Human (*****)

HUMAN-poster_mLe film documentaire de Yann Arthus Bertrand, Human, met en perspective l’humanité dans toute sa splendeur. En effet, le réalisateur et photographe a pris l’initiative de parcourir le monde dans le but de faire parler des personnes sur les sujets qui leur tiennent à cœur tels que la guerre, l’amour, la famille, la vie etc. Entre les interventions touchantes des personnes interviewées, des paysages vus du ciel parsèment le film, accompagnés d’une musique qui emmène le spectateur vers les civilisations évoquées.

Ce film est très touchant par sa capacité à retranscrire la vie d’habitants de pays si lointains. Ce qui le rend si émouvant reste bien sûr les paroles des intervenants, concernés par les sujets traités. On les voit alors penser, rire, et parfois pleurer car cela leur rappelle des souvenirs mis de côté. Alors, parce qu’on est tous humains, nous aussi nous rions et pleurons. Les personnes parlent de leur vie et de leurs conditions dans les yeux du photographe et parfois le regardent et lui disent « désolé ». 

Ce film paraît être libérateur, « catharsis » pour les personnes concernées, et pour nous, spectateurs, ce film nous fait réaliser que des personnes souffrent de problèmes dont nous n’avions pas idée, que des personnes n’ont encore pas la liberté qu’elles méritent, et que certaines vivent parce qu’il le faut et non parce qu’elles le veulent.

Human porte à réflexion, et c’est d’autant plus renforcé que le film est esthétiquement très beau et très bien filmé.

Client List (***)

20457684.jpg-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxJennifer Love Hewitt revient dans une série qui change de GhostWhisperer. En effet, elle ne joue plus le rôle d’une femme qui aide les morts à atteindre la « lumière » mais se met à la place de Riley, une mère de deux enfants qui, après l’abandon soudain de son mari, décide d’arrondir ses fins de mois en accomplissant les désirs des clients d’un cabinet. Les noms de ses clients sont alors enregistrés précieusement dans un carnet qui doit rester confidentiel.

La série tourne autour du drame qu’a provoqué Kyle, son mari, mais cela ne fait pas la caractéristique principale de la série. The Client List évoque surtout les services clandestins du cabinet, mais sans être vulgaire. La série reste toujours dans l’évocation et les passages au ralenti voulant faire référence à la sensualité. Mais l’histoire se focalise aussi sur la vie de la jeune femme qui fait ce qu’elle peut pour pouvoir accepter la situation, et souvent accompagnée par le frère de son mari, Evan, qui n’est jamais très loin. Leur relation se complique, entre désir et abstention justifiée, et on regrette certaines décisions naïves que rend le personnage principal.

Néanmoins, l’intrigue tient la route, suite à l’évolution du cabinet qui rime souvent avec complication. Le thème de la femme est omniprésent. Riley est toujours acompagnée de quelqu’un, que ce soit sa mère, sa meilleure amie, ses collègues ou irrémédiablement son beau-frère.

Goodbye World (*)

good-bye-worldLe film relate l’histoire d’une famille, dans laquelle les parents, James et Lily, élèvent leurs petites filles dans une ferme autosuffisante en Californie. Quand l’apocalypse survient, sous la forme d’une panne électrique mondiale, leur petit oasis devient le refuge de quelques amis. C’est tous ensemble qu’ils vivront la fin des temps modernes et le début d’une nouvelle ère.

Au début, les protagonistes se retrouvent face à une situation catastrophique qu’ils s’empressent de fuir. Les personnages sont intéressants et offrent une vision très personnelle de leur façon de vivre la fin des temps. La première partie du film est intrigante et passionnante.

Mais cette apocalypse dont chacun parle reste loin, implicite. Tout se passe de façon tacite. Sans surprise. Puis l’ennui gagne. On attend qu’il se passe quelque chose, puisque jusqu’à présent, ces personnages qui vivent un peu comme des hippies, se contentent de manger, boire, faire l’amour et prendre de la drogue dans le confort de la petite fermette. Finalement, après de longues minutes, la fin du monde les rattrape, un peu. En fait, ce ne sont que dix minutes d’action, qui n’atteignent en rien l’inaction de l’histoire. Et l’action, pour le peu qu’il y en a, reste presque toujours en parole, à quelques exceptions. En conclusion, c’est un récit de fin du monde qui rate sa cible, avec une histoire pleine de longueurs et de sous-entendus.