Rêves d’or (**)

21054627_20131104094933167Ce film retrace l’histoire de quatre adolescents qui décident de partir en Amérique. Au départ, deux garçons vivant au Guatemala partent avec leur amie pour les Etats-Unis. Mais ils remarquent qu’un indien les suit, ils l’acceptent don  dans leur groupe. Ainsi, ils grimpent clandestinement dans des wagons pour pouvoir traverser leur pays et vivre le rêve américain comme ils se l’imaginent. Néanmoins, leur traversée va être périlleuse et ils ne vont pas tous pouvoir arriver à destination.

Rêves d’or est filmé comme un documentaire, peu de musique entraînante comme dans de nombreux films, peu de scènes explicites afin que le spectateur comprenne les objectifs des jeunes, ou même des flashbacks de leur ancienne vie. Nous ne faisons que suivre leur périple du début à la fin. Les personnes qui n’arrivent pas à aller en Amérique sont laissées de côté, nous ne savons pas ce qu’il advient d’elles. En fait, nous ne suivons que ceux qui y arrivent.

Il est important de signaler que le film n’est pas traduit oralement, mais  il y a des sous-titres au bas du film. Néanmoins, ce n’est pas vraiment un handicap puisque les personnages ne parlent pas beaucoup pendant toute la longueur du film. Nous les voyons plus agir selon les difficiles circonstances qu’ils vont affronter.

Au final, c’est plus un film qui retrace l’épreuve qu’est la traversée de la frontière américaine, qu’un film qui essaie de faire naître une histoire des personnages présents afin que le spectateur s’attache et se sente concerné.

Replay (****)

1721_810602Jeff Winston meurt subitement d’une crise cardiaque à l’âge de 43 ans, mais il se réveille dans sa chambre d’étudiant, forcé à revivre sa vie, sachant ce que d’autres ne savent pas encore. Il essaie donc de faire de nouvelles expériences et d’empêcher des évènements de se reproduire, en sachant les conséquences qu’ils pourraient avoir. Mais à chaque fois, il se réveille à son adolescence, toutes ses actions n’ayant servi à rien. C’est ainsi qu’il va essayer de comprendre pourquoi il a la possibilité de vivre après avoir vécu plusieurs morts, et va chercher d’autres personnes qui vivent la même chose que lui.

Le thème de ce livre est très original et nous questionne sur ces évènements. Est-ce possible de changer le court du monde en savant ce qu’il va se passer dans le futur ? C’est ce que se demande Jeff Winston, et ce qu’il va essayer de faire. L’écriture est soignée, plusieurs thèmes sont abordés. Le lecteur vit dans la peau d’un homme qui ne sait pas que faire dans ce monde déjà connu. Nous suivons donc les multiples péripéties dans lesquelles le personnage principal va se trouver, et voir l’aboutissement de ses décisions qui ne sont pas souvent justifiées.

Supercondriaque (***)

21057533_20131113175943179Romain est hypocondriaque, il se protège de tout pour vu qu’il n’attrape pas une maladie, c’est pourquoi il va voir de très nombreuses fois son médecin de longue date, Dimitri. Après une de ses tentatives infructueuses pour se protéger des bactéries contagieuses, il se retrouve à l’hôpital et son médecin décide de ne plus l’avoir comme patient. Romain se rend donc compte qu’il est seul et que Dimitri est probablement son seul « ami ». Il décide alors de vaincre sa maladie et Dimitri accepte de l’aider pour se débarrasser de son encombrant patient. Cela va le mener dans des situations plus qu’extraordinaires où il rencontrera de nouvelles personnes et de nouvelles aventures.

Le film promet de se concentrer sur la maladie, comment elle affecte les gens touchés dans leur vie sociale, et les conséquences qu’elle peut avoir. Mais très vite, le film prend une nouvelle tournure et le spectateur se voit transporté à travers de diverses aventures inattendues. Le scénario se développe autour de quiproquos et de situations inespérées. Dany Boon, producteur et acteur de ce film, sait manier la caméra afin que le spectateur ne s’ennuie pas et accentue les actions avec des musiques appropriées aux situations. L’humour est toujours présent, cette fois accompagné d’actions et d’aventures mais aussi de romantisme. Le tout est très satisfaisant, facile à regarder. Propice pour passer le temps et rire.

La planète des singes : L’affrontement (****)

1009707_fr_la_planete_des_singes__l_affrontement_1404462583266La planète des singes : L’affrontement est la suite de La planète des singes : Les Origines où nous rencontrions un scientifique apprivoisant un chimpanzé qu’il nomme César et sur lequel il utilise un nouveau remède contre la maladie d’Alzheimer. De nombreux effets secondaires se développent : le remède permet aux sujets d’augmenter leur capacité cérébrale. César, ensuite emprisonné, déclenche une guerre qui a pour but de libérer les chimpanzés enfermés dans des cliniques scientifiques.

Dans L’affrontement, les humains reprennent contact avec les singes, tous deux ont peur d’une future guerre entre les deux espèces, mais l’homme a besoin de quelques jours dans leur territoire pour améliorer les conditions électroniques de leur ville. César, qui est devenu le chef de meute, accepte cet arrangement qui va prendre des tournures inespérées.

Des combats sont à prévoir entre les espèces et la leçon qui en découle est qu’il existe des « bons » et des « méchants » dans toutes les espèces. Ce film se concentre sur la complicité entre un singe et un homme, et laisse place à des évènements chaotiques tout aussi bien tournés et réalisés.

Les images sont très belles, la façon dont les singes parlent est touchante tout en étant réaliste. Bien que le scénario soit tout à fait cohérent, quelques spectateurs peuvent se plaindre du manque d’action que le titre promettait. Mais un affrontement aura lieu dans le prochain film. Un tout très satisfaisant.

Need for speed (**)

need-for-speed-movie-posterUn film à grand déploiement qui donne une impression de film de série B. Une tentative de compétition avec les fast and furious, qui ne lui arrive pas à la cheville. Des belles voitures très peu mise en valeur. Et le comble, la nouvelle génération de supposé beaux gosses, qui ont trop de cheveux et pas assez d’épaules pour ressembler à de vrais hommes. L’acteur principal à autant de charisme qu’une boîte de conserve.

Un film prévisible et sans envergure.
Pour les fans du jeu Need for Speed autant que pour les fans de films de voitures ou même de cinéma en général, ce film est décevant.

Sabotage (*)

587083480-sabotageLa présence d’acteur de renom comme le légendaire Arnold Schwarzenegger et le talentueux Sam Worthington(acteur dans Avatar) laissait présager un film épique et palpitant. Et pendant environ dix minutes, c’est le cas. Et puis, tout part en vrille. Le scénario autant que le jeu des acteurs s’en va de tous les côtés. Il n’y a plus rien qui se tient sauf les coup de feu, le sang et les trippes, que l’on peut admirer à satiété. Pour ce qui est le l’histoire en elle-même, le potentiel était génial, mais la cible est ratée. Le sujet de la guerre de la drogue et les sacrifices de ceux qui la combattent est complètement remis à l’arrière scène. On ne voit que des hommes qui parlent mal, des angles de caméras d’amateurs et un Schwarzenegger fatigué et décevant.

Thor : Le Monde des Ténèbres (***)

thor-le-monde-des-tenebresDans cette suite très attendu, Thor, héros légendaire et membre des Avengers, se bat, encore une fois pour sauver la terre. Les 9 royaumes sont en danger d’extermination parce qu’un elfe noir du nom de Malekith souhaite répandre les ténébres partout, et ainsi éradiquer toute vie.

C’est un film d’action comme on peut s’y attendre, avec des combats, des intrigues bien ficelées et un monde sur le point d’être éradiqué. Thor est cette fois, dans une quête à la fois gigantesque et très personnelle, ce que l’acteur nous montre avec talent, malgré son armure immense et son côté un peu trop fier à bras. Nathalie Portman, dans le rôle de Jane, fait preuve d’une grande force et d’un caractère bouillant qui fait plaisir à voir. Elle est amusante et terrifiante à la fois. Le scénario est intéressant et l’histoire coule comme de l’eau, et ouvre une nouvelle porte vers le prochain film de la série des Avengers.

Fangirl (****)

FANGIRL_CoverDec2012-725x1075Rainbow Rowell se plonge dans le monde universitaire dans son roman « Fangirl », et se met à la place de Cath, jeune étudiante qui passe son temps à écrire des fanfictions et à s’inquiéter pour sa sœur jumelle, Wren, qui cherche plus à profiter de la vie en faisant la fête. Cath s’enferme donc dans son monde virtuel mais est surprise par la tournure des évènements.

L’auteur inclut de nombreux faits personnels dans ce livre, elle confit qu’elle était un peu comme Cath à l’université, elle avait peur du changement et des rapports sociaux et désirait s’échapper de sa vie grâce aux fictions qu’elle écrivait. Elle retrace donc les faits quotidiens avec naturel. Plusieurs personnages sont présents dans ce roman mais le lecteur arrive à s’attacher suffisamment aux protagonistes. Quelques parties de la fanfiction qu’écrit Cath sur un roman s’apparentant beaucoup à Harry Potter sont insérer entre les chapitres ce qui peut perturber le lecteur par le changement d’écritures autant qu’il peut le ravir grâce à la variété des évènements. Il est intéressant de découvrir l’histoire de Cath, qui aurait pu très bien être l’histoire de tout un chacun car très proche de la réalité.

Nos étoiles contraires (***)

Nos-étoiles-contraires-de-John-Green-couvertureCe bestseller semblait être un livre incontournable. Vendu dans plusieurs pays, et ayant été adapté au cinéma, l’histoire devait être des plus passionnantes.

Le roman illustre l’histoire d’une adolescente, Hazel, atteinte d’une maladie grave des poumons. Elle sait depuis son enfance que sa mort peut être imminente, et chaque jour est une épreuve pour elle. Mais, un jour, elle rencontre Augustus Waters dans un groupe de soutien. Il était atteinte d’un cancer et a du être amputé d’une de ses jambes pour pouvoir éradiquer sa maladie. Une histoire d’amour entourée de métaphores se créée alors entre eux .

Le thème du livre est touchant et nous savons, dès le départ, qu’il va susciter des émotions. Néanmoins, l’histoire n’est pas écrite de sorte que le lecteur soit touché directement par ces évènements, le fait qu’il ne soit que très peu impliqué ne l’amène pas à extérioriser ses sentiments.

Aussi, l’histoire est entourée par l’implication des personnages sur Une Impériale Affliction, un livre dévoilant une fille aussi atteinte d’une maladie. Hazel et Augustus font tout pour savoir la fin de ce livre qui se termine sur une phrase non finie. Cette double histoire est ressentie comme trop impliquée, ce qui ne laisse parfois pas la place à l’histoire d’origine, même si elle est liée à celle-ci.

Ce roman n’illustre donc ni une histoire dramatique ni une histoire romantique. L’auteur, John Green, se met simplement à la place d’une personne malade qui essaie de vivre tant bien que mal, et qui découvre l’amour.

En ce qui concerne le film, il est très fidèle au livre et éloigne toutes formes d’empathie afin de rendre cette histoire réaliste, et non romancée. L’histoire est telle que beaucoup d’émotions sont ressenties par le spectateur qui sera parfois pris aux larmes. Les acteurs, Shailene Woodley et Ansel Elgort (frère et sœur dans Divergent) sont si talentueux qu’ils rendent le film encore plus beau et bouleversant.

Beaucoup pensent même que le film est mieux que le livre.

Wonder (***)

db348-wonderAugust Pullman, un garçon de dix ans, est né avec une déformation faciale. C’est pourquoi dès son plus jeune âge, ses parents ont décidé de lui faire des cours à la maison. Mais ses parents décident qu’il serait temps pour lui de s’inscrire dans un vrai collège.

C’est ainsi que Auggie va suivre des cours en faisant face aux moqueries et regards implicites. Le principal du collège propose à des élèves de le mettre à l’aise en lui parlant, il va donc faire des connaissances rapidement, à ses risques et périls.

L’auteur se met donc à la place des handicapés qui doivent agir en fonction des personnages environnants, ce qui peut être parfois déstabilisant, tout en montrant que ces personnes sont comme toutes les autres, seul leur physique les différencie.

Ce livre, partagé en plusieurs parties correspondant aux différents personnages, est très facile et rapide à lire. Le lecteur prend la place du garçon, Auggie, et se demande comment les personnes peuvent être aussi injustes. Nous suivons les étapes que le personnage principal va passer, les personnes avec lesquelles il va rester, les personnes qui le comprennent, et au contraire, celles qui vont lui rendre la vie plus dure qu’elle ne l’est déjà.

Cette histoire offre une belle réflexion sur notre possible réaction si nous étions à la place de August ou des autres élèves. Nous comprenons les épreuves auxquelles August et les personnes le ressemblant ont confrontés, et nous nous rendons compte que l’apparence a une grande importance dans notre société.

Wonder est donc une oeuvre touchante.