Last Knights (*****)

11190614_oriJeux de pouvoirs, loyauté et trahison ne sont que quelques-uns des sujets traités par ce long-métrage.
Lorsque le commandant Raiden reçoit de l’empereur, l’ordre de décapiter son maître vénéré, Lord Bartok, c’est pour lui un outrage impardonnable. Il s’exécute à contre-coeur et y perd du même coup, une partie de lui-même. De cet événement, découle une descente aux enfers pour les compagnons d’armes de Raiden mais aussi pour la famille de Bartok et ses sujets, qui se retrouvent sans protection et sans foyer.
Raiden noie sa culpabilité dans l’alcool autant qu’il lui est possible, laissant sa femme, seule avec le fardeau de la vie quotidienne. Après une année à écumer les fonds de bouteille, Raiden se retrouve nez-à-nez avec la fille de son maître adoré, devenue prostituée par la force. C’est un coup de fouet. Il rejoint ses anciens compagnons d’armes, qui n’attendaient plus que lui, pour entreprendre le plus grand combat de leur vie, celui qui leur rendra peut-être leur honneur.

Si un film peut être qualifié d’épique, c’est bien celui-ci. Le scénario est détaillé, bien ficelé et surprenant. L’histoire est prenante et brillamment présentée. C’est un récit remplit d’honneur, de vengeance et d’espoir mais aussi de méchanceté et de noirceur. On aime vraiment les gentils et on déteste vigoureusement les méchants. Bien qu’il y est quelques longueurs, il faut reconnaître qu’elles sont nécessaires à la bonne avancée de l’intrigue. Il est aussi important de se rappeler qu’une quête de l’envergure de celle entreprit par les personnages se prépare avec minutie. Chaque détail compte. La trame sonore accompagne les actions avec précision et donne le ton. Une fois la grande action finale lancée, il est impossible d’en détacher les yeux. Tous les acteurs, sans exception sont parfaits dans leurs rôles respectifs. C’est impeccable. Ils sont au sommet de leur art. Leur jeu est puissant, dramatique et magnifique. S’il a fallu attendre deux ans pour voir cette production, la raison en est peut-être que pour faire un grand film, il faut y mettre le temps. Comme dans toutes les grandes histoires, les personnages doivent tomber dans l’ombre avant de vouloir se battre pour rejoindre la lumière. Et c’est avec panache que les protagonistes y arrivent. Dans un combat sanglant et majestueux à la fois, que les héros arrivent à la finale. Cette fin tant espérée qui nous frappe de plein fouet, comme une gifle. Action, suspense, honneur et gloire, voilà les maîtres-mots de ce film.
À voir et revoir.
Un chef d’œuvre, comme on en voit peu.

Le Labyrinthe (****)

418353Chaque mois, une nouvelle personne rejoint le groupe de prisonniers déjà formé dans le Labyrinthe. C’est ainsi que Thomas se retrouve dans un énorme terrain entouré d’un mur dans lequel il est pris au piège. Mais, dans la journée, le mur s’ouvre et des « coureurs » explorent le Labyrinthe et cherchent désespérément une sortie. Thomas, qui se différencie des autres par son caractère, essaie de trouver une échappatoire.

Le film s’ancre dès le départ dans le vif du sujet. Le personnage ne sait pas qui il est, sa mémoire a été, comme les autres, enlevée. Le spectateur découvre alors les caractéristiques du Labyrinthe au fur et à mesure que Thomas les découvre.

Le film est rythmé par de l’aventure et de l’action et accompagné par d’intenses effets spéciaux. Alors que le réalisateur Wes Ball disposait d’un faible budget, il a su faire en sorte que le spectateur se sente acteur de l’histoire. Aussi, les acteurs performants en sont pour quelque chose. Globalement, le film est une bonne adaptation du livre écrit par James Dashner, même si quelques modifications ont été effectuées.

La fin est tout de même très inattendue et nous laisse sur notre faim. Mais, pas d’inquiétude, le second volet sortira le 18 septembre 2015.

Need for speed (**)

need-for-speed-movie-posterUn film à grand déploiement qui donne une impression de film de série B. Une tentative de compétition avec les fast and furious, qui ne lui arrive pas à la cheville. Des belles voitures très peu mise en valeur. Et le comble, la nouvelle génération de supposé beaux gosses, qui ont trop de cheveux et pas assez d’épaules pour ressembler à de vrais hommes. L’acteur principal à autant de charisme qu’une boîte de conserve.

Un film prévisible et sans envergure.
Pour les fans du jeu Need for Speed autant que pour les fans de films de voitures ou même de cinéma en général, ce film est décevant.

Sabotage (*)

587083480-sabotageLa présence d’acteur de renom comme le légendaire Arnold Schwarzenegger et le talentueux Sam Worthington(acteur dans Avatar) laissait présager un film épique et palpitant. Et pendant environ dix minutes, c’est le cas. Et puis, tout part en vrille. Le scénario autant que le jeu des acteurs s’en va de tous les côtés. Il n’y a plus rien qui se tient sauf les coup de feu, le sang et les trippes, que l’on peut admirer à satiété. Pour ce qui est le l’histoire en elle-même, le potentiel était génial, mais la cible est ratée. Le sujet de la guerre de la drogue et les sacrifices de ceux qui la combattent est complètement remis à l’arrière scène. On ne voit que des hommes qui parlent mal, des angles de caméras d’amateurs et un Schwarzenegger fatigué et décevant.

Transcendance (***)

TranscendanceCe film, joué par Johnny Depp, promet une réflexion sur l’impact de la technologie sur l’humanité. Le personnage principal, un célèbre scientifique, meurt d’une attaque terroriste, et sa femme a la volonté de maintenir sa matière cérébrale en vie dans un ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir. En effet celui-ci avait inventé une machine qui pouvait répondre aux besoins et ordres de celui qui s’en servait. Mais bientôt, la machine surpasse l’homme et a des ambitions qui pourraient détériorer l’humanité.

Le film est bien tourné, et tient le spectateur en haleine. Nous suivons deux points de vues : celui de la femme et la machine, et celui des terroristes anti-technologie qui veulent détruire celle-ci pour conserver l’humanité. Le film ne prend pas de point de vue spéciale, c’est à nous de juger quelle serait la meilleure solution.