Juste après (****)

juste-apresLe livre commence dans le vif du sujet : l’école dans laquelle le fils de la narratrice, Grace, est inscrit, prend feu. Alors que c’est la journée de l’évènement sportif de la saison, tout le monde est à l’extérieur, sauf une personne : sa fille, Jennie. Grace se précipite donc à l’intérieur pour la sauver, mais elle perd connaissance et lorsqu’elle se réveille, c’est sous la forme d’un esprit au côté de sa fille. Toutes les deux dans le coma, elles vont essayer de résoudre ce mystère. Qui est-ce qui a fait l’incendie ? Etait-ce contre Jennie ? Si oui, pourquoi ?

Le roman nous tient en haleine dès les premières lignes. Le lecteur est plongé dans cette situation catastrophique et veut savoir comment l’histoire va évoluer. Le premier mystère est de savoir si la mère et la fille, ou bien l’une des deux, vont arriver à revenir à la vie. Ensuite, c’est de savoir qui a commandité l’incendie, pourquoi et comment. Alors que Grace et sa fille sont des esprits, elles vont suivre de près l’investigation, surtout parce que son fils, Adam, est accusé d’avoir accidentellement déclenché le feu. Mais ce qui est extraordinaire dans ce livre, c’est le fait que Grace soit la narratrice et qu’elle s’adresse directement à son mari qui fait tout pour aider sa famille. Ainsi, nous suivons ses pensés qui font suite aux actions qui se produisent, et, grâce aux flashbacks ou plus généralement aux souvenirs de la narratrice, nous arrivons à nous faire une idée de la famille. Celle qui aide l’enquête à avancer, c’est la sœur de Mike, le mari. En effet, elle fait partie de la police, et, alors qu’elle n’est pas autorisée à travailler, elle va tout de même interviewer les personnes concernées.

L’enquête prend forme et se développe petit à petit au travers des aveux des personnages. Dans le même temps nous avons l’avis et les confessions de Grace et Jennie, qui ne peuvent pourtant pas avertir les personnes chargées de l’enquête. Et nous suivons aussi l’état physique de Grace et Jennie, affreusement brûlées. L’histoire évolue donc sous plusieurs aspects. Le mystère de l’enquête est réfléchi et il est difficile de deviner ce qui s’est réellement passé. Malgré quelques longueurs, l’histoire se tient tout à fait et se termine tristement, mais aussi positivement sous quelques aspects.

Ainsi, ce thriller est une histoire qui sort de l’ordinaire et qui est très émouvante.

Gone Girl (****)

17332805David Fincher, aussi réalisateur des films Social Network, Millenium, Fight Club ou encore la récente série House of Cards, revient cette année avec Gone Girl, adaptation du roman de Gillian Flynn.

Le film illustre l’histoire d’Amy et Nick, un coup qui bat de l’aile après un début pourtant très prometteur. Les deux personnages enchaînent problèmes et erreurs, et un jour, Amy est portée mystérieusement disparue. Tout porte à croire que Nick, le mari, y est pour quelque chose, et l’affaire prend vite des proportions phénoménales. La disparition d’Amy est diffusée sur toutes les chaînes et la population est activement concernée.

Les images sont belles, nettes, bien tournées et souvent en accord avec la musique qui crée une ambiance mystérieuse. Le spectateur est aussi actif et impliqué dans l’histoire et cherche à en savoir plus sur cette affaire. L’intrigue se complexifie peu à peu et nous surprend agréablement. Le spectateur ne s’attend pas à la tournure que prennent les évènements, ce qui est un avantage pour un thriller. Le choix des acteurs a été judicieux, ils incarnent en effet parfaitement les personnages et donnent le ton au film.

Au final, le spectateur est face à une histoire tout à fait novatrice, qui est toutefois comparée à la Guerre des Roses. Par contre, la fin est étonnante et laisse une légère lueur d’amertume.