Flocons d’amour (**)

flocons-d-amour-112637-250-400Flocons d’amour est un livre qui regroupe trois nouvelles visant à plonger le lecteur dans l’ambiance de Noël. Ces trois nouvelles sont toutes écrites par des auteurs différents, comprenant  Maureen Johnson, John Green et Lauren Myracle. Toutes les nouvelles se passent le 24 décembre et décrivent l’histoire de personnages différents mais qui ont finalement tous un lien commun.

Le lecteur remarque très rapidement que les nouvelles sont adressées à un public très jeune. Le rythme des histoires est très rapide et nous découvrons souvent des personnages très naïfs. Les actions arrivent sans explications, ce qui nous questionne sur l’authenticité de l’histoire. Tout se passe très vite, les personnages ne sont parfois pas étudiés en profondeur.

Pour ce qui est de la première nouvelle « Le Jubilé Express » de Maureen Johnson, nous rencontrons Jubilé, une jeune fille dont ses parents se retrouvent subitement en prison. Après plusieurs catastrophes, elle rencontre Stuart à la Waffle House, endroit retrouvé dans les trois nouvelles.

En ce qui concerne « Un miracle de Noël à pompoms » de John Green, le lecteur s’ancre dans une toute autre atmosphère. Trois amis reçoient un coup de fil d’un de leur ami qui doit s’occuper du Waffle House. Il les avertit que des pompoms girls ont pris refuge dans cet endroit à cause de la tempête qui fait rage à l’extérieur. Ils se pressent donc, subissent le temps, et se lancent dans cette aventure qui ne va pas être sans surprises.

Finalement, dans la dernière nouvelle « Le Saint Patron des cochons » de Lauren Myracle, nous suivons Addie qui vient de rompre avec Jeb. Leur rupture est un malentendu et Addie essaie de réparer leur relation, malgré tout.

Les styles d’écriture des auteurs ne sont pas très littéraires et montrent bien que le livre s’adresse qu’à une partie de la population. Néanmoins, au fil des nouvelles, nous découvrons une légère amélioration au niveau de l’écriture et le lecteur arrive mieux à s’ancrer dans l’histoire puisqu’elle est plus réaliste.

Nos étoiles contraires (***)

Nos-étoiles-contraires-de-John-Green-couvertureCe bestseller semblait être un livre incontournable. Vendu dans plusieurs pays, et ayant été adapté au cinéma, l’histoire devait être des plus passionnantes.

Le roman illustre l’histoire d’une adolescente, Hazel, atteinte d’une maladie grave des poumons. Elle sait depuis son enfance que sa mort peut être imminente, et chaque jour est une épreuve pour elle. Mais, un jour, elle rencontre Augustus Waters dans un groupe de soutien. Il était atteinte d’un cancer et a du être amputé d’une de ses jambes pour pouvoir éradiquer sa maladie. Une histoire d’amour entourée de métaphores se créée alors entre eux .

Le thème du livre est touchant et nous savons, dès le départ, qu’il va susciter des émotions. Néanmoins, l’histoire n’est pas écrite de sorte que le lecteur soit touché directement par ces évènements, le fait qu’il ne soit que très peu impliqué ne l’amène pas à extérioriser ses sentiments.

Aussi, l’histoire est entourée par l’implication des personnages sur Une Impériale Affliction, un livre dévoilant une fille aussi atteinte d’une maladie. Hazel et Augustus font tout pour savoir la fin de ce livre qui se termine sur une phrase non finie. Cette double histoire est ressentie comme trop impliquée, ce qui ne laisse parfois pas la place à l’histoire d’origine, même si elle est liée à celle-ci.

Ce roman n’illustre donc ni une histoire dramatique ni une histoire romantique. L’auteur, John Green, se met simplement à la place d’une personne malade qui essaie de vivre tant bien que mal, et qui découvre l’amour.

En ce qui concerne le film, il est très fidèle au livre et éloigne toutes formes d’empathie afin de rendre cette histoire réaliste, et non romancée. L’histoire est telle que beaucoup d’émotions sont ressenties par le spectateur qui sera parfois pris aux larmes. Les acteurs, Shailene Woodley et Ansel Elgort (frère et sœur dans Divergent) sont si talentueux qu’ils rendent le film encore plus beau et bouleversant.

Beaucoup pensent même que le film est mieux que le livre.