Her (**)

Her-716403893-largeCe film raconte l’histoire de Theodore, homme seul séparé de sa femme avec laquelle il est longtemps resté. La rupture est donc forcément très difficile pour lui. Il travaille dans une entreprise futuriste où il écrit des lettres pour des personnes en énonçant simplement les phrases, l’ordinateur se charge du reste. Un jour, il fait l’acquisition d’un programme informatique futuriste avec lequel il peut parler. Il choisit la voix d’une femme, Samantha interprétée par Scarlett Johansson pour son programme, et ainsi, ils communiquent jour et nuit tout d’abord pour être courant de ses mails et ses nouveautés mais leur relation se complexifie ensuite se rapprochant de celle d’un couple.

Le film est tourné de façon simple, les images ne sont pas très bonne qualité ni de très grande recherche. Le réalisateur Spike Jonze a sûrement voulu faire en sorte que la réalité surgisse de son film. Le spectateur ressent bien les émotions qu’éprouve le personnage et nous en venons à nous impliquer dans leurs histoires assez extraordinaires pour nous, mais ordinaires pour eux. L’ambiance du film est assez lugubre dûe à l’état d’esprit du personnage principal et nous ressentons l’engouement du personnage qui s’engage dans cette nouvelle relation. Cependant, l’histoire se complique lorsqu’il commence à éprouver ses sentiments pour ce programme informatique. En conséquence, ce film est assez original par son intrigue mais l’atmosphère dans laquelle le spectateur est plongé est assez dérangeante et déprimante. 

A little something different (*)

a-little-something-different-540796-250-400Ce roman expose l’histoire de deux personnages, Lea et Gabe, qui sont dans le même cours d’écriture à l’université et qui développent une attirance secrète l’un pour l’autre. Ainsi Lea et Gabe, deux personnes très timides, s’observent attentivement pendant des mois sans oser se parler. Tous leurs amis sont au courant de leur « histoire » qui n’a pas encore eu lieu et décident de forcer un peu les choses pour qu’ils puissent enfin se dire ce qu’ils ont sur le cœur.

L’originalité du roman se trouve dans le fait que les personnages principaux ne sont pas ceux qui racontent l’histoire. En effet, ce sont tous les personnages autour, qui sont témoins de leurs rapprochements, des êtres humains mais pas seulement, qui font évoluer l’histoire. Les chapitres sont donc très courts, passant par tous les points de vue des personnages secondaires. Beaucoup de personnages sont donc présents dans l’histoire et il est parfois difficile de se souvenir qui est qui même si c’est indiqué. Ce style d’écriture crée une distance entre l’histoire et les personnages les plus importants.

Aussi, l’histoire est très banale et naïve. Elle est surtout banale dans le fait que ce n’est qu’une « amourette de jeunesse » avec des personnages naïfs, désorientés et timides qui bloquent l’histoire et qui manquent de réalisme. Même s’il est rappelé que ce n’est pas une « histoire comme les autres » et que les protagonistes éprouvent un amour fort , l’histoire est assez plate et peu d’événements se passent. Aussi, l’auteur a clairement certifié qu’il lui a seulement fallu six jours pour écrire ce récit, on voit donc que l’écriture est très simple, sans grande recherche, comme l’histoire. L’écrivain avait originellement écrit ce récit pour des étudiants de fin de licence mais a dû adapté le contenu pour la maison d’édition en prenant des protagonistes plus jeunes, mais malheureusement, le lecteur a l’impression que le roman est écrit pour des lycéens.

Chemins croisés (****)

_7e9XeV5S6Y3JdROLoUWB6eR3m4Luke Collins est un jeune homme ambitieux qui rêve de devenir le champion de rodéo à la monte de taureau. Après un accident qui a failli le tuer, Luke retourne dans l’arène, et dans les gradins, il fait la rencontre de Sophia, une belle jeune fille, dont il tombe immédiatement sous le charme. Mais la vie de cowboy qui coure les rodéos et celle d’une étudiante en art qui veut travailler à New York ne sont pas compatibles. Alors qu’ils croient leur histoire d’amour vouée à l’échec, ils font la rencontre de Ira, un vieil homme charmant, vétéran de la seconde guerre mondiale. En se liant d’amitié avec lui, le jeune couple découvre l’histoire d’amour d’Ira, avec sa tendre épouse, Ruth. C’est à travers le parcours amoureux tumultueux d’un vieil homme qu’enfin les 2 jeunes âmes soeurs pourront peut-être trouver comment passer à travers les épreuves qui secouent leur amour naissant. Peut-être qu’une histoire du passé les liera ensemble pour l’avenir.

Le film commence sur un rodéo. Il y a de l’adrénaline dans l’air, ce qui est une bonne approche. Autre chose qui ne nuit pas, c’est le physique très attirant de l’acteur qui joue le rôle principal, Scott Eastwood, le fils de Clint Eastwood, ainsi que la chimie qui le lie à la magnifique Brittany Robertson, l’actrice principale. Ces deux-là forment un si beau couple de film romantique. L’histoire est magnifique, sans longueur, empreinte de magie, qui nous fait vraiment croire, le temps d’un film, au grand amour. C’est du très grand Nicholas Sparks, interprété avec brio par toute une brochette d’acteurs de grand talent. C’est le parfait film de filles. À voir et à revoir, c’est le genre de long-métrage dont on ne se lasse jamais.

One Hundred Names (****)

onehundred namesCecelia Ahern, l’auteur du fameux livre PS : I love you adapté au cinéma, se concentre sur l’univers journalistique dans One Hundred Names. En effet, Kitty Logan, journaliste dans le magazine Etcetera, a fait une erreur impardonnable et en subit les conséquences quotidiennement. Une de ses plus chères amies, Constance, est gravement malade et, dans ses derniers souffles, lui demande quelle est l’histoire qu’elle a toujours voulu écrire. Sur ces mots, elle lui laisse une lettre qui contient les noms de cent personnes. Alors, elle part dans une aventure didactique où elle va découvrir de nouvelles personnes qui vont changer sa conception de la vie et du monde journalistique.

Cecelia Ahern prend une idée pour en faire une histoire extraordinaire. Avec son écriture fluide et agréable à lire, elle plonge les lecteurs dans des environnements connus et en dégage des leçons philosophiques.

Kitty Logan interviewe des personnes de la liste et nous suivons l’évolution des personnages en apprenant en même temps leur passé qui les forge en tant que personnage ambivalent. Mais l’histoire est d’autant plus intéressante qu’elle regroupe des éléments de la vie du personnage principal, qui passe par plusieurs complications entre sa carrière et les hommes qui l’entourent.

Alors que le titre évoque Cents noms, le lecteur pense découvrir les histoires de cent personnes mais va rapidement être surpris puisque le roman se focalise sur quelques personnages en particulier qui sont merveilleusement dépeint autant physiquement que moralement. L’auteur les analyse pour nous montrer le meilleur d’eux-mêmes. Elle tourne les histoires de façon humoristique en ajoutant toujours des éléments romantiques.

L’auteur attend la fin de l’histoire pour faire une chute digne de ce nom, en regroupant toutes nos suppositions pour en faire un concept plein de justesse et de bon sens. Mais la fin reste quelque peu en suspens et laisse le lecteur sur son enthousiasme. Néanmoins, le dénouement est assez subtile pour permettre au lecteur de s’imaginer la suite des événements.

Le livre n’est pour le moment pas disponible en langue française.

L’amour dure plus qu’une vie (***)

lamourdureplusquunevieL’amour dure plus qu’une vie est le roman de Ann Brashares, aussi connue pour avoir écrit la célèbre série Quatres filles et un Jean et aussi le nouveau roman Ici et maintenant. L’auteur se tourne vers un tout autre univers dans ce roman dont le titre un peu naïf ne représente pas l’œuvre. Le titre original « My name is Memory » illustre mieux le contexte dans lequel l’auteur nous plonge.

Alors que Lucy s’est demandée toute l’année qui était le mystérieux Daniel dans son lycée, elle se voit stupéfaite lorsqu’au bal de l’année, il avoue l’avoir aimé dans une autre vie. Lucy ne veut rien savoir de cette histoire, mais remarque qu’elle est étrangement liée à lui. Elle est alors projetée dans des situations qui vont lui découvrir des éléments inattendus sur ses précédentes vies. Mais leur histoire a toujours été en danger.

Le livre est très soigneusement écrit, il est donc très agréable de suivre les différentes vies par lesquelles les personnages sont passées. En effet, la trame du récit est entrecoupée par des fragments de la vie Daniel. Ces deux formes de récits sont écrites différemment, ce qui permet au lecteur de pouvoir être plus facilement plongé dans le contexte. L’histoire est tout à fait cohérente et nous donne un tout nouveau point de vue sur l’univers et le thème de la réincarnation consciente.

Néanmoins, le lecteur a comme une sensation d’inachevée. La fin est trop ouverte pour que le lecteur puisse comprendre où l’auteur veut en venir, si bien que nous nous demandons même si c’est vraiment une fin. Nous regrettons le fait que l’auteur n’ait pas développé davantage la fin et attendons une suite.

L’équation de l’amour et du hasard (****)

equationCe roman retrace l’histoire de deux adolescents qui, ayant échangé des mails pendant plusieurs mois, se rencontrent. En effet, ces deux protagonistes avaient décidé de ne pas livrer d’informations personnelles afin de conserver une relation simple. Mais la connaissance de leur identité va changer et même compliquer leur relation.

Ce livre est très bien écrit, il se lit rapidement, le lecteur n’a pas de mal à s’inscrire dans l’histoire et s’identifier aux personnages. Nous jonglons entre les pensées de ces deux personnages, qui ont le point commun de s’aimer, mais qui ne le peuvent. En effet Graham Larkin est une célébrité, il a joué dans plusieurs films à succès et sa notoriété est grandissante. Il ne peut pas sortir avec Ellie O’Neill, simple habitante d’un village et d’un milieu modeste. Les deux personnages veulent créer leur propre histoire d’amour, mais sont face à plusieurs difficultés.

Cette histoire est très distrayante, propice à l’imagination. Parfois perçue comme naïve, mais qui tient tout à fait la route. Nous regrettons simplement la fin.