L’interview qui tue ! (***)

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Le voici le fameux film que Sony et la Corée du Nord ne voulait pas voir sortir sur les grands écrans du monde entier. Et pourtant…
L’histoire se résume à ceci : Dave Skylard (James Franco) veut devenir un grand, un très grand journaliste. Celui qui fera l’interview du siècle. Il pense y arriver en ayant devant lui, dans une grande entrevue, nul autre que Kim Jun Un, le chef d’état de la Corée du Nord. Bien secondé par son ami et producteur, Aaron (Seth Rogen), Dave entreprend ce qui pourrait bien être un laissez-passer pour la gloire ou pour la mort…

Une seule règle pour voir ce film, avoir le sens l’humour. Il ne faut surtout pas prendre les gags ou même les dialogues au premier degré, sinon, autant ne pas regarder ce film du tout. Seth Rogen et James Franco sont fidèles à eux même dans ce long métrage aux allures de parodies. Ce n’est que ce que c’est, un film loufoque sans grande démonstration de talent artistique de la part d’acteurs qui nous ont déjà montré bien mieux. Les longueurs sont fréquentes et perdre le fil des conversations entre les personnages est facile, tant tout est dépourvu de sens. Pourtant, au final, « the interview » livre la marchandise, avec surprise. Ne cherchez pas de sens caché, ni de vérité profonde dans ce film, il n’y en n’a pas. Profitez des gags et des pitreries pour rigoler un peu, et ne prenez pas cela trop au sérieux.

Chemins croisés (****)

_7e9XeV5S6Y3JdROLoUWB6eR3m4Luke Collins est un jeune homme ambitieux qui rêve de devenir le champion de rodéo à la monte de taureau. Après un accident qui a failli le tuer, Luke retourne dans l’arène, et dans les gradins, il fait la rencontre de Sophia, une belle jeune fille, dont il tombe immédiatement sous le charme. Mais la vie de cowboy qui coure les rodéos et celle d’une étudiante en art qui veut travailler à New York ne sont pas compatibles. Alors qu’ils croient leur histoire d’amour vouée à l’échec, ils font la rencontre de Ira, un vieil homme charmant, vétéran de la seconde guerre mondiale. En se liant d’amitié avec lui, le jeune couple découvre l’histoire d’amour d’Ira, avec sa tendre épouse, Ruth. C’est à travers le parcours amoureux tumultueux d’un vieil homme qu’enfin les 2 jeunes âmes soeurs pourront peut-être trouver comment passer à travers les épreuves qui secouent leur amour naissant. Peut-être qu’une histoire du passé les liera ensemble pour l’avenir.

Le film commence sur un rodéo. Il y a de l’adrénaline dans l’air, ce qui est une bonne approche. Autre chose qui ne nuit pas, c’est le physique très attirant de l’acteur qui joue le rôle principal, Scott Eastwood, le fils de Clint Eastwood, ainsi que la chimie qui le lie à la magnifique Brittany Robertson, l’actrice principale. Ces deux-là forment un si beau couple de film romantique. L’histoire est magnifique, sans longueur, empreinte de magie, qui nous fait vraiment croire, le temps d’un film, au grand amour. C’est du très grand Nicholas Sparks, interprété avec brio par toute une brochette d’acteurs de grand talent. C’est le parfait film de filles. À voir et à revoir, c’est le genre de long-métrage dont on ne se lasse jamais.

Rêves d’or (**)

21054627_20131104094933167Ce film retrace l’histoire de quatre adolescents qui décident de partir en Amérique. Au départ, deux garçons vivant au Guatemala partent avec leur amie pour les Etats-Unis. Mais ils remarquent qu’un indien les suit, ils l’acceptent don  dans leur groupe. Ainsi, ils grimpent clandestinement dans des wagons pour pouvoir traverser leur pays et vivre le rêve américain comme ils se l’imaginent. Néanmoins, leur traversée va être périlleuse et ils ne vont pas tous pouvoir arriver à destination.

Rêves d’or est filmé comme un documentaire, peu de musique entraînante comme dans de nombreux films, peu de scènes explicites afin que le spectateur comprenne les objectifs des jeunes, ou même des flashbacks de leur ancienne vie. Nous ne faisons que suivre leur périple du début à la fin. Les personnes qui n’arrivent pas à aller en Amérique sont laissées de côté, nous ne savons pas ce qu’il advient d’elles. En fait, nous ne suivons que ceux qui y arrivent.

Il est important de signaler que le film n’est pas traduit oralement, mais  il y a des sous-titres au bas du film. Néanmoins, ce n’est pas vraiment un handicap puisque les personnages ne parlent pas beaucoup pendant toute la longueur du film. Nous les voyons plus agir selon les difficiles circonstances qu’ils vont affronter.

Au final, c’est plus un film qui retrace l’épreuve qu’est la traversée de la frontière américaine, qu’un film qui essaie de faire naître une histoire des personnages présents afin que le spectateur s’attache et se sente concerné.

Selma (*****)

060744Selma se place à l’époque où les noirs américains combattaient pour acquérir le droit de vote, après avoir eu plus de liberté concernant leur accès dans les espaces publiques et leurs inscriptions dans les établissements scolaires. Le film suit donc les actes et décisions du fameux Dr Martin Luther King, très important dans la lutte des droits pour les personnes noirs aux États-Unis, mais aussi la ville de Selma où il était très difficile de s’inscrire sur une liste électorale si on était noir. Nous le suivons donc à travers ses différentes épreuves pour la reconnaissance des droits des noirs, les périodes où, malgré son statut de pasteur et son souhait d’exercer la non violence, il est arrivé à pousser la foule à la rébellion. Mais alors que les aspects politiques de l’affaire pourraient être les sujets du film, nous avons aussi l’occasion de découvrir ses conditions familiales, ce qui nous donne une idée globale de la situation.

Le film aux intrigues linéaires se focalise sur les moments historiques et les accentue avec des personnages attachants qui servent d’exemples à un passé révolu. En effet, les personnages secondaires, dont fait partie Oprah Winfrey, ont une grande importance dans la narration et le spectateur s’attache et s’identifie à eux. Ainsi, lors des malencontreuses catastrophes, nous éprouvons de la compassion pour eux. En effet, le sujet traité est difficile et, ainsi, pas accessible à tout le monde mais il est fidèle aux éléments passés. Aussi, l’apparition du président accompagné par ses convictions et ses agissements sont intéressants à prendre en compte pour avoir un avis complet sur la situation.

Mais le plus remarquable est tout de même l’acteur principal qui incarne Martin Luther King, David Oyelowo. Son talent de comédien est surprenant et son jeu est si bien interprété, si fidèle au caractère du personnage, que l’on est forcé d’y croire. Il offre une certaine conviction et une authenticité à toute épreuve. Il est d’autant plus admirable qu’il a du prendre du poids pour faire ce rôle.

La période choisie se concentre sur l’un des combats les moins connus de Martin Luther King ce qui peut être frustrant car le film n’évoque pas son fameux discours « I have a dream » ni son Prix Nobel de la paix, mais aussi intéressant car cela nous permet de prendre connaissance d’une période moins remarquée.

Ainsi, le film, très bien tourné et captivant par sa narration et ses personnages, offre une réflexion sur les droits et les devoirs des citoyens selon leur race et leur origine.

Last Knights (*****)

11190614_oriJeux de pouvoirs, loyauté et trahison ne sont que quelques-uns des sujets traités par ce long-métrage.
Lorsque le commandant Raiden reçoit de l’empereur, l’ordre de décapiter son maître vénéré, Lord Bartok, c’est pour lui un outrage impardonnable. Il s’exécute à contre-coeur et y perd du même coup, une partie de lui-même. De cet événement, découle une descente aux enfers pour les compagnons d’armes de Raiden mais aussi pour la famille de Bartok et ses sujets, qui se retrouvent sans protection et sans foyer.
Raiden noie sa culpabilité dans l’alcool autant qu’il lui est possible, laissant sa femme, seule avec le fardeau de la vie quotidienne. Après une année à écumer les fonds de bouteille, Raiden se retrouve nez-à-nez avec la fille de son maître adoré, devenue prostituée par la force. C’est un coup de fouet. Il rejoint ses anciens compagnons d’armes, qui n’attendaient plus que lui, pour entreprendre le plus grand combat de leur vie, celui qui leur rendra peut-être leur honneur.

Si un film peut être qualifié d’épique, c’est bien celui-ci. Le scénario est détaillé, bien ficelé et surprenant. L’histoire est prenante et brillamment présentée. C’est un récit remplit d’honneur, de vengeance et d’espoir mais aussi de méchanceté et de noirceur. On aime vraiment les gentils et on déteste vigoureusement les méchants. Bien qu’il y est quelques longueurs, il faut reconnaître qu’elles sont nécessaires à la bonne avancée de l’intrigue. Il est aussi important de se rappeler qu’une quête de l’envergure de celle entreprit par les personnages se prépare avec minutie. Chaque détail compte. La trame sonore accompagne les actions avec précision et donne le ton. Une fois la grande action finale lancée, il est impossible d’en détacher les yeux. Tous les acteurs, sans exception sont parfaits dans leurs rôles respectifs. C’est impeccable. Ils sont au sommet de leur art. Leur jeu est puissant, dramatique et magnifique. S’il a fallu attendre deux ans pour voir cette production, la raison en est peut-être que pour faire un grand film, il faut y mettre le temps. Comme dans toutes les grandes histoires, les personnages doivent tomber dans l’ombre avant de vouloir se battre pour rejoindre la lumière. Et c’est avec panache que les protagonistes y arrivent. Dans un combat sanglant et majestueux à la fois, que les héros arrivent à la finale. Cette fin tant espérée qui nous frappe de plein fouet, comme une gifle. Action, suspense, honneur et gloire, voilà les maîtres-mots de ce film.
À voir et revoir.
Un chef d’œuvre, comme on en voit peu.

Une merveilleuse histoire du temps (*****)

461500L’inéluctable fin de la vie est une certitude que tous les êtres humains connaîtront. Comme dans un conte, il y a un début, la naissance, un milieu, notre court passage en ce monde, et une fin, la mort. Mais il ne faut pas se focaliser sur la fin de l’histoire, car puisque nous la connaissons, autant profiter du voyage.

Stephen Hawking est un jeune homme brillant mais un élève tout juste dans la moyenne. Et comme tous les jeunes qui ont la vie devant eux, il cherche le but à donner à la sienne, tout comme le sujet de sa thèse de doctorat. Entre alors dans sa vie, la plus belle chose au monde, l’amour, sous les traits de celle qui va devenir son épouse, Jane et presque au même moment, le pire, la maladie, la SLA (sclérose amyotrophie latérale). Avec Jane pour le soutenir, alors qu’on ne lui donnait que 2 ans à vivre, Stephen Hawking utilise son cerveau brillant pour changer à jamais la face du monde et repousser très loin les limites de la connaissance de l’univers.

Ce film à lui seul rend hommage à la fois à un homme qui s’est battu sa vie entière contre la maladie, autant qu’à son savoir. Si vous faites partie des très nombreuses personnes qui ont participées l’année dernière au Ice Bucket Challenge, il suffit de 30 minutes de ce film pour en comprendre la vraie signification. C’est une histoire touchante, à la fois par le coeur et la raison. Les acteurs sont spectaculaires et criant de vérité. Le récit dans son ensemble est impeccable et force le respect pour cet homme qui a foncé tête baissée dans la vie, alors que la vie elle-même ne cessait de lui mettre des bâtons dans les roues. Ce n’est pas un film d’action et il faut s’ouvrir l’esprit pour en apprécier les moindres parcelles. Mais, sincèrement, ça vaut le coup. Une histoire d’amour, de courage, de ténacité et d’intelligence qui touche profondément le coeur. C’est beau, c’est fort et ça fait du bien.

Faites vous plaisir, et regardez ce film.

L’apôtre (****)

Affiche-Apotre-small1Ce film raconte l’histoire d’un jeune homme, Akim, musulman et voué à devenir imam, qui se retrouve appelé par l’amour du Christ pendant un baptême catholique. Son univers change radicalement, autant que sa façon de voir la vie et de voir le monde. Mais cela le place aussi en conflit chaotique avec sa famille, toute musulmane. Avec une force de caractère hors du commun, Akim essayera de se faire accepter de ces gens qu’il aime, même s’ils ne comprennent pas son choix.

Au début il y a des longueurs, mais ça s’arrête vite, pour laisser la place à une histoire touchante, prenante et criante de vérité. Le personnage d’Akim est attachant, doux et fort à la fois. Le jeu des acteurs est parfait. Il n’y a rien a redire. Le scénario est plein d’espoir et de volonté d’une vie meilleure. On y croit. On veut y croire. Pour lui, pour le sentir enfin heureux. Sa croissance spirituelle vers le catholicisme ne se fait pas sans embûches, mais toujours, le message de l’espoir revient. La force de caractère de Akim est admirable. Malgré un petit budget, le travail fait sur ce film est remarquable, par tous ces participants. Le récit est parfois dur mais la fin est très belle.

Annabelle (*)

Annabelle-posterUn homme offre un jour à sa femme une poupée en porcelaine portant une longue robe blanche. Au départ, elle est ravie de ce présent, elle va pouvoir le rajouter à sa collection, mais elle va vite découvrir que d’étranges phénomènes se produisent à cause de cette poupée machiavélique.

Alors que Annabelle apparaît dans l’atelier des Warren dans le film Conjuring , les studios Warner Bros. et New Line ont souhaité développer l’histoire de cette poupée enfermée sous verre. Même si le film s’inspire de L’exorciste ou Rosemary’s Baby, le résultat n’en est que peu satisfaisant. L’histoire est peu évoluée et surjoue les clichés vus et revus. Les personnages sont trop naïfs, leurs actes en deviennent ridicules. Le jeu des acteurs n’est pas performant et cela rend le film assez lent. Certains moments surprennent mais ne font pas peur comme nous nous en attendons lorsque le film est classé dans le genre « Epouvante-Horreur ».

La plupart du temps, le spectateur s’attend à de l’action, qui n’arrive finalement pas ou qui est prévisible. Et le personnage d’Annabelle n’est qu’un accessoire, et non un personnage comme on aurait pu s’y attendre. Au final, c’est assez ressemblant à l’ambiance de Conjuring mais en moins perfectionné. Alors que la peur dans Conjuring n’était pas non plus polyvalente, dans Annabelle, elle est moindre.

Résultat très decevant, surtout en vue de la publicité qu’il a suscité.

Le Juge (****)

IMP. LE_JUGE_AFFICHE_2_120X160cm.inddLe Juge, joué principalement par Robert Downey Junior et Robert Duvall, illustre l’histoire de Hank Palmer, célèbre et cynique avocat qui ne défend que les riches coupables. Mais un jour, il reçoit un appel qui lui apprend une terrible nouvelle. Il retourne alors dans sa ville natale et retrouve ses deux frères et son père avec qui il a, depuis longtemps, coupé les ponts. Cependant, les choses ne se passent pas comme prévues. Le père de Hank, Joseph Palmer, qui a été longtemps juge dans cette ville, est accusé de meurtre. Mais l’ancien juge ne veut pas que son fils le représente dans cette affaire à cause de leurs relations compliquées.

Le scénario est bien ficelé et l’histoire se développe agréablement à mesure que le film avance. Le Juge aborde surtout les relations familiales et les problèmes que peuvent avoir une famille. Alors que le procès avance, le spectateur suit l’évolution des personnages qui essaient de comprendre comment ils en sont arrivés à ne plus vouloir se voir ou se parler. Le spectateur passe alors par différentes émotions, souvent de la tristesse à l’égard de ce qui arrive et ce qui est arrivé à Hank. Les acteurs interprètent des personnages aux personnalités marquantes et jouent remarquablement bien. Le spectateur est alors impliqué dans l’histoire et se pose des questions, même après la vision du film, sur les problèmes abordés.

Gone Girl (****)

17332805David Fincher, aussi réalisateur des films Social Network, Millenium, Fight Club ou encore la récente série House of Cards, revient cette année avec Gone Girl, adaptation du roman de Gillian Flynn.

Le film illustre l’histoire d’Amy et Nick, un coup qui bat de l’aile après un début pourtant très prometteur. Les deux personnages enchaînent problèmes et erreurs, et un jour, Amy est portée mystérieusement disparue. Tout porte à croire que Nick, le mari, y est pour quelque chose, et l’affaire prend vite des proportions phénoménales. La disparition d’Amy est diffusée sur toutes les chaînes et la population est activement concernée.

Les images sont belles, nettes, bien tournées et souvent en accord avec la musique qui crée une ambiance mystérieuse. Le spectateur est aussi actif et impliqué dans l’histoire et cherche à en savoir plus sur cette affaire. L’intrigue se complexifie peu à peu et nous surprend agréablement. Le spectateur ne s’attend pas à la tournure que prennent les évènements, ce qui est un avantage pour un thriller. Le choix des acteurs a été judicieux, ils incarnent en effet parfaitement les personnages et donnent le ton au film.

Au final, le spectateur est face à une histoire tout à fait novatrice, qui est toutefois comparée à la Guerre des Roses. Par contre, la fin est étonnante et laisse une légère lueur d’amertume.

The Amazing Spiderman : Le Destin d’un Héros (***)

THE+AMAZING+SPIDER-MAN+2+-3DSpiderman veut continuer ses missions, qu’il adore, mais sans exposer sa très chère amie Gwen, l’amour de sa vie. Mais le passé refait surface, comme toujours quand tout va bien, et rattrape le pauvre Peter Paker, qui ne peut plus faire semblant. Le danger est partout. Et il ne doit plus mettre les gens qu’il aime en danger… mais comment ?

Ce deuxième opus de l’homme araignée, version extraordinaire, on ne pouvait rêver mieux. En fait, la précédente série de spiderman, fait pâle figure à côté. Le personnage est bien plus amusant et plus gentil. Le film en général est bien moins dramatique, contient de l’humour, des péripéties intenses mais jamais le personnage et l’acteur qui le joue ne semble trop se prendre au sérieux ce qui est très agréable. Une pléiade d’action, de rebondissement, de mystères du passé, le tout plutot bien ficelé.

Un très bon film, à ne pas manquer.

La planète des singes : L’affrontement (****)

1009707_fr_la_planete_des_singes__l_affrontement_1404462583266La planète des singes : L’affrontement est la suite de La planète des singes : Les Origines où nous rencontrions un scientifique apprivoisant un chimpanzé qu’il nomme César et sur lequel il utilise un nouveau remède contre la maladie d’Alzheimer. De nombreux effets secondaires se développent : le remède permet aux sujets d’augmenter leur capacité cérébrale. César, ensuite emprisonné, déclenche une guerre qui a pour but de libérer les chimpanzés enfermés dans des cliniques scientifiques.

Dans L’affrontement, les humains reprennent contact avec les singes, tous deux ont peur d’une future guerre entre les deux espèces, mais l’homme a besoin de quelques jours dans leur territoire pour améliorer les conditions électroniques de leur ville. César, qui est devenu le chef de meute, accepte cet arrangement qui va prendre des tournures inespérées.

Des combats sont à prévoir entre les espèces et la leçon qui en découle est qu’il existe des « bons » et des « méchants » dans toutes les espèces. Ce film se concentre sur la complicité entre un singe et un homme, et laisse place à des évènements chaotiques tout aussi bien tournés et réalisés.

Les images sont très belles, la façon dont les singes parlent est touchante tout en étant réaliste. Bien que le scénario soit tout à fait cohérent, quelques spectateurs peuvent se plaindre du manque d’action que le titre promettait. Mais un affrontement aura lieu dans le prochain film. Un tout très satisfaisant.

Babysitting (***)

babysitting-affiche-52dfd1bfc8929Babysitting est un film français comique et hilarant joué et réalisé par Philippe Lacheau. Le scénario est simple : le jour de l’anniversaire de Franck, alors qu’il avait organisé une fête, son patron lui demande de garder son fils pour la nuit. Celui-ci ne pouvant pas refuser, il accepte. Mais ses amis le voient autrement et décide d’organiser tout de même la fête.

Le film est dynamique et très drôle. Le spectateur voit petit à petit ce qu’il s’est passé durant la nuit à travers les vidéos amateurs que ses amis ont faites pendant la soirée. Nous voyons donc les scènes en même temps que le patron et sa femme revenus de leur soirée.

Bien que le film soit basé sur la comédie, il offre aussi une morale. Cette soirée désastreuse n’a peut-être pas été si catastrophique que ça en fin de compte. Une morale est présente à la fin, en effet, le film est surtout basé sur la relation père-fils.

Transcendance (***)

TranscendanceCe film, joué par Johnny Depp, promet une réflexion sur l’impact de la technologie sur l’humanité. Le personnage principal, un célèbre scientifique, meurt d’une attaque terroriste, et sa femme a la volonté de maintenir sa matière cérébrale en vie dans un ordinateur doté d’une conscience et capable de réfléchir. En effet celui-ci avait inventé une machine qui pouvait répondre aux besoins et ordres de celui qui s’en servait. Mais bientôt, la machine surpasse l’homme et a des ambitions qui pourraient détériorer l’humanité.

Le film est bien tourné, et tient le spectateur en haleine. Nous suivons deux points de vues : celui de la femme et la machine, et celui des terroristes anti-technologie qui veulent détruire celle-ci pour conserver l’humanité. Le film ne prend pas de point de vue spéciale, c’est à nous de juger quelle serait la meilleure solution.

Maléfique (****)

malefiqueDe multiples adaptations ont suivi l’histoire de La Belle Au Bois Dormant. Une série, Once Upon A Time, a même été consacré aux personnages de contes : ils sont coincés à Storybrooke et sont victimes d’une malédiction qui les empêche de se souvenir leur histoire originale. Il est très possible que cette série télévisée ait suscitée les différentes adaptations cinématographiques sorties récemment, telles que La Belle et La Bête avec Vincent Cassel.

Le film se démarque des anciens puisqu’il se met à la place, non plus de Aurore, la belle au bois dormant, mais de Maléfique, la méchante fée qui a jeté une malédiction sur Aurore lors de son enfance. Cette adaptation nous offre une nouvelle interprétation des causes de cet acte et nous montre une fée pas si maléfique que ça. De nouveaux évènements l’ont rendu telle qu’elle est, seule dans un univers féérique qui n’a plus rien de magique. Seule la vengeance était la clef pour se libérer de la malédiction dont elle a été, elle-même, victime. Mais cette vengeance se retourne rapidement contre elle…

Le choix des acteurs est très judicieux. Angelina Jolie se détourne des films d’actions dont elle a souvent été l’interprète pour se concentrer sur l’adaptation d’un personnage mythique. Aussi, elle avouera qu’elle a essayé de tout faire pour ne pas donner une image trop décalée de son personnage, mais, plutôt, de lui offrir une nouvelle représentation auparavant jamais imaginée. Elle Fanning joue Aurore, douce, délicate et souriante, comme on la connaît.

Le film redécouvre l’histoire d’origine de façon très censée et inventive. Le spectateur découvre des paysages et personnages, non évoqués, dans le livre grâce à des effets spéciaux très bien réalisés. L’adaptation cinématographique offre aux spectateurs une réflexion sur l’histoire aussi connue.

Thor : Le Monde des Ténèbres (***)

thor-le-monde-des-tenebresDans cette suite très attendu, Thor, héros légendaire et membre des Avengers, se bat, encore une fois pour sauver la terre. Les 9 royaumes sont en danger d’extermination parce qu’un elfe noir du nom de Malekith souhaite répandre les ténébres partout, et ainsi éradiquer toute vie.

C’est un film d’action comme on peut s’y attendre, avec des combats, des intrigues bien ficelées et un monde sur le point d’être éradiqué. Thor est cette fois, dans une quête à la fois gigantesque et très personnelle, ce que l’acteur nous montre avec talent, malgré son armure immense et son côté un peu trop fier à bras. Nathalie Portman, dans le rôle de Jane, fait preuve d’une grande force et d’un caractère bouillant qui fait plaisir à voir. Elle est amusante et terrifiante à la fois. Le scénario est intéressant et l’histoire coule comme de l’eau, et ouvre une nouvelle porte vers le prochain film de la série des Avengers.

300, la naissance d’un empire (**)

300-la-naissance-dun-empireAu même moment que les 300 spartiates se battent aux portes chaudes, le général grec Thémistocle essaie par tous les moyens de réunir toutes les cités de Grèce, et en faire une armée invincible afin de se battre contre le terrible Xerxès.

Le film commence dans le sang et la violence. Mais l’histoire n’a pas la même audace et ni la même qualité que le premier volet de 300. La réalisation, qui n’est pas de Zack Snyder, manque de cette touche fantastique que le premier volet offrait. La version 3D, ne rattrape pas le manque dans le scénario.

Suivre l’histoire dans le temps et se situer par rapport au premier opus est difficile. Et il est désolant de voir les nouveaux acteurs qui essayent de bien faire, mais qui n’arrivent pas à la cheville du jeu de ceux qui faisaient partie du premier volet. Ils n’ont ni la prestance ni le charisme de Gérard Butler, qui interprétait le roi Léonidas, dans le premier 300. Il n’y a pas la touche d’époque ni le côté épique.

X-Men : Days of Future Past (*****)

nouvelle-bande-annonce-affiche-x-men-days-of-futur-pastDans ce nouvel épisode de X-Men, les progrès scientifiques sont sur le point de permettre aux humains de contrôler les mutants. Un fameux chercheur a trouvé le moyen de créer des machines pouvant s’adapter aux pouvoirs des mutants, et les surpasser. Ainsi, le Professeur X et Magnéto vont devoir se réunir pour faire face à cette catastrophe imminente. Ils décident de changer les évènements du passé qui ont permis ces possibilités scientifiques et arrêter Mystique qui rend ces changements encore plus immédiats. Wolverine prend une place prédominante dans ce film puisqu’il est le seul à se régénérer, et donc, à pouvoir endurer le passage entre le passé et le présent.

Le film est novateur et nous permet, à chaque fois, d’assister aux progrès qui inscrivent les X-Men dans l’actualité cinématographique. La 3D est donc très appropriée et nous permet de nous captiver encore plus, le spectateur est dorénavant acteur du film.

Les actions se succèdent et parfois s’entremêlent. Nous jonglons entre faits présents et faits passés, et les scènes entre les différents groupes d’alliés. De nouveaux personnages sont présents, avec de nouveaux pouvoirs encore plus surprenants et extravagants que les précédents.

Le rythme se tient, et le mystère est présent jusqu’à la fin. Nous apprécions voir l’évolution des relations, et les conséquences des séparations des deux personnages principaux, Erik et Charles (nommés respectivement Magnéto et Professeur X par la suite). Nous les voyons agir entre conflits idéologiques et coopérations stratégiques.

Aussi, nous pouvons remarquer la présence d’Omar Sy, acteur français, dans le cinéma américain. Comme nous le savons, les scènes des X-Men se passent dans le monde entier ; dans cet épisode nous pouvons constater que c’est la Chine et la France qui ont été sélectionnées !

Robocop (**)

robocopL’histoire commence de façon assez rude, si bien que l’on se retrouve plongé au cœur d’un futur pas si lointain où la violence, les meurtres et la corruption son monnaie courante.  Pour les amateurs de films d’actions ininterrompus et de sanglantes batailles, il n’y a pas dire, tout y est.

Toutefois, et cela malgré la présence de grands acteurs tels que Michael Keaton et Gary Oldman, le film se contente d’une histoire assez superficielle. Les liens entre les personnages, surtout au début, sont difficiles à établir. Comme toujours, ce genre de film vient avec sa petite morale, très «américaine», qui dit que la fin justifie les moyens. Au point où le sens moral disparait au détriment de la qualité des personnages. Plus c’est laid et douloureux, mieux c’est.

C’est un Robocop revamper et relooker, avec une nouvelle armure, une hauteur stature et une taille de guêpe qui apparaît à l’écran. Avec son petit côté plus humain que machine, qui lui donne un air presque attachant, on y croit, mais pas longtemps. Le scénario, qui avait du potentiel au départ, devient vite décevant, puisque l’histoire prend des raccourcis et brise l’intrigue, pour arriver à une fin violente et prévisible.

En conclusion, c’est un film d’action qui ne se démarque pas vraiment, mais qui peut plaire au fan du genre.

Lovely Bones (****)

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Lovely Bones retrace l’histoire d’une adolescente, Susie Salmon, qui se fait kidnappée à l’âge de 14 ans. Au début de l’histoire, le personnage principal est présentée : elle a une soeur, un petit frère, est passionnée par la photographie et est sur le point d’entamer une relation avec le garçon qu’elle convoite.

Mais tous ces projets sont ébranlés à cause de cet évènement inattendu.

L’âme de Susie Salmon reste cependant entre le monde réel et le paradis, ce qui est appelé « L’entre-deux ». Ainsi, elle voit l’effet que son meurtre produit sur sa famille, ses amis et plus généralement, son entourage. Son père fait ses propres enquêtes sur la disparition de sa fille sans jamais renoncer, même si trop peu de preuves sont à sa disposition. Le tueur est expérimenté et ne laisse aucune trace de ces actes.

Susie essaie donc, malgré tout, d’aider sa famille à trouver la personne qui l’a tuée.

En tant que spectateur/lecteur, nous sommes témoins de l’enquête et de ses impacts, mais aussi du tourment du personnage qui reste coincé dans le passé.

Le lecteur est plongé dans cette histoire troublante, ce qui est renforcé par le fait que le récit soit écrit en forme de journal. Nous suivons l’histoire du point de vue du personnage principal tout en voyant les réactions des autres membres de la famille. Le tout est très complet et original.

Dans le film, tout se passe à une allure raisonnable, nous ne nous ennuyons strictement pas. Les musiques rythment les différents éléments de l’histoire. Les acteurs tels que Saoirse Ronan et Stanley Tucci sont bien ancrés dans leur personnage respectif, ce qui rend le film encore plus sérieux et crédible. Le monde appelé L’entre-deux est magnifiquement créé, avec différents paysages imaginaires et paisibles où des éléments de la vie personnelle de Susie Salmon sont implantés.

Accessible à tout type de téléspectateurs et de lecteurs.

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