Selma (*****)

060744Selma se place à l’époque où les noirs américains combattaient pour acquérir le droit de vote, après avoir eu plus de liberté concernant leur accès dans les espaces publiques et leurs inscriptions dans les établissements scolaires. Le film suit donc les actes et décisions du fameux Dr Martin Luther King, très important dans la lutte des droits pour les personnes noirs aux États-Unis, mais aussi la ville de Selma où il était très difficile de s’inscrire sur une liste électorale si on était noir. Nous le suivons donc à travers ses différentes épreuves pour la reconnaissance des droits des noirs, les périodes où, malgré son statut de pasteur et son souhait d’exercer la non violence, il est arrivé à pousser la foule à la rébellion. Mais alors que les aspects politiques de l’affaire pourraient être les sujets du film, nous avons aussi l’occasion de découvrir ses conditions familiales, ce qui nous donne une idée globale de la situation.

Le film aux intrigues linéaires se focalise sur les moments historiques et les accentue avec des personnages attachants qui servent d’exemples à un passé révolu. En effet, les personnages secondaires, dont fait partie Oprah Winfrey, ont une grande importance dans la narration et le spectateur s’attache et s’identifie à eux. Ainsi, lors des malencontreuses catastrophes, nous éprouvons de la compassion pour eux. En effet, le sujet traité est difficile et, ainsi, pas accessible à tout le monde mais il est fidèle aux éléments passés. Aussi, l’apparition du président accompagné par ses convictions et ses agissements sont intéressants à prendre en compte pour avoir un avis complet sur la situation.

Mais le plus remarquable est tout de même l’acteur principal qui incarne Martin Luther King, David Oyelowo. Son talent de comédien est surprenant et son jeu est si bien interprété, si fidèle au caractère du personnage, que l’on est forcé d’y croire. Il offre une certaine conviction et une authenticité à toute épreuve. Il est d’autant plus admirable qu’il a du prendre du poids pour faire ce rôle.

La période choisie se concentre sur l’un des combats les moins connus de Martin Luther King ce qui peut être frustrant car le film n’évoque pas son fameux discours « I have a dream » ni son Prix Nobel de la paix, mais aussi intéressant car cela nous permet de prendre connaissance d’une période moins remarquée.

Ainsi, le film, très bien tourné et captivant par sa narration et ses personnages, offre une réflexion sur les droits et les devoirs des citoyens selon leur race et leur origine.

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