Milky Chance (****)

5414939653773_600Après avoir investi les charts sans promo tapageuse comme c’est pourtant de bon ton aujourd’hui, Clemens Rehbein et Philipp Dausch, comprenez Milky Chance, avaient crée une attente justifiée chez les amateurs de pop.

Et tandis qu’ils faisaient hausser les sourcils de certains critiques qui croyaient plus à une blague ou à un coup de chance qu’à un réel potentiel, les deux potes de fac se permettaient même de créer leur propre label. Jusqu’ici, c’est une belle histoire. Le problème avec les belles histoires dans la musique, c’est que ça se termine souvent en eau de boudin avec un album contenant un hit et dix morceaux indigestes.

Alors qu’en est-il au lendemain de cette sortie ?

Pour ceux qui y ont cru dès la première écoute de « Stolen Dance », pas de surprise. Le duo confirme. Mélodies simples qui empruntent au reggae et à la folk, percus électro ciselées, voix graveleuse et chaude, on a dans les mains un bon album pop décomplexé sans être prétentieux.
La liberté que leur structure leur apporte ne les aura pas menés dans les écueils de se reposer sur un seul morceau.

Alors oui diront certains, ça reste dans le même ton, tout en évitant la répétition. Pour ma part, je préfère y voir une cohérence, une ambiance qui se déguste sur la longueur. Après tout, il ne s’agit pas d’une compilation de musiques du monde.
Est-ce qu’on dansera sur du Milky Chance comme sur du Lady Gaga ? Non, c’est sûr. En même temps, c’est pas ce qu’on leur demande.
Les onze morceaux (plus trois bonus) nous font passer un agréable moment entre mélancolie et sourire en coin et c’est déjà pas mal.

En somme, Sadnecessary est l’album idéal en ce mois de mai si nuageux.