James Vincent McMorrow (*****)

James-Vincent-McMorrow-Post-TropicalAprès avoir livré un premier opus folk maîtrisé de bout en bout, l’irlandais à la voix si particulière nous revient avec « Post Tropical ». Le changement est radical, la prise de risque maximale. Plus de ballades aux accents folks envoûtants, mais une électro magique et délicate, poignante et profonde.

Il est des albums dont on ne peut saisir l’essence à la première écoute, et qui sont pourtant souvent parmi les meilleurs. C’est ici le cas. D’autant plus après la surprise suscitée par ce changement radical d’atmosphère. Mais déjà, l’émotion de cette voix si reconnaissable vous emporte plus loin encore que dans ses précédentes réalisations et reprises.

Second disque, second coup de maître, qui semble se sublimer encore à chaque écoute. Il semble que James Vincent Mc Morrow n’ait pas fini de nous surprendre, et tant mieux.

Troye Sivan (*****)

Troye-Sivan-TRXYE-2014-1200x1200Troye Sivan, youtuber, acteur et aussi musicien, vient de sortir son premier EP nommé « TRXYE ».

Il avait déjà sorti un album en 2008 « Dare to Dream », mais il est surtout connu pour ses vidéos musicales et divertissantes sur Youtube qui lui permettent de pratiquer la musique régulièrement et d’avoir un contact direct avec ses fans.

Mais Troye a plus d’un tour dans son sac. En effet, il a joué dans le film Oliver Twist sorti en 2007 mais a aussi joué le personnage de Wolverine dans son enfance dans X-Men et X-Men : The Origins.

Son EP (Extended Play : format plus long que le single et plus court que l’album) contient cinq chansons dont la plus connue est « Happy Little Pill ». Une de ses chansons est notamment nommée « The Fault in Our Stars » en rapport avec le fameux roman « Nos étoiles contraires » de John Green. Les trois autres chansons sont appelées « Touch », « Fun » et « Gasoline ». Ses chansons mélangent modernité et éléments répétitifs, ce qui va permet à sa voix envoûtante de rester dans votre tête. Il exprime beaucoup d’émotions à travers ses compositions, vous donnant des frissons à volonté. Il veille à rester naturel et n’utilise donc pas de basses et de musiques électroniques en fond, ce qui est original en ces temps. Sa musique de fond rythme à merveille sa voix douce pour vous donner le plus grand plaisir à l’écoute.

Vous pourrez le retrouver sur sa chaîne YouTube : https://www.youtube.com/user/TroyeSivan18

The Staves (****)

the-stavesLe groupe, composé de trois soeurs venant d’Angleterre, mélangent harmonie et douceur . En effet, Jessica Stavely-Taylor, fait la voix principale en jouant de la guitare et les deux autres artistes, Emily et Camilla, l’accompagne, ce qui créé une union parfaite dans leurs chansons.

Le nom du groupe a été choisi lorsque, pendant un concert où les trois artistes chantaient, une personne les a appelées « The staves ». Le titre est donc resté et c’est ainsi que nous pouvons tous les appeler comme ceci.

Leur album le plus récent, Dead & Born & Grown & Live, composé de dix-sept chansons dont quatre sont en live, forme un tout original. Toutes les chansons interprètent des éléments différents, aucunes ne se ressemblent et l’harmonie est palpable. Nous apprécions plus particulièrement les chansons « Mexico », « Facing West » et « Winter trees ».

Milky Chance (****)

5414939653773_600Après avoir investi les charts sans promo tapageuse comme c’est pourtant de bon ton aujourd’hui, Clemens Rehbein et Philipp Dausch, comprenez Milky Chance, avaient crée une attente justifiée chez les amateurs de pop.

Et tandis qu’ils faisaient hausser les sourcils de certains critiques qui croyaient plus à une blague ou à un coup de chance qu’à un réel potentiel, les deux potes de fac se permettaient même de créer leur propre label. Jusqu’ici, c’est une belle histoire. Le problème avec les belles histoires dans la musique, c’est que ça se termine souvent en eau de boudin avec un album contenant un hit et dix morceaux indigestes.

Alors qu’en est-il au lendemain de cette sortie ?

Pour ceux qui y ont cru dès la première écoute de « Stolen Dance », pas de surprise. Le duo confirme. Mélodies simples qui empruntent au reggae et à la folk, percus électro ciselées, voix graveleuse et chaude, on a dans les mains un bon album pop décomplexé sans être prétentieux.
La liberté que leur structure leur apporte ne les aura pas menés dans les écueils de se reposer sur un seul morceau.

Alors oui diront certains, ça reste dans le même ton, tout en évitant la répétition. Pour ma part, je préfère y voir une cohérence, une ambiance qui se déguste sur la longueur. Après tout, il ne s’agit pas d’une compilation de musiques du monde.
Est-ce qu’on dansera sur du Milky Chance comme sur du Lady Gaga ? Non, c’est sûr. En même temps, c’est pas ce qu’on leur demande.
Les onze morceaux (plus trois bonus) nous font passer un agréable moment entre mélancolie et sourire en coin et c’est déjà pas mal.

En somme, Sadnecessary est l’album idéal en ce mois de mai si nuageux.