. Il était atteinte d’un cancer et a du être amputé d’une de ses jambes pour pouvoir éradiquer sa maladie. Une histoire d’amour entourée de métaphores se créée alors entre eux .

Le thème du livre est touchant et nous savons, dès le départ, qu’il va susciter des émotions. Néanmoins, l’histoire n’est pas écrite de sorte que le lecteur soit touché directement par ces évènements, le fait qu’il ne soit que très peu impliqué ne l’amène pas à extérioriser ses sentiments.

Aussi, l’histoire est entourée par l’implication des personnages sur Une Impériale Affliction, un livre dévoilant une fille aussi atteinte d’une maladie. Hazel et Augustus font tout pour savoir la fin de ce livre qui se termine sur une phrase non finie. Cette double histoire est ressentie comme trop impliquée, ce qui ne laisse parfois pas la place à l’histoire d’origine, même si elle est liée à celle-ci.

Ce roman n’illustre donc ni une histoire dramatique ni une histoire romantique. L’auteur, John Green, se met simplement à la place d’une personne malade qui essaie de vivre tant bien que mal, et qui découvre l’amour.

En ce qui concerne le film, il est très fidèle au livre et éloigne toutes formes d’empathie afin de rendre cette histoire réaliste, et non romancée. L’histoire est telle que beaucoup d’émotions sont ressenties par le spectateur qui sera parfois pris aux larmes. Les acteurs, Shailene Woodley et Ansel Elgort (frère et sœur dans Divergent) sont si talentueux qu’ils rendent le film encore plus beau et bouleversant.

Beaucoup pensent même que le film est mieux que le livre.

Mars Ocean (****)

couverture-kindle-v2Mars Ocean, le roman de Virginie Spies, est un délice de lecture. Dès les premières pages nous sommes ancrés dans l’histoire non ordinaire d’une équipe sur le point de faire une émission de télé-réalité sur la planète Mars. Nous suivons l’histoire à travers deux personnages : Cyrius et Louise. Ces deux personnages sont très différents, l’un est né dans une famille riche et est devenu célèbre, alors que Louise vit dans un milieu modeste et aime l’audiovisuel et l’écriture. Mais tout deux ont décidé de quitter la Terre pour construire une nouvelle vie sur Mars. Cyrius et Louise vont entamer une relation sous la surveillance très attentive du public terrien et vont devoir faire face à plusieurs évènements qui vont changer leurs idéologies.

Est-il préférable de vivre sur une planète inhabitée sachant que nous ne pourrons pas retourner sur la Terre qui a été notre foyer tout au long de notre vie ?

Ou est-ce plus judicieux de rester sur une planète, la Terre, dont nous ne supportons pas les idéaux ?

L’histoire se lit très facilement, les mots sont simples et à la portée de tous. Nous aimons le fait que les personnages soient profondément étudiés au point que le lecteur s’identifie aisément à ceux-ci. A chaque chapitre, nous passons des pensées de Louise à celles de Cyrius, rappelant le fonctionnement du journal intime.
Aussi, nous apprécions le fait que le livre nous offre une réflexion sur l’impact important de la télé-réalité dans nos vies. En effet, les explorateurs décident de partir de la Terre pour vivre autrement, mais sont tout de même reliés intensément à celle-ci par le biais des médias. Ils sont d’ailleurs si liés au public terrien qu’ils se demandent s’ils pourraient vivre sans.

Si vous voulez imaginer comment sera la vie sur Mars en 2024, ce livre est fait pour vous.

Vous pouvez vous procurer le roman sur : http://www.amazon.fr/Mars-Ocean-Lunivers-totalement-t%C3%A9l%C3%A9vision-ebook/dp/B00KCY1WIS/ref=sr_1_1?s=digital-text&ie=UTF8&qid=1401398344&sr=1-1&keywords=mars+ocean

Et vous renseigner plus amplement sur : http://www.mars-ocean.com/

Wonder (***)

db348-wonderAugust Pullman, un garçon de dix ans, est né avec une déformation faciale. C’est pourquoi dès son plus jeune âge, ses parents ont décidé de lui faire des cours à la maison. Mais ses parents décident qu’il serait temps pour lui de s’inscrire dans un vrai collège.

C’est ainsi que Auggie va suivre des cours en faisant face aux moqueries et regards implicites. Le principal du collège propose à des élèves de le mettre à l’aise en lui parlant, il va donc faire des connaissances rapidement, à ses risques et périls.

L’auteur se met donc à la place des handicapés qui doivent agir en fonction des personnages environnants, ce qui peut être parfois déstabilisant, tout en montrant que ces personnes sont comme toutes les autres, seul leur physique les différencie.

Ce livre, partagé en plusieurs parties correspondant aux différents personnages, est très facile et rapide à lire. Le lecteur prend la place du garçon, Auggie, et se demande comment les personnes peuvent être aussi injustes. Nous suivons les étapes que le personnage principal va passer, les personnes avec lesquelles il va rester, les personnes qui le comprennent, et au contraire, celles qui vont lui rendre la vie plus dure qu’elle ne l’est déjà.

Cette histoire offre une belle réflexion sur notre possible réaction si nous étions à la place de August ou des autres élèves. Nous comprenons les épreuves auxquelles August et les personnes le ressemblant ont confrontés, et nous nous rendons compte que l’apparence a une grande importance dans notre société.

Wonder est donc une oeuvre touchante.

Entre chiens et loups (*****)

entre-chiens-et-loupsEntre chiens et loups de Malorie Blackman, le premier tome d’une série, est un livre original, tout d’abord par sa forme : les chapitres sont classés par personnages. L’histoire se déroule tout en passant de la pensée d’un personnage à la pensée d’un autre personnage.

Mais aussi par sa morale. Le système étudié est le reflet d’une ségrégation raciale où les blancs appelés Nihils sont rejetés et doivent vivre dans un environnement gouverné par les noirs ou Primas. Se crée alors une communauté fermée de deux groupes : l’un dominant, et l’autre dominé.

C’est ainsi que les deux personnages principaux, Callum et Sephy, racontent leur histoire. Perséphone Hadley, couramment appelée Sephy tout au long du livre, est noire et est la fille du ministre, alors que Callum est blanc et est fils d’ouvrier. Ces deux personnages vont développer une amitié forte qui va s’accroître jusqu’à menacer leur vie. Leur relation a débuté grâce aux liens de leurs mères respectives. La mère de Callum, Meggie, était la gouvernante de Sephy et sa soeur Minerva, et Callum aidait sa mère à s’occuper d’elles. Mais Meggie se fait renvoyer et les deux personnages sont forcés de se voir en cachette.

Tout bascule lorsqu’une bombe explose dans le centre commercial de la ville où les deux personnages habitent. Les proches de Callum sont accusés et de lourdes peines sont lancées contre eux. Il décide alors de rejoindre un groupe, la Milice de Libération, qui vise à s’attaquer aux personnes qui dominent la société, et se libérer de ce poids sur lequel ils font pression. Par la suite, Callum fait plusieurs erreurs qui montrent que la haine et l’amour se rejoignent étroitement.

Cette histoire est poignante puisqu’elle interroge sur une société passée, qui peut encore être d’actualité, où les personnes noires étaient victimes de violence, d’agression et de rejet. Plus généralement, elle étudie les conséquences que peut provoquer une communauté qui rejette les individus aux origines et coutumes différentes. Dans le livre, plusieurs personnalités sont illustrées permettant de montrer les différents comportements que les personnes peuvent avoir lorsqu »elles se sentent en danger.

Cette histoire nous rappelle Roméo et Juliette, mais l’histoire de ce récit n’est qu’une similitude aléatoire puisu’elle est mélangée avec un genre tout à fait à la mode, le genre dystopique.

La suite de ce roman, La couleur de la haine, présente les conséquences que peut avoir ce genre de société sur les générations futures. Des personnages se battent contre les actes passés qui ont des impacts sur le présent et essaient de s »en dépêtrer tandis que d »autres revendiquent leur liberté.

Je recommande ce livre puisqu’il représente plus qu’une question sociale et communautaire. Il exploite une aventure amoureuse interdite tout en questionnant sur les enjeux que celle-ci peut avoir.

Néanmoins, il est recommandé aux adolescents plus qu’à la jeunesse puisqu’il y a certaines parties qui peuvent être choquantes aux yeux de certains jeunes lecteurs.

Multiversum (*)

multiversumLe résumé et la couverture présage une histoire intéressante et originale. Deux personnes sont en dialogue télépathique et vont développer un amour impossible.

Mais le livre a beaucoup de défauts. Tout d’abord l’écriture, ou la traduction, est très peu élaborée, trop simpliste et parfois même ne relevant pas des tournures de phrases françaises. Nous avons plus l’impression de nous trouver dans une histoire pour enfants.

Ensuite, on a du mal à s’attacher aux personnages. Nous avons l’impression qu’ils ne sont touchés que par des évènements extérieurs contraignant etleur personnalité n’est pas assez développée.

En ce qui concerne l’histoire en elle-même, elle est assez bien mais il manque beaucoup d’éléments pour devenir un livre agréable sous toutes les formes. L’idée qu’il y ait deux univers parallèles où deux adolescents sont les seuls liens qui unissent les mondes est bien, mais rien n’est précisé clairement pour que nous soyons convaincus. Nous avons l’impression que cette idée n’est qu’une idée inconcevable, qu’elle relève de l’imaginaire, c’est pourquoi le lecteur a du mal à s’ancrer dans l’histoire. On a l’impression que cette histoire relève des séries américaines où tout est beau lorsqu’on le voit ou lorsqu’on le lit, mais rien n’est réel. L’intrigue n’est pas construite, nous n’avons pas le temps de nous attendre à un évènement lorsqu’il arrive et ne produit donc pas l’effet désiré.

Néanmoins, d’autres lecteurs peuvent penser le contraire. C’est tout de même une histoire originale, qui manque peut-être de précision et d’approfondissement, mais qui divertit. Bien pour les adolescents en attente de relation amoureuse passionnante et atypique.

Lovely Bones (****)

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Lovely Bones retrace l’histoire d’une adolescente, Susie Salmon, qui se fait kidnappée à l’âge de 14 ans. Au début de l’histoire, le personnage principal est présentée : elle a une soeur, un petit frère, est passionnée par la photographie et est sur le point d’entamer une relation avec le garçon qu’elle convoite.

Mais tous ces projets sont ébranlés à cause de cet évènement inattendu.

L’âme de Susie Salmon reste cependant entre le monde réel et le paradis, ce qui est appelé « L’entre-deux ». Ainsi, elle voit l’effet que son meurtre produit sur sa famille, ses amis et plus généralement, son entourage. Son père fait ses propres enquêtes sur la disparition de sa fille sans jamais renoncer, même si trop peu de preuves sont à sa disposition. Le tueur est expérimenté et ne laisse aucune trace de ces actes.

Susie essaie donc, malgré tout, d’aider sa famille à trouver la personne qui l’a tuée.

En tant que spectateur/lecteur, nous sommes témoins de l’enquête et de ses impacts, mais aussi du tourment du personnage qui reste coincé dans le passé.

Le lecteur est plongé dans cette histoire troublante, ce qui est renforcé par le fait que le récit soit écrit en forme de journal. Nous suivons l’histoire du point de vue du personnage principal tout en voyant les réactions des autres membres de la famille. Le tout est très complet et original.

Dans le film, tout se passe à une allure raisonnable, nous ne nous ennuyons strictement pas. Les musiques rythment les différents éléments de l’histoire. Les acteurs tels que Saoirse Ronan et Stanley Tucci sont bien ancrés dans leur personnage respectif, ce qui rend le film encore plus sérieux et crédible. Le monde appelé L’entre-deux est magnifiquement créé, avec différents paysages imaginaires et paisibles où des éléments de la vie personnelle de Susie Salmon sont implantés.

Accessible à tout type de téléspectateurs et de lecteurs.

http://www.lovelybones.com/intl/fr/#home